AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Auguer, antifler de sec

(Hayard, 1907) : Se marier.

Baiser à vit sec

(Delvau, 1864) : Ne pas décharger dans la matrice de la femme, qui, à cause des enfants ou seulement par goût particulier, préfère manger le poisson sans la sauce.

Ainsi, femme qui dit que le vit sec est bon
Voudrait ôter la sauce et le sel au jambon,
Ce qu’il est de plus doux en toute la nature
Et qui donne la vie à toute créature.

Mililot.

Baptisé au sécateur

(Virmaître, 1894) : Juif. Allusion à l’opération de la circoncision que subissent les nouveaux-nés suivant le rite juif (Argot du peuple). N.

(Rossignol, 1901) : Israélite, allusion à l’opération de la circoncision.

(France, 1907) : Juif. Allusion à la circoncision.

Cramer une sèche

(Rigaud, 1881) : Fumer une cigarette, — dans le jargon des rhétoriciens, qui devraient dire avec plus de raison : crémer ; mot à mot : opérer la crémation d’une cigarette.

Dessécher

(d’Hautel, 1808) : Il dessèche sur pied. Se dit d’un homme que le travail, le chagrin ou la maladie font maigrir sensiblement.

Ensecreter

(Rigaud, 1881) : Introduire dans un joujou le mécanisme qui le fait mouvoir.

Être à sec

(Delvau, 1867) : N’avoir plus d’argent, — dans l’argot du peuple. C’est la même expression que Les eaux sont basses.

Fafio-de-sec

(Halbert, 1849) : Vrai certificat.

Fafiot sec

(Virmaître, 1894) : Livret. Fafiot à roulotter : papier pour circuler. Fafiot à roulotter : papier à cigarettes. Fafiot garaté : billet de banque, quand c’était M. Garat qui les signait. Fafiot du Bourguignon : quand il était signé Soleil (Argot des voleurs). V. Talbin d’altèque.

Fruit sec

(Larchey, 1865) : « Les fruits secs sont ceux qui, après leur examen de sortie, ne sont pas déclarés admissibles dans les services publics. » — La Bédollière. — Le mot s’explique de lui-même. Un fruit sec est un sujet dont les aptitudes n’ont pu mûrir. — L’intermédiaire (mai 1865) le fait remonter au premier polytechnicien déclaré non admissible (1800), et appelé fruit sec parce que sa famille lui envoyait beaucoup de provisions.

(Delvau, 1867) : s. m. Jeune homme qui sort bredouille du lycée ou d’une école spéciale. Se dit aussi, par extension, d’un mauvais écrivain ou d’un artiste médiocre. « Cette appellation, — dit Legoarant, vient de l’École polytechnique, où un jeune homme de Tours qui travaillait peu fut interpellé par ses camarades pour savoir quelles étaient ses intentions s’il n’était pas classé. Il répondit : Je ferai comme mon père le commerce des fruits secs. Et en effet ce fut son lot. »
Les fruits secs de la vie. Les gens qui, malgré leurs efforts ambitieux, n’arrivent à rien, — qu’au cimetière.

(Rigaud, 1881) : Élève d’une école spéciale qui n’a pas réussi à ses derniers examens. — Sortir fruit sec de l’École Polytechnique. — Fruit sec se dit par extension pour désigner celui qui, n’ayant pas réussi dans une profession libérale, en a embrassé une autre, ou qui est allé grossir le bataillon des déclassés.

Gobseck

(Rigaud, 1881) : Usurier, avare. Nom d’un des personnages de La Comédie humaine de Balzac. Le nom seul est une trouvaille, surtout venant après l’Harpagon de Molière.

Gonsèce

(Clémens, 1840) : Marchande.

Gouffre secret

(Delvau, 1864) : Grand et vieux con. — Engouffrez-vous, messieurs, voilà l’plaisir !

Ces femmes aident autant qu’elles peuvent à la méprise par les toilettes préparatoires : … elles compriment leurs tétons mollasses et pendants, elles réarent par des locions astringentes les hiatus trop énormes de leurs gouffres secrets.

(Anecd. sur la comtesse du Barry.)

Insecte

(Rigaud, 1881) : Toute sorte de volaille et de gibier depuis l’oie jusqu’à la mauviette.

(Fustier, 1889) : Gamin.

Laïus (sécher le)

(Rigaud, 1881) : Ne pas se donner la peine de faire le discours dont le sujet a été donné par le professeur, — dans le jargon des Écoles.

Monsieur de Pètesec

(Delvau, 1867) : s. m. Homme un peu roide, un peu orgueilleux.

Monsieur, Madame de Péte-sec

(Rigaud, 1881) : Colossal.

Elle lui apporte un bouquet monstre.

M. Alhoy.

Mouchique à la section

(Virmaître, 1894) : Mal noté dans son quartier. Quartier est synonyme de section, depuis la division des arrondissements en sections pour les votes (Argot du peuple). N.

