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Anse du panier (faire danser l’)

(Rigaud, 1881) : Gagner sur la dépense du ménage. L’expression remonte à l’an 1636. (La Response des servantes.) Faire danser est pris dans le sens de faire sauter, voler. C’est donc mot à mot : faire sauter une partie de l’argent destiné à l’achat des provisions que protège l’anse du panier.

Anses (panier à deux)

(Larchey, 1865) : Homme qui se promène avec une femme à chaque bras. — De ce terme imagé découle l’expression offrir son anse : offrir son bras.

(Rigaud, 1881) : Homme qui se promène avec une femme pendue à chacun de ses bras, et qui doit regretter de ne pas en avoir une troisième, tant il semble heureux et fier. Les militaires non gradés et nos bons villageois font souvent le panier à deux anses.

Anses de panier

(La Rue, 1894) : Bras.

Chié dans le panier de quelqu’un jusqu’à l’anse (avoir)

(Rigaud, 1881) : Avoir donné à quelqu’un de graves sujets de mécontentement ; ne plus inspirer aucune espèce de confiance. C’est, mot à mot : avoir rempli le panier de quelqu’un de l’ordure des mauvais procédés.

Chier dans la malle ou dans le panier de quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. n. Lui jouer un tour qu’il ne pardonnera jamais, — dans le même argot [du peuple]. Le peuple dit quelquefois, pour mieux exprimer le dégoût que lui cause la canaillerie de quelqu’un : Il a chié dans mon panier jusqu’à l’anse.
L’expression, qu’on pourrait croire moderne, sort de la satire Ménippée, où on lit : « Cettuy-là a fait caca en nos paniers : il a ses desseins à part. »

Chier dans le panier

(La Rue, 1894) : Quitter le métier, avoir assez du métier, — dans le jargon des typographes.

Chier dans mon panier jusqu’à l’anse (il a)

(Virmaître, 1894) : Jouer à quelqu’un un tour impardonnable.

Danse du panier

(Delvau, 1867) : s. f. Bénéfice illicite de la cuisinière. Argot du peuple. On dit aussi : Faire danser l’anse du panier. Quand une cuisinière, revenue du marché, a vidé les provisions que contenait tout à l’heure son panier, elle prend celui-ci par l’anse et le secoue joyeusement pour faire sauter l’argent épargné par elle à son profit, et non à celui de sa maîtresse.

(La Rue, 1894) : Bénéfices illicites de la cuisinière.

Danser l’anse de panier (la faire)

(Virmaître, 1894) : Domestique qui majore les denrées qu’elle achète et fait payer cent sous à la patronne ce qui en vaut quarante (Argot du peuple).

Dessus du panier des amours (le)

(Delvau, 1864) : Le pucelage des jeunes filles, auquel personne n’a encore touché du bout de la queue.

Ces messieurs du faubourg ont le dessus du panier des amours, et, comme ils ont l’appétit et les dents de la jeunesse, ils mordent aux grappes lorsqu’elles ont précisément toute leur fraîcheur, toute leur saveur, tout leur parfum.

A. Delvau.

Faire danser l’anse du panier

(Rossignol, 1901) : Une bonne qui compte 5 francs à ses maîtres ce qui lui coûte 4 fr. 50, fait danser l’anse du panier.

Mettre tous ses œufs dans le même panier

(Delvau, 1867) : Confier toute sa fortune à un seul banquier ; aventurer tout ce qu’on a dans une entreprise. Argot des bourgeois.

Panier

(d’Hautel, 1808) : Il est resté sot comme un panier percé. Se dit d’un homme que l’on prend en faute, et qui, stupéfait, embarrassé, ne peut rien alléguer pour sa défense.
C’est un panier percé. Pour dire, un dépensier, un prodigue, un dissipateur ; un sot, un ignorant, un homme dont la mémoire est courte et infidèle.
Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans un panier. Pour, il ne faut pas engager tout son avoir dans une seule entreprise ; ou fonder toutes ses espérances sur un seul objet.
L’anse du panier ; le ferrement de mule. Vol, exaction des domestiques sur les achats qu’ils font pour leurs maîtres.

(Larchey, 1865) : Voiture basse en osier, à la mode vers 1860.

Ange ! tu m’as transporté. Si une calvitie invétérée ne te fait pas peur, je suis homme à mettre à tes pieds un panier en pur osier.

Les Pieds qui r’muent, 1864.

(Virmaître, 1894) : Lit.
— Mon petit homme, veux-tu venir avec moi faire une séance de panier, tu verras comme je suis… aimable (Argot des filles).

(Hayard, 1907) : Lit.

Panier (recevoir le)

(Rigaud, 1881) : C’est, dans le langage des filles en traitement à Saint-Lazare, recevoir des aliments ou des friandises apportés du dehors. Mot à mot : recevoir le panier aux provisions.

Panier à crottes

(Rossignol, 1901) : Le derrière.

Panier à deux anses

(Larchey, 1865) : Voir anses.

(Virmaître, 1894) : Avoir une femme à chaque bras (Argot du peuple).

Panier à salade

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Voiture destinée à transporter les prisonniers.

(M.D., 1844) : Voiture dans laquelle on transfère les détenus.

(Halbert, 1849) : Voiture des prisons.

(Larchey, 1865) : « Geôle roulante appelée par le peuple dans son langage énergique des paniers à salade… Voiture à caisse jaune montée sur deux roues et divisée en deux compartiments séparés par une grille en fer treillissé… Ce surnom de panier à salade vient de ce que primitivement la voiture étant à claire-voie de tous les côtés, les prisonniers devaient y être secoués absolument comme des salades. » — Balzac.

(Delvau, 1867) : s. m. Voiture affectée au service des prisonniers, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Souricière.

(Delvau, 1867) : s. m. Petite voiture en osier à l’usage des petites dames, à la mode comme elles et destinée à passer comme elles.

(Rigaud, 1881) : Fourgon destiné au transport des prisonniers. Le panier à salade va, deux fois par jour, chercher aux différents postes de police le contingent déclaré bon pour le dépôt de la préfecture. Le nom de panier à salade est dû aux cahots que procure ce véhicule mal suspendu. Les prisonniers auxquels le gouvernement ne peut pas fournir des huit-ressorts y sont secoués comme la salade dans un panier.

(La Rue, 1894) : Fourgon cellulaire.

(Virmaître, 1894) : Voilure cellulaire pour conduire les prisonniers des postes de police au Dépôt de la préfecture, ainsi nomnée parce qu’autrefois cette voiture était à claire-voie (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Voiture spéciale que l’on fait prendre aux détenus pour les conduire des postes de police au dépôt, ou encore d’une prison préventive à l’instruction ou au tribunal correctionnel.

(Hayard, 1907) : Voiture servant à transporter les gens en prévention et les condamnés.

Panier au pain

(Delvau, 1867) : s. m. L’estomac. Les ouvriers anglais ont la même expression : bread basket, disent-ils.

(Rigaud, 1881) : Ventre.

Au premier atout dans le panier au pain, faut pas caner.

(L’art de se conduire dans la société des pauvres bougres.)

Panier aux crottes

(Delvau, 1867) : s. m. Le podex et ses environs, — dans l’argot du peuple. Remuer le panier aux crottes. Danser.

(Rigaud, 1881) : Derrière.

Et pas de musique au dessert, bien sûr pas de clarinette pour secouer le panier aux crottes des dames.

(L’Assommoir.)

C’est une variante moderne de l’ancien « pot aux crottes ».

Jamais on ne vid si bien remuer le pot aux crottes ny secouerle jarret.

(Le facétieux réveille-malin des esprits mélancholiques, 1654.)

Panier aux ordures

(Delvau, 1867) : s. m. Le lit, — dans l’argot des faubouriens.

Panier percé

(Delvau, 1867) : s. m. Prodigue, dépensier, — dans l’argot des bourgeois.

(Virmaître, 1894) : Homme qui n’a rien à lui. Allusion au panier sans fond que jamais on ne peut emplir (Argot du peuple).

(Hayard, 1907) : Homme qui dépense tout.

Panier, Panier aux ordures

(Rigaud, 1881) : Lit, — dans le jargon du peuple.

Secouer son panier à crottes

(Virmaître, 1894) : Se dit dans le peuple d’une danseuse déhanchée qui fait le contraire de la danse du ventre, et remue les fesses agréablement (Argot du peuple).

Vider son panier à crottes

(Virmaître, 1894) : Satisfaire un besoin. Il est aussi agréable de vider son panier que de l’emplir (Argot du peuple).


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