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Balancé

(Virmaître, 1894) : Être renvoyé de sa place.
— J’ai balancé ma femme elle était par trop rasante (Argot du peuple). N.

Balancé (être)

(Hayard, 1907) : Renvoyé d’une place.

Balance de boucher

(Delvau, 1864) : Fille publique, — parce qu’elle pèse toutes sortes de viandes, des quéquettes de jouvenceaux, des courtes de maçons, des pines d’Auvergnats et des vits de maquereaux.

Balancement

(Delvau, 1867) : s. m. Renvoi, congé, — dans l’argot des employés.

(France, 1907) : Renvoi ; argot des employés.

Balancer

(Bras-de-Fer, 1829) : Remuer.

(Clémens, 1840) : Jeter, refuser.

(M.D., 1844) : Renvoyer.

(M.D., 1844) : Jeter.

(un détenu, 1846) : Chasser, renvoyer d’un emploi.

(Larchey, 1865) : Jeter au loin. On sait que l’action de balancer imprime plus de force à une projection. V. Litrer. Balancer, envoyer à la balançoire : Congédier, renvoyer.

Elle m’a traité de mufle. — Alors il faut la balancer.

Monselet.

Je l’envoie à la balançoire.

Id.

On dit aussi exbalancer :

Je vais les payer et les exbalancer à la porte.

Vidal, 1833.

Balancer son chiffon rouge : Parler, remuer la langue. — Balancer sa canne : Devenir voleur. — C’est-à-dire jeter la canne de l’homme qui marche dans l’unique but de se promener. — Balancer ses halènes : Cesser de voler, jeter ses outils de voleur. — Balancer une lazagne : Adresser une lettre. — Balancer ses chasses : Regarder à droite et à gauche. Balancement :

Le conducteur appelle son renvoi de l’administration un balancement.

Hilpert.

Balançoire : mensonge, conte en l’air.

Non, monsieur ! je n’avais pas fait un accroc. — C’est une balançoire.

P. de Kock.

(Delvau, 1867) : v. a. Donner congé à quelqu’un, renvoyer un employé, un domestique, — dans l’argot du peuple, qui ne se doute pas qu’il emploie là, et presque dans son sens originel, un des plus vieux mots de notre langue.
On dit aussi Envoyer à la balançoire.

(Rigaud, 1881) : Jeter au loin, renvoyer, envoyer promener.

Quand votre femme vous ennuie… Toc ! on la balance.

(E. Grangé et Lambert-Thiboust. La Mariée du Mardi-Gras.)

(Rossignol, 1901) : Voir balanstiquer.

(France, 1907) : Balancer quelqu’un, le renvoyer, lui donner son congé. Se dit aussi pour se moquer de lui, le berner.

Mais surtout tu te garderas
De l’amour d’un étudiant.
Toujours d’avance tu exigeras
Qu’il fasse tinter son argent,
Sinon tu le balanceras…
On ne vit pas de l’air du temps.

(Règles de la chasse aux hommes.)

Balancer la tinette

(Delvau, 1867) : Vider le baquet-latrine, — dans l’argot des troupiers.

(Rigaud, 1881) : Vider le baquet aux excréments, — dans le jargon des troupiers. — Quitter un endroit, vider les lieux, jeu de mots facile à saisir.

Balancer le chiffon rouge

(Rigaud, 1881) : Parler. Le chiffon rouge figure la langue. Allusion de couleur. Mot à mot : lancer la langue.

(La Rue, 1894) : Parler.

Balancer le chinois (se)

(Delvau, 1864) : Jouer avec son membre pour jouir, le faire dodeliner de la tête, comme un poussah, jusqu’à ce que, l’érection arrivant, il se tienne roide comme la justice et pleure silencieusement toutes les larmes de son œil unique.

(Rigaud, 1881) : Se livrer à l’onanisme.

Balancer les châssis

(Rigaud, 1881) : Regarder de tous les côtés, jeter les yeux à droite et à gauche, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Regarder vivement de tous les côtés, par ex. en faisant le guet.

(France, 1907) : Faire le guet, avoir l’œil.

Balancer quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. a. Le faire aller, se moquer de lui. Argot des faubouriens.

Balancer sa canne

(Delvau, 1867) : v. a. De vagabond devenir voleur, — ce qui est une manière comme une autre de franchir le Rubicon qui sépare l’honneur du vice.
Signifie aussi Rompre son ban, s’évader.

(Rigaud, 1881) : Passer du vagabondage au vol.

(La Rue, 1894) : Passer du vagabondage au vol. C’est le Rubicon du vagabond.

(France, 1907) : Se transformer de simple vagabond en voleur. Signifie aussi rompre son ban.

Balancer sa largue

(Delvau, 1864) : Se débarrasser de sa maîtresse, — dans l’argot des filles et des maquereaux.

(Delvau, 1867) : v. a. Se débarrasser de sa maîtresse, — dans l’argot des voleurs.

(France, 1907) : Renvoyer sa maîtresse, argot des voleurs ; — ses alènes, devenir honnête homme, se ranger ; — ses châsses, regarder à droite et à gauche.

Balancer ses alênes

(Delvau, 1867) : v. a. Quitter le métier de voleur pour celui d’honnête homme, à moins que ce ne soit pour celui d’assassin.

(Virmaître, 1894) : Quitter le métier de voleur. Deux escarpes sont embusquées au coin d’une rue ; de loin, ils voient passer un garçon de recettes, une lourde sacoche sur l’épaule. — Quel dommage, dit l’un, que l’on ne puissse effaroucher son pognon. Je balancerai mes alênes et j’irai vivre honnête dans mon patelin (Argot des voleurs).

Balancer ses chasses

(Delvau, 1867) : v. a. Regarder ça et là, distraitement. Argot des voyous.

Balancer ses halènes

(Rigaud, 1881) : Se retirer du commerce du vol. Mot à mot : jeter ses halènes, ses outils.

Balancer son chiffon rouge

(France, 1907) : Parler ; — une lazagne, envoyer une lettre.

Balancer son rondin

(Virmaître, 1894) : Aller au cabinet. Allusion à la forme ronde des excréments (Argot du peuple). N.

(France, 1907) : Aller à la selle.

Balancer un homme

(Delvau, 1864) : Le quitter, soit parce qu’il ne vous donne pas assez d’argent, soit parce qu’il vous ennuie.

Toujours d’avance exigeras
Qu’il fasse tinter son argent ;
Sinon tu le balanceras…
On ne vit pas de l’air du temps.

(Parnasse satyrique.)

Balancer une femme

(Delvau, 1864) : La renvoyer comme Abraham Agar, soit parce qu’elle devient gênante, soit parce qu’elle est trop libertine.

Elle m’a traité de mufle. — Alors, il faut la balancer.

Charles Monselet.

Balanceur de braise

(Rigaud, 1881) : Changeur.

(Virmaître, 1894) : Changeur. Allusion à l’argent qui ne fait que passer par ses mains, il le balance aussi facilement qu’il le reçoit (Argot des voleurs). N.

(France, 1907) : Changeur ; allusion aux balances de ces industriels.

Balanceur de lazagne

(Virmaître, 1894) : Écrire une lettre d’une prison et l’adresser à quelqu’un (Argot des voleurs). V. Arcasineur.

Balanceur de tinettes

(Virmaître, 1894) : Auxiliaires des prisons qui vident les tinettes. Quand elles sont pleines de rnouscaille, elles sont lourdes ; ils impriment un balancement pour les vider : Une, deux et trois. C’est fait. Les troupiers disent : Passer la jambe à Jules. Quand la tinette déborde un loustic s’écrie :
— Prenez-la par les oreilles.
Dans le peuple on dit : Passer la jambe à Thomas (Argot du peuple).

Billancer

(Delvau, 1867) : v. n. Faire son temps, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Faire son temps, payer sa dette à la justice, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Payer. Faire son temps de prison.

(Virmaître, 1894) : Condamné qui a fait sa prison. C’est la corruption de billancher, payer ; en effet, le prisonnier qui a fait sa prison a payé sa dette (Argot des voleurs). N.

(France, 1907) : Faire son temps en prison. Corruption du mot suivant [Billancher].

Calance

(d’Hautel, 1808) : Terme d’imprimerie. Interruption que l’on met, sans nécessité, dans son travail, pour satisfaire à une humeur oisive et vagabonde. La Calance provient quelquefois aussi d’une intermission involontaire dans l’ouvrage ; ce qui force alors l’ouvrier à se reposer malgré lui.
Faire sa calance. Muser, vagabonder ; abandonner son ouvrage pour vaquer à des frivolités.

(Boutmy, 1883) : s. f. Action de caler, état de celui qui cale.

Chaud de lance ?

(Rossignol, 1901) : J’ai entendu chanter dans les caveaux, une chanson sur l’hôpital du Midi, aujourd’hui hôpital Ricord, dont voici un couplet :

On vous donne des tisanes et des graines, Du copahu ainsi que de l’Opiat, Et de l’iodure pendant la. quarantaine, Matin et soir après chaque repas. Le potassium sur tous les hommes Fait son effet, dit le docteur Simonet ; Essayez-en, mes bonnes gens, De tous ces remèdes, vous en serez contents.

Chaude lance

(La Rue, 1894) : Gonorrhée.

(Virmaître, 1894) : Maladie qui se soigne à l’hôpital Ricord, ou chez les charlatans qui vantent leurs spécifiques dans les pissotières.
— Traitement facile à suivre, en secret, même en voyage, guérison radicale sans rechute (Argot du peuple).

Chaude-lance

(Delvau, 1864) : Le faux-nez de la chaude-pisse.

Le soldat de Lobau,
Dit-on, n’eut pas de chance,
Car une chaude-lance
Lui corda le bayou.

Joachim Duflot.

(Larchey, 1865) : Gonorrhée (Vidocq) — Allusion à la chaleur et aux élancements du canal de l’urètre.

Chevalier de la courte lance

(Rigaud, 1881) : Savetier, par allusion au tranchet ; le mot date de 1649.

Comblance

(Delvau, 1867) : s. f. Abondance, excès, chose comble, — dans le même argot [des voleurs]. Par comblance. Par surcroît.

Cribleur de lance

(Larchey, 1865) : Porteur d’eau. — Il crie à l’eau.

(Delvau, 1867) : s. m. Porteur d’eau.

Esbalancer

(Clémens, 1840) : Pousser, jeter à terre.

(La Rue, 1894) : Pousser, jeter à terre.

Fourchette (lancer un coup de)

(Fustier, 1889) : Porter à l’adversaire avec lequel on se bat un coup dans les deux yeux à la fois en y enfonçant, d’un mouvement rapide, l’index et le doigt majeur écartés.

L’ange ou lance

(Halbert, 1849) : L’eau.

Lance

(d’Hautel, 1808) : Baisser sa lance. Rabattre de ses prétentions ; devenir humble et souple, de haut et fier que l’on étoit.
Être à beau pied sans lance. Être démonté, désarmé ; n’avoir plus d’équipages.

(anon., 1827) : Eau.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Eau.

(Bras-de-Fer, 1829) : Eau.

(Clémens, 1840) : Eau, larme.

(un détenu, 1846) : Eau pour boire.

(Larchey, 1865) : Eau (Vidocq). — Pour désigner l’eau, on a fait allusion à son extrême fluidité ; on a dit la chose qui se lance. Dans Roquefort, on trouve lancière : endroit par où s’écoule l’eau surabondante d’un moulin. V. Mourir, Trembler.

(Delvau, 1867) : s. f. Pluie, — dans l’argot des faubouriens, qui ont emprunté ce mot à l’argot des voleurs. À qui qu’il appartienne, il fait image.

(Delvau, 1867) : s. f. Balai, — dans le même argot [des faubouriens].

(Rigaud, 1881) : Eau. — Balai. Lancier du préfet, balayeur, cantonnier.

(Merlin, 1888) : Pluie. — Il tombe des lances, il pleut. Expression empruntée à l’argot parisien.

(La Rue, 1894) : Eau. Pluie. Balai. Lanciers du préfet, Balayeurs.

(Virmaître, 1894) : Eau, pluie.
— Il tombe de la lance à ne pas mettre un chien dehors.
Le peuple a emprunté ce mot à l’argot des voleurs.

(Rossignol, 1901) : Eau.

(Hayard, 1907) : Eau, pluie.

Lancé

(Larchey, 1865) : Gris.

Patara, au moins aussi lancé que le cheval, tapait sur la bête à tour de bras.

Phys. du Matelot, 1843.

(Larchey, 1865) : Rapide projection de la jambe.

Paul a un coup de pied si vainqueur et Rigolette un si voluptueux saut de carpe ! Les admirateurs s’intéressaient à cet assaut de lancés vigoureux.

1847, Vitu.

(Delvau, 1867) : s. m. Effet de jambes, dans l’argot des bastringueuses.

(Delvau, 1867) : adj. Sur la pente de l’ivresse, — dans l’argot des bourgeois.

(Rigaud, 1881) : Légèrement pris de vin.

Lance (de la)

(M.D., 1844) : De l’eau.

Lance (la)

(Delvau, 1864) : Le membre viril, avec lequel on blesse agréablement les femmes, qui, toutes, adorent les lanciers. Une belle arme, la lance ! De beaux hommes, les lanciers !

Il dit qu’il était aussi bien fourni de lance que la femme de cul.

Bonaventure Desperriers.

Et m’ayant montré sa lance, qui était droite, il me prit à force de corps et me coucha à la renverse sur le lit.

Mililot.

Lance de saint Crépin

(Delvau, 1867) : s. f. Alène, — dans l’argot du peuple, qui sait que saint Crépin est le patron des cordonniers.

Lance l’eau

(La Rue, 1894) : Pompier.

Lancefé

(Rossignol, 1901) : Conciergerie où vont les condamnés qui font appel.

Lancequiner

(anon., 1827) : Pleuvoir.

(Bras-de-Fer, 1829) : Pleuvoir.

(Hayard, 1907) : Pleuvoir.

Lancequiner (il va)

(Halbert, 1849) : Il va pleuvoir.

Lancequiner, Lansquiner

(Rigaud, 1881) : Pleuvoir. — Pleurer. — Uriner.

Lancer

(Halbert, 1849) : Pisser.

(Delvau, 1867) : v. n. Meiere, — dans l’argot des voleurs.

Lancer (se)

(Delvau, 1867) : v. réfl. De timide devenir audacieux auprès des femmes. Argot des bourgeois.

Lancer son prospectus

(Rigaud, 1881) : Jouer de la prunelle, faire entrevoir sous le feu des prunelles tout un monde de voluptés, — dans le jargon des filles.

Lancer une femme

(Rigaud, 1881) : Produire une femme dans le monde où l’on s’amuse. La lancer sur le chemin de la fortune, la mettre à la mode. Les gandins prononçaient et les gommeux prononcent : Je la lince. Une femme lancée est une femme qui occupe un certain rang dans la prostitution dorée, un des premiers sujets du monde galant. « Bientôt on la fêtera, on viendra verser à ses pieds les richesses du Potose ; on l’habillera de soie, on emplumera son chapeau… Alors elle sera lancée. » (Les Filles d’Hérodiade, 1845.)

Lanceur

(Delvau, 1867) : s. m. Libraire qui sait vendre les livres qu’il édite, — dans l’argot des gens de lettres. Bon lanceur. Éditeur intelligent, habile, qui vendrait même des rossignols, — par exemple Dentu, Lévy, Marpon, etc. Le contraire de lanceur c’est Étouffeur, — un type curieux, quoiqu’il ne soit pas rare.

Lanceuse

(Delvau, 1867) : s. f. Lorette vieillie sous le harnois, qui sert de chaperon, et de proxénète, aux jeunes filles inexpérimentées, dont la vocation galante est cependant suffisamment déclarée.

Paralance

(Larchey, 1865) : Parapluie. V. Lance.

(Rigaud, 1881) : Parapluie.

Pare-à-lance

(Delvau, 1867) : s. m. Parapluie, — dans l’argot des voleurs et des faubouriens. On dit aussi En-tous-cas. Cette dernière expression, dit Vidocq, — et cela va scandaliser beaucoup de bourgeoises qui l’emploient de confiance, lui croyant une origine honnête, — cette dernière expression a été trouvée par un détenu de Bicêtre, le nommé Coco.

Passe-lance

(Delvau, 1867) : s. m. Bateau, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Bateau.

(La Rue, 1894) : Bateau.

Passelance

(Halbert, 1849) : Bateau.

Quimper la lance

(Delvau, 1867) : v. a. Meiere. Même argot [des voleurs].

(Rigaud, 1881) : Uriner.

(La Rue, 1894) : Uriner.

Relancer

(d’Hautel, 1808) : Relancer quelqu’un. Pour dire le repousser par des paroles dures, lui faire des reproches, des réprimandes sévères, le remettre à sa place lorsqu’il s’est permis quelqu’écart.

Relanceur de pleins

(Fustier, 1889) : Variété de grec.

Plus nombreux encore ceux gui n’ont jamais soupçonné l’existence du relanceur de pleins.

(Henri IV, 1881.)

Renoblance

(La Rue, 1894) : Reconnaissance du Mont-de-piété.

Roulance

(d’Hautel, 1808) : Terme particulier au jargon typographique ; c’est un bruit que les compositeurs font sur les casses avec leurs composteurs, et les imprimeurs avec leurs broyons, pour annoncer qu’ils ont eu l’intention de se jouer de quelqu’un, et qu’ils y ont réussi. Une roulance exécutée dans une imprimerie nombreuse, produit un charivari, un tintamarre dont on ne peut se faire une juste idée.

(Larchey, 1865) : « Roulement général que font les ouvriers typographes à coups de composteurs sur leurs casses, à la rentrée d’un confrère qu’ils viennent de mystifier. »

Ladimir.

(Delvau, 1867) : s. f. Bruit de pieds, ou de marteaux, ou de composteurs, que font entendre les typographes pour accueillir quelqu’un à son entrée dans l’atelier. Donner une roulance. Faire ce bruit, qui est tantôt une moquerie, tantôt une marque de sympathie.

(Rigaud, 1881) : Roulement produit à l’aide des pieds et des composteurs, lorsque, dans une imprimerie, les typographes éprouvent le besoin d’égayer la situation. C’est une manière de battre aux champs à l’entrée de quelqu’un qu’on veut fêter ou de quelqu’un dont on veut se moquer.

(Boutmy, 1883) : s. f. Tapage assourdissant que les ouvriers d’un atelier font tous ensemble en frappant avec leurs composteurs sur leur galée ou sur les compartiments qui divisent les casses en cassetins, sur les taquoirs avec les marteaux, en même temps qu’ils frappent le sol avec les pieds. Quand un sarrasin pénètre dans une galerie, quand un compositeur est vu d’un mauvais œil, qu’il est ridicule, ou ivre, qu’il a émis une idée baroque et inacceptable, en un mot quand quelqu’un ou quelque chose leur déplaît, MM. les typographes le manifestent bruyamment par une roulance. Les roulances ne respectent rien : les protes, les patrons eux-mêmes, n’en sont pas à l’abri.

(Virmaître, 1894) : Quand une équipe de compositeurs typographes est mécontente, ses membres le manifestent en frappant tous à la fois la casse avec un outil quelconque ; le bruit produit une sorte de roulement, de là, roulance (Argot d’imprimerie).

Truc de la morgane et de la lance

(Larchey, 1865) : Baptême. — Mot à mot : manœuvre du sel et de l’eau. V. Momir.

Va-de-la-lance

(Delvau, 1867) : s. m. Ami de la gaudriole, en paroles et en action, — dans l’argot des faubouriens.


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