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Bien de la maison (es-tu)

(Virmaître, 1894) : Expression employée au jeu de manille. Dans la partie à quatre, les joueurs sont deux à deux ; ils se questionnent à voix haute pour savoir comment diriger leur jeu :
— Es-tu bien de la maison ? As-tu beaucoup d’atout ? (Argot du peuple). N.

Faire une maison entière

(Rigaud, 1881) : Assassiner tous les habitants d’une maison, et faire main basse sur tout ce qui s’y trouve, — dans le jargon des voleurs.

Fille de maison

(Delvau, 1867) : s. f. Pensionnaire du prostibulum.

Franc de maison

(Rigaud, 1881) : Logeur de voleurs. C’est un recéleur qui tient une sorte de bureau de placement à l’usage des filous et des escarpes. Dans les grandes occasions, il met la main à la pâte et va travailler avec ses pensionnaires.

Maison

(d’Hautel, 1808) : Il est comme les enfans de bonne maison, à table jusqu’au menton. Se dit en plaisantant d’un homme très-petit, qui siège à une table fort élevée.
On le traitera en enfant de bonne maison. Pour on le châtiera d’importance, comme il le mérite.
Qui veut tenir nette sa maison, n’y mette ni femme, ni enfans, ni pigeons.
N’avoir ni maison ni butin.
N’avoir aucun héritage à espérer.
Charbonnier est maître en sa maison. Signifie que chacun est maître de vivre chez lui comme il lui plaît.
La maison du roi. Pour dire, prison, cachot, maison de justice.
Cette terre a été vendue par-dessus les maisons. Pour dire, excessivement chère.
C’est la maison du bon Dieu, on n’y boit ni on n’y mange. Se dit par raillerie d’une maison où l’on ne reçoit personne à manger.
Fait comme un brûleur de maisons. Se dit d’un homme mal vêtu, dont l’habillement est dans le plus grand désordre.
Quand on voit brûler la maison de son voisin, on a sujet d’avoir peur. Se dit à un homme qui présume qu’on va lui faire le même mal qu’on a fait à son voisin ou à son associé.

Maison (femme de)

(Rigaud, 1881) : Pensionnaire d’une maison autorisée. — Être en maison, appartenir à une maison autorisée, — dans le jargon des filles.

Maison (gens de)

(Rigaud, 1881) : Messieurs et mesdames les domestiques. — Les gens de maison donnent une fois par an un très beau bal à la salle Valentino, ce qui leur procure l’occasion de singer, une fois par an, les belles manières de leurs maîtres.

Maison à gros numéro

(Delvau, 1864) : C’est le Lupanar des anciens et le Bordel des modernes. Sur le premier étaient peintes les armes parlantes du dieu de Lampsaque — une pine gigantesque et ses deux agréments. Sur le second est peint un énorme numéro qui engage les passants libertins à y entrer.

C’est l’infecte maison ou l’effroi se promène,
L’auberge dont l’enseigne est un gros numéro.

A. Glatigny.

Maison à partie

(Rigaud, 1881) : Maison de prostitution clandestine où certaines femmes du monde, certaines actrices en renom, vont faire concurrence aux filles des maisons autorisées.

Maison à parties ou de passe

(Delvau, 1864) : Maison particulière, d’apparence honnête, où les filles libres viennent tirer leurs coups avec les michés qu’elles ont levés en route.

Maison de campagne

(Merlin, 1888) : Tente du soldat, — par calembour.

Maison de Molière (la)

(Delvau, 1867) : Le Théâtre-Français, — dans l’argot des sociétaires de ce théâtre, qui n’y exercent pas précisément l’hospitalité à la façon écossaise. Sous le premier Empire c’était le Temple du goût, et, sous la Restauration, le Temple de Thalie.

Maison de société

(Delvau, 1867) : s. f. Abbaye des S’offre-à-tous, — dans l’argot des bourgeois.

Maison de tolérance

(Delvau, 1864) : Bordel, que non-seulement la préfecture de police tolère, mais encore qu’elle autorise pour la satisfaction des besoins du public célibataire — et surtout marié.

Maison ou l’on est libre

(Rigaud, 1881) : Maison où une fille est libre de recevoir des visites à toute heure du jour et de la nuit sans encourir la moindre observation de la part du concierge, — dans le jargon des coryphées du trottoir.

Maisonnée

(d’Hautel, 1808) : Terme de mépris, pour désigner : une famille qui demeure dans une même maison.

(Delvau, 1867) : s. f. Les personnes, grandes et petites, qui composent une famille, — dans l’argot du peuple.

Moulin, maison du meunier

(Rigaud, 1881) : Recéleur. — Boutique de recéleur.

Passe (maison de)

(Rigaud, 1881) : Maison d’amour de passage, maison de passage de l’amour à prix divers. Lieu mixte où la prostitution dresse un autel hâtif. La misère, la soif du luxe et la débauche, trois insatiables pourvoyeuses, jettent dans ces antres des femmes de toutes les classes, depuis l’insoumise famélique jusqu’à la grande dame à qui la fortune de son mari ne permet pas de dépenser cinquante mille francs par an pour ses toilettes.

(Hayard, 1907) : Maison hospitalière.

Petite maison

(Delvau, 1864) : Bordel particulier qu’avaient, au siècle dernier, aux portes de Paris, les grands seigneurs et les gros financiers : personne n’y baisait qu’eux, et ils y baisaient le plus de filles qu’ils pouvaient.

Mener des fermes de nom
À sa petite maison,
Voilà les belles manières.

Collé.

Ruine-maison

(Delvau, 1867) : s. m. Homme prodigue, extravagant, — dans l’argot du peuple.

Tenir une maison

(Delvau, 1864) : Avoir un bordel, qu’on autorise seulement les femmes à tenir, a leurs risques et périls : seul commerce qui aille bien ! Tu connais pas Morin, qu’est de la police ?… qui vit à Rouen, rue Ricardière, cont’ la rue aux Ours, avec eune femme qui tient eune maison.

H. Monnier.


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