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Empaffe

(Larchey, 1865) : Drap de lit (Vidocq). — Il est à remarquer que paffe veut dire aussi soulier. Appliqué à des objets différents, ce même mot semble être un essai d’harmonie imitative. On a voulu indiquer l’action de se jeter sur le lit ou d’entrer son pied d’un seul coup dans de gros souliers.

(Rigaud, 1881) : Drap délit, — dans l’ancien argot.

Empaffe, empave

(La Rue, 1894) : Drap de lit.

Empaffer

(Larchey, 1865) : Enivrer. V. Paf.

(Rigaud, 1881) : Griser ; c’est un dérivé de paf.

Empaffer (s’)

(d’Hautel, 1808) : Se gorger de viandes ; se soûler, faire débauche de vin.
Il est joliment empaffé. Pour, il est complètement ivre.

Empaffes

(Delvau, 1867) : s. m. pl. Draps de lit, — dans l’argot des voleurs. V. Empave. Ils disent aussi Embarras, — parce qu’en effet il leur est assez difficile de les emporter.

Paf, Paffe

(Rigaud, 1881) : Soulier. De paffut, passut, tranchet. Le mot paffut remonte au XIVe siècle.

Paffe

(un détenu, 1846) : Souliers.

(Halbert, 1849) : Soulier.

(Larchey, 1865) : Soulier. V. Gouêpeur, Empaffe. — Dans le dictionnaire du Cartouche de 1827, nous trouvons : Passans, passifs : Souliers. — Le second mot est un diminutif. Le premier semble faire allusion à la mission voyageuse du soulier. Paffe ne serait-il pas une abréviations de passif ?

Paffer

(Rigaud, 1881) : Enivrer. Rendre paf.

Paffer (se)

(Delvau, 1867) : v. réfl. Boire avec excès.

Paffer, empaffer

(Larchey, 1865) : Enivrer.

Au milieu de cette plèbe bariolée qui se paffe de vin bleu.

Delvau.

Nous allons à la Courtille nous fourrer du vin sous le nez, quand nous sommes bien empaffés.

Vidal, 1838

Viennent de Paf qui représentait au dix-huitième siècle la goutte d’aujourd’hui ; comme elle, paf s’appliquait surtout à l’eau-de-vie. En voici de nombreux exemples.

Viens plutôt d’amitié boire nous trois un coup de paffe.

Vadé, 1758.

Voulez-vous boire une goutte de paf. — J’voulons bien. — Saint-Jean, va nous chercher d’misequier d’rogome.

1756, l’Écluse.

Il m’proposit le paf. Ça me parlit au cœur si bien, que j’y allis… dans une tabagie de la rue des Boucheries, où que j’bure du ratafia après le coco.

Rétif, 1778, Contemp., 1783.

Il doit y avoir parenté entre le paf du dix-huitième siècle et l’eau d’aff de l’argot moderne.

Tu vas me payer l’eau d’aff ou je te fais danser.

E. Sue.


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