Pète-sec

(Delvau, 1867) : s. m. Patron sévère, chef rigide, qui gronde toujours et ne rit jamais.

Pète-sec (monsieur)

(Virmaître, 1894) : Individu qui ne rit jamais et paraît toujours en colère. Surnom donné au régiment aux ofliciers dont la rigueur est proverbiale (Argot du peuple).

Piquer une sèche

(Fustier, 1889) : Argot des lycéens et des élèves des Écoles. Avoir un zéro, c’est-àdire la note très mal, pour une des parties d’un examen.

Il est constant que tout pipo qui est sorti sans piquer une sèche, de ses examens généraux, se croit parfaitement apte à régenter l’État.

(Gaulois, mars 1881. V. Delvau : Sec.)

Poil de sec (ne pas avoir un)

(Rigaud, 1881) : Éprouver une vive émotion. Allusion à la transpiration qu’une forte émotion procure à certaines personnes.

Puces (secouer les)

(Rigaud, 1881) : Battre. Mot à mot : faire tomber les puces à quelqu’un à grands coups de poing.

Renfrusquiner pour la sèche

(Rigaud, 1881) : Ensevelir ; mettre un corps au cercueil, — dans le jargon des voleurs.

Sans secousse

(Rossignol, 1901) : Celui qui ne se, presse jamais ou qui ne fait jamais un mouvement plus vite qu’un autre est un sans secousse.

Sec

(d’Hautel, 1808) : Sec comme un pendu. Se dit d’un homme très maigre.
Être à sec. Manquer d’argent.
Mettre quelqu’un à sec. Lui gagner tout son argent, le ruiner.
Boire sec. Pour dire, boire beaucoup, et sans se griser.

(Delvau, 1867) : s. m. Élève qui a passé des examens de fin d’année déplorables. Argot des Polytechniciens. On dit aussi, mais moins : Fruit sec.

Sec (en cinq)

(Rigaud, 1881) : En cinq points, sans revanche ; terme des joueurs d’écarté.

Sec (être à)

(Rigaud, 1881) : Être sans le sou. Avoir la poche dans un état pareil au lit du Mançanarez.

Sec (faire)

(Rigaud, 1881) : Manquer de rafraîchissements, — dans le jargon du régiment. — Quand on a soif, il fait sec.

Il commence à faire sec ici, et on m’attend pour l’heure du bitter.

(Le Triboulet, du 9 mai 1880.)

Séché

(Virmaître, 1894) : Au lendemain d’une forte soulographie, l’ivrogne est séché (Argot du peuple).

Sèche

(d’Hautel, 1808) : Des sèches. Mot baroque et fort borné. Pour dire, des coquilles de noix, ou de tout autre fruit à amande, tels que les mendians, etc. ; rien du tout.
Il vit de sèches. Se dit par raillerie d’un homme qui n’a ni état, ni revenu et qu’on ne voit jamais manger ; pour faire entendre que l’on ne sait pas de quoi il peut exister.
Il mangera des sèches. Pour dire des coquilles de noix ; rien du tout ; il se passera de manger. Se dit d’une personne absente à qui l’on n’a rien gardé à table.

(Rigaud, 1881) : Cigarette.

(Merlin, 1888) : Voyez Sibiche.

(La Rue, 1894) : Cigarette. La mort. Piquer une sèche, ne savoir que répondre, faire une bévue, avoir une mauvaise note.

Séché (être)

(Delvau, 1867) : N’être plus gris, — dans l’argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Avoir échoué dans un examen définitif, en terme d’École.

(Rigaud, 1881) : Avoir cuvé son vin.

(Rigaud, 1881) : Subir une punition, — dans l’argot de Saint-Cyr.

Si, de leur temps, on avait marché de cette façon, l’École eût été séchée de sortie pour trois mois.

(Figaro, du 4 août 1880.)

(La Rue, 1894) : Échouer dans un examen. Être dégrisé. Subir une punition.

Sèche (la)

(Rigaud, 1881) : La mort, — dans le jargon des voleurs. — Être sec, être mort.

Sécher

(Delvau, 1867) : v. n. Être fruit sec, — dans l’argot des Polytechniciens.

(Rigaud, 1881) : Ennuyer.

Voilà deux heures que vous séchez les ouvriers chez eux.

(L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres.)

On dit encore plus familièrement : Tu me sèches ta tata.

(Fustier, 1889) : Boire.

Sa plus grande privation était de ne plus pouvoir sécher une douzaine de bocks chaque soir.

(Figaro, 1882.)

Sècher

(La Rue, 1894) : Boire. Être en prison. Sécher l’école, ne pas y aller. Sécher un devoir, ne pas le faire.

Sécher le lycée

(Rigaud, 1881) : Aller flâner au lieu de se rendre au lycée. Il y a vingt ans c’était : tailler le collège, et au XVIIIe siècle, on disait : friper ses classes.

Sécher un devoir

(Rigaud, 1881) : Se dispenser de faire un devoir.

Sécher un litre

(Rigaud, 1881) : Boire un litre jusqu’à l’ultime goutte. — « La comtesse revient à son bureau, allume une bouffarde, sèche un litre. » (Idem.) On dit dans le même sens : Sécher une absinthe, un vermouth, etc.. etc.

Séchoir

(Rigaud, 1881) : Cimetière. L’humanité y sèche et s’y dessèche.

(Rossignol, 1901) : Cimetière.

Seco

(Rigaud, 1881) : Sec, maigre.

Sécot

(Larchey, 1865) : Maigre.

L’une est grasse, L’autre est secot.

Pecquet, Chansons.

(Delvau, 1867) : s. et adj. Homme maigre et sec, — dans l’argot du peuple.

Secouer

(d’Hautel, 1808) : Secouer un malade. Le traiter avec des remèdes violens, qui, la plupart, produisent des effets contraires au bien qu’on vouloit opérer.

(Delvau, 1867) : v. a. Gronder quelqu’un, et même le battre, — dans le même argot [du peuple]. On dit aussi Secouer les puces.

(La Rue, 1894) : Mettre en arrestation.

Secouer la cartouche, le chinois, la boulette (se)

(Delvau, 1864) : Se branler la pine.

Sans mot dire il se fait secouer la houlette.

Louis Protat.

Secouer la commode

(Delvau, 1867) : v. a. Jouer de l’orgue de Barbarie, — dans l’argot des faubouriens.

Secouer le petit homme

(Fustier, 1889) : Polluer.

Secouer les puces

(Virmaître, 1894) : Stimuler un endormi, le secouer du péché de paresse (Argot du peuple).

Secouer ses puces

(Fustier, 1889) : Danser.

Elle s’était trémoussée dans un ballet de la Porte-Saint-Martin ; maintenant, elle secouait ses puces, comme elle disait élégamment, dans tous les bastringues voisins.

(Gaulois, 1881.)

Secouer son panier à crottes

(Virmaître, 1894) : Se dit dans le peuple d’une danseuse déhanchée qui fait le contraire de la danse du ventre, et remue les fesses agréablement (Argot du peuple).

Secouer une femme

(Delvau, 1864) : La baiser gaillardement, l’ébranler dans tous les sens en la branlant du bout de la queue.

Je te secouerai bien un peu entre l’huis et la muraille.

P. De Larivey.

Vénus, ribaude paillarde,
D’une façon plus gaillarde
Sait bien remuer le cu
Quand le dieu Mars la secoue.

Theophile.

Mon cher Adam, mon vieux et triste père,
Je crois te voir en un recoin d’Eden
Grossièrement former le genre humain,
En secouant madame Eve, ma mère.

Grécourt.

Secours contre la soif

(Rigaud, 1881) : Débit de vin. Quelques marchands de vin, dans les quartiers excentriques, ont conservé cette enseigne alléchante pour les ivrognes. D’autres industriels en boisson affichent : Assurance contre la soif. À l’entrée de la rue de Puebla, il existe côte à côte un Secours et une Assurance contre la soif.

Secousse

(Virmaître, 1894) : Dans le peuple, on dit d’une jolie fille pour indiquer qu’on coucherait volontiers avec elle : elle vaut la secousse. C’est suffisamment clair (Argot du peuple). N.

Secousse (donner une)

(Rigaud, 1881) : Se mettre pour une heure ou deux au travail avec ardeur, — dans le jargon des ouvriers. — Réparer le temps perdu en travaillant assidûment pendant quelques heures.

Secousse (la faire à la)

(Rigaud, 1881) : Faire une chose vite et mal, argot du peuple.

Secousse (n’en pas f… une)

(Fustier, 1889) : Argot militaire. Paresser, ne rien faire. On dit plus communément : N’en pas f… un coup.

Secousse (prendre sa)

(Rigaud, 1881) : Mourir, — dans l’ancien argot.

Secret

(d’Hautel, 1808) : Il est secret comme un coup de canon. Pour dire, léger, inconsidéré, précipité ; il manque de discrétion.

Secret de polichinelle

(Delvau, 1867) : s. m. Secret connu de tout le monde, — dans l’argot du peuple.

Secundum

(d’Hautel, 1808) : Elle n’est pas trop secundum. Manière de parler qui signifie qu’une personne a peu de capacité, peu de crédit ; qu’elle n’est pas d’une bonne santé ; qu’une chose quelconque est de mauvais acabit ou n’est pas en bon état ; que sa valeur est fort douteuse.

Trotte-sec

(Merlin, 1888) : Fantassin.

Viande de seconde catégorie, Basse viande

(Rigaud, 1881) : Femme dont les chairs sont bouffies et molles.

Voyageur sec

(Fustier, 1889) : Voyageur qui ne fait aucune dépense dans l’hôtel où il est descendu.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique