AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Absinthe (heure de l’)

(Delvau, 1867) : Le moment de la journée où les Parisiens boivent de l’absinthe dans les cafés et chez les liquoristes. C’est de quatre à six heures.

Absinthe (l’heure de l’)

(Rigaud, 1881) : Avant dîner, entre quatre et cinq heures. Heure à laquelle on se rend au café pour prendre des apéritifs. Tel donne rendez-vous à un ami, à l’heure de l’absinthe, qui n’a jamais pris d’absinthe de sa vie. Dans les cafés littéraires, c’est l’heure où l’on a coutume de se réunir pour prendre langue.

(Elle) est d’éclosion toute récente ; elle date de l’épanouissement et de la splendeur de la petite presse. L’heure de l’absinthe est la résultante logique des échos de Paris et de la chronique.

(J. Guillemot, Le Bohème, 1868.)

C’était le temps où le timbre des pendules a commencé à sonner cette heure particulière, qui en dure deux ou trois, et qu’on a appelée l’heure de l’absinthe.

(Maxime Rude.)

Bouillon d’onze heures

(Delvau, 1867) : s. m. Breuvage empoisonné. Prendre un bouillon d’onze heures. Se suicider par le poison.

(Rigaud, 1881) : Empoisonnement ; par allusion aux fameux bouillons administrés par la Brinvilliers et qu’elle appelait « un pistolet dans du bouillon. » — Faire boire un bouillon d’onze heures à quelqu’un, empoisonner quelqu’un.

Bouillon de onze heures

(Virmaître, 1894) : Dans le peuple, on est persuadé que l’on vous administre dans les hôpitaux un bouillon qui fait mourir. Cette légende vient de ce qu’un malade à qui on donna un bouillon à onze heures mourut à midi. Quand il arrive quelque chose de désagréable à quelqu’un, on lui dit :
— Comment trouves-tu le bouillon ? (Argot du peuple).

Chercher midi à quatorze heures

(Delvau, 1867) : v. a. Hésiter à faire une chose, ou s’y prendre maladroitement pour la faire, — dans l’argot du peuple, ennemi des lambins. Signifie aussi : Se casser la tête pour trouver une chose simple.

Être heureux

(Delvau, 1864) : Jouir en baisant ou en se masturbant, au moment où le sperme part sous l’action du frottement.

Tu vas te soulager, mon chéri, je te le promets ; le roi Louis-Philippe n’aura jamais été aussi heureux que tu vas l’être.

Lemercier de Neuville.

La douleur qu’il éprouve est quelquefois bien grande ;
Mais il ne se plaint pas : il est heureux… il bande !

Louis Protat.

Être le plus heureux des hommes

(Delvau, 1864) : Ad sumnam voluptatem nervenire.

Faire des heures en bois

(Boutmy, 1883) : v. n. Faire des heures non rétribuées. Dis donc, compagnon est-ce que tu fais des heures en bois ? est une question que l’on adresse à un camarade qui s’attarde à l’atelier, quand l’heure du départ a sonné.

Faire une heure

(Rigaud, 1881) : Dormir une heure, — dans le jargon du régiment. Mot à mot : faire une heure de sommeil. — Faire une sacrée heure, dormir longtemps.

Heure

(d’Hautel, 1808) : De plus bonne heure. Solécisme très-familier parmi les personnes sans éducation, pour dire de meilleure heure.
Des heures d’horloge.
On appelle ainsi les heures qui paroissent longues et ennuyeuses, telles sont celles où l’on est dans l’attente et la perplexité.
Sur les une heure. Locution vicieuse très-usitée parmi le peuple, pour vers une heure, ou à une heure. On dit bien sur les deux, trois ou quatre heures, mais on ne peut jamais dire sur les une heure.
Chercher midi à quatorze heures.
Prendre des détours dans une affaire ; chercher une chose où elle ne peut exister.

Heure du berger (l’)

(Delvau, 1864) : Le moment où l’homme baise la femme pour laquelle il bandait depuis plus ou moins de temps.

Lorsque le temps que l’amour donne
N’est pas employé prudemment,
Ce dieu pardonne rarement
Amant, l’heure du berger sonne,
Mais ne sonne qu’un moment.

Collé.

Heureux

(d’Hautel, 1808) : Heureux au jeu ne l’est point en femme.

Malheureux

(d’Hautel, 1808) : Il est si malheureux, que je crois qu’il se noyeroit dans un crachat. Pour dire que les choses les plus probables, les entreprises les mieux calculées, ne réussissent même pas à un homme qui est dans le malheur.
Les malheureux n’ont point de parens. C’est à-dire, que tout le monde le abandonne.
Il est malheureux en fricassée. Pour dire, il ne fait rien qui vaille ; rien ne lui réussit.
Malheureux au jeu, heureux en femme. Proverbe plus plaisant que réel.

(Fustier, 1889) : C’est ainsi que dans les gargotes, dans les restaurants à bas prix, le consommateur nomme le dessert connu sous le nom de quatre mendiants.

Garçon, un lapin chasseur, un panaché, quatre-malheureux et un litre de piccolo, cria notre voisin de table.

(Gagne-Petit, mai 1886.)

Malheureux (être)

(Virmaître, 1894) : C’est l’état de pauvreté, en français. En typographie, cette expression a une autre signification. Dans une équipe, chacun, à tour de rôle, a son tour de malheureux, la liste en est affichée dans l’atelier de composition. Les malheureux restent après les autres pour corriger, faire les morasses et serrer les formes (Argot d’imprimerie). N.

Malheureux (tour de)

(Boutmy, 1883) : Expression récemment introduite dans les journaux et qui est synonyme de Morassier. (V. Morasse et Morassier.)

Mari malheureux

(Delvau, 1864) : Mari, peut-être cossu, — mais à coup sûr, cocu — sans cédille.

(Delvau, 1867) : s. m. « Le dernier de Paul de Kock », — dans l’argot pudibond des bourgeois.

Permission de 24 heures

(Merlin, 1888) : Garde à monter en dehors de la caserne. Faveur peu enviée.

Permission de 24 heures (avoir une)

(Fustier, 1889) : Argot militaire. Prendre la garde.

Permission de dix heures

(Delvau, 1867) : s. f. Pardessus de femme, à capuchon, taillé sur le patron du manteau des zouaves, et fort à la mode il y a vingt-ans.

(Rigaud, 1881) : Canne à épée, gourdin, bâton ferré.

Permission de dix heures, de minuit

(La Rue, 1894) : Gourdin, canne à épée.

Prendre le train d’onze heures

(Rigaud, 1881) : Farce de troupiers. Cette farce consiste à administrer à la victime une promenade nocturne dans son lit, lequel est traîné par de facétieux voisins au moyen de cordes à fourrages. Cette brimade a encore reçu le nom de « rouler en chemin de fer ». Le soldat qui a fait suisse est sûr qu’il prendra le train d’onze heures ; mais il n’y a qu’un bleu, un conscrit, qui, ignorant les usages du régiment, puisse commettre un si grand délit.

Prendre un bouillon d’onze heures

(Larchey, 1865) : Se noyer, s’empoisonner.

Qui est-ce qui vous demande l’heure qu’il est ?

(Delvau, 1867) : Phrase du même argot [du peuple], souvent employée pour répendre à une importunité.

Rendre un homme heureux

(Delvau, 1864) : Le faire jouir en le branlant, ou en le suçant, ou en tirant un coup avec lui.

Thémire pour me rendre heureux
Veut que de son flambeau l’Amour seul nous éclaire.

(Épigrammes.)

Oh ! oh ! oh ! ah ! ah ! ah !
Rendez heureux ce monsieur-là,
La, la.

Béranger.

Soupe-sept-heures

(Delvau, 1867) : s. m. Homme qui a des habitudes de repas régulières, — dans l’argot du peuple, qui, en conservant cette expression, a conservé aussi la coutume qu’elle consacre.

Train d’onze heures (prendre le)

(Rigaud, 1881) : Aller se promener, aller flâner, — dans l’argot des employés du service actif des chemins de fer. Réminiscence du jeu de loto où onze signifie les jambes. Le train d’onze heures c’est donc le train des jambes.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique