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Avoir la gueule de bois

(Virmaître, 1894) : S’être pochardé la veille. L’ivrogne boit de l’eau le lendemain pour éteindre le feu qui lui dessèche la gorge. Mot à mot : Il a la gueule sèche (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : S’être pochardé la veille et avoir soif ; bouche sèche.

Bégueule

(d’Hautel, 1808) : Sobriquet injurieux que l’on donne aux femmes du filles qui font les précieuses, les hautaines, les pimbêches.

Bégueulerie

(d’Hautel, 1808) : Minauderie, grimace, air hautain et méprisant ; petites façons fort étudiées, très-familières aux petites maîtresses, et surtout aux petits maîtres de Paris.

Brise-cou ou casse-gueule

(d’Hautel, 1808) : On désigne ainsi un escalier roide et obscur, où l’on risque de tomber à chaque pas.
On dit plus communément un Casse-cou.

Brûle-gueule

(Larchey, 1865) : Pipe dont le tuyau écourté brûle les lèvres.

Une de ces pipes courtes et noires dite brûle-gueule.

De Banville.

(Delvau, 1867) : s. m. Pipe très courte et très culottée, — dans l’argot du peuple et des artistes.

(Rigaud, 1881) : Pipe courte et noircie par l’usage.

(Virmaître, 1894) : Pipe dont le tuyau est très court. En fumant, la pipe vous brûle la gueule (Argot du peuple). V. Bouffarde.

(Rossignol, 1901) : Pipe à tuyau très court dont le fourneau brûle la bouche.

(France, 1907) : Pipe à tuyau écourté.

Casse-gueule

(d’Hautel, 1808) : Pour dispute, batterie ; lieu obscur et dangereux.

(Larchey, 1865) : Bal public de dernier ordre, où on se bat souvent.

Veux-tu v’nir aux Porcherons, Ou j’irons au cass’gueule à la basse Courtille.

Duverny, Chanson, 1813.

(Delvau, 1867) : s. m. Bal de barrière, — dans l’argot des faubouriens qui s’y battent fréquemment.

Casse-Gueule

(Rigaud, 1881) : Bal public fréquenté par des gentilshommes du ruisseau qui, à la moindre contestation, ponctuent le visage de leurs contradicteurs.

(Rigaud, 1881) : Eau-de-vie tout à fait inférieure.

Elle regarda ce que buvaient les hommes, du casse-gueule, qui luisait pareil à de l’or dans les verres.

(E. Zola.)

On dit aussi casse-poitrine.

Casse-gueule

(La Rue, 1894) : Mauvaise eau-de-vie. Bal public du dernier ordre.

Casser la gueule à son porteur d’eau

(Delvau, 1867) : v. a. Avoir ses menses, — dans l’argot des voyous.

(Rigaud, 1881) : Avoir ses menstrues, dans le jargon des voyous. (A. Delvau)

(La Rue, 1894) : Menses. Époques de la femme.

Chelingoter de la gueule

(Virmaître, 1894) : Puer de la bouche (Argot du peuple). V. Trouilloter de la hurlette.

Coupe-gueule

(Fustier, 1889) : V. Biboire.

Couper la gueule à quinze pas

(Larchey, 1865) : Exhaler une si mauvaise odeur qu’on la sent a quinze pas. — Cette expression ne manque pas de justesse, car la bouche souffre autant que le nez en pareil cas.

Quand elle a mangé du cerv’las, Ça vous coup’la gueule à quinz’pas.

Colmance.

(Delvau, 1867) : v. a. Avoir une haleine impossible à affronter, même à une distance de quinze pas, — dans l’argot des faubouriens, impitoyables pour les infirmités qu’ils n’ont point.

Dégueuler

(d’Hautel, 1808) : Terme bas et ignoble quand on l’applique à un être doué de raison, et qui signifie vomir, dégorger. On dit figurément d’un grossier, d’un butor qui se plait à dire des injures, qu’il ne fait que dégueuler.

(Delvau, 1867) : v. a. et n. Avoir une indigestion, — dans l’argot du peuple.

(La Rue, 1894) : Dénoncer ses complices.

Égueuler

(d’Hautel, 1808) : Crier, écornifler, casser.
Il est poli comme un pot-de-chambre égueulé. Expression basse et triviale usitée en parlant d’un grossier personnage, d’un malotru, d’un manant qui se pique de dire de sales injures, des obscénités.
S’égueuler, Crier. Il a tant crié, qu’il en est tout égueulé. Pour, il s’est fait mal à la gorge à force de crier.

(Delvau, 1867) : v. a. Écorner un vase, l’ebrécher, — dans l’argot du peuple.

Emporter la gueule

(Rigaud, 1881) : Mettre la bouche en feu. Un mets trop épicé ou une liqueur trop forte vous emporte la gueule.

Engueulement

(Larchey, 1865) : Bordée d’injures.

Vadé est le Démosthènes de l’engueulement.

Catéch. poissard, 1844.

(Delvau, 1867) : s. m. Injure de parole, — dans l’argot du peuple. Injure de plume, — dans l’argot des gens de lettres.

(Rigaud, 1881) : Avalanche d’injures. Langage particulier aux dames des halles du temps jadis. Les bals masqués sont des écoles d’engueulement.

Engueuler

(Larchey, 1865) : Invectiver.

Et puis j’vous engueule la vilaine.

Rétif, 1783.

(Delvau, 1867) : v. n. Avaler, manger, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Engouler.

(Rigaud, 1881) : Crier des injures. — S’engueuler, se battre à coups de gros mots. Sous prétexte de polémique, certains journalistes ne font que s’engueuler.

(La Rue, 1894) : Injurier. Réprimander grossièrement.

Engueuler le trottoir

(Fustier, 1889) : Porter des chaussures éculées, percées.

Des souliers éculés avec des semelles… qui engueulent le trottoir.

(Vie Parisienne, 1882.)

Engueuleur

(Delvau, 1867) : s. m. Écrivain qui trempe sa plume dans la boue et qui en éclabousse les livres dont il n’aime pas les auteurs.

(Rigaud, 1881) : Individu qui a un goût particulier pour l’engueulage. — Journaliste qui pratique la polémique à l’emporte-pièce et à l’eau-forte.

Eugueuler

(Delvau, 1867) : v. a. injurier grossièrement ; provoquer, chercher querelle. Se faire engueuler. Se taire attraper.

Faire sa gueule

(Virmaître, 1894) : Faire une figure renfrognée. Être mécontent sans en rien dire (Argot du peuple). N.

Ferme ta gueule ou je saute dedans

(Virmaître, 1894) : Ou dit cela à un individu qui baille à se démantibuler la mâchoire, ou qui braille à vous assourdir (Argot du peuple). N.

Fort en gueule

(Virmaître, 1894) : Crier beaucoup. Les poissardes bavardes et insolentes sont fortes en gueule (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Avoir la parole facile.

Fort-en-gueule

(Delvau, 1867) : adj. et s. Insolent, bavard ; homme qui crie plus qu’il n’agit. On connait l’apostrophe de madame Pernelle à la soubrette de sa bru :

… Vous êtes, ma mie, une fille suivante
Un peu trop forte en gueule et fort impertinente.

Gueule

(d’Hautel, 1808) : Pour bouche.
Il feroit tout pour la gueule. Se dit d’un homme qui aime excessivement la bonne chère.
Se prendre de gueule. S’injurier, se quereller à la manière des gens du port, des poissardes.
Avoir la gueule morte. Être confondu, ne savoir plus que dire.
Il n’a que de la gueule. Pour, c’est un hâbleur qui ne fait que parler, qui n’en vient jamais au fait quand il s’agit de se battre.
Mots de gueule. Pour, paroles impures, mots sales et injurieux.
La gueule du juge en pétera. Pour dire qu’une affaire amènera un procès considérable.
Il est venu la gueule enfarinée. Voyez Enfariner.
Gueule fraîche. Parasite, grand mangeur, toujours disposé à faire bombance.
Il a toujours la gueule ouverte. Se dit d’un bavard, d’un parleur éternel.
Gueule ferrée ; fort en gueule. Homme qui n’a que des injures dans la bouche.

(Larchey, 1865) : Bouche.

Il faudrait avoir une gueule de fer-blanc pour prononcer ce mot.

P. Borel, 1833.

Gueule fine : Palais délicat.

Un régime diététique tellement en horreur avec sa gueule fine.

Balzac.

Fort en gueule : Insulteur. — Sur sa gueule : Friand.

L’on est beaucoup sur sa gueule.

Ricard.

Faire sa gueule : Faire le dédaigneux. — Casser, crever la gueule : Frapper à la tête.

Tu me fais aller, je te vas crever la gueule.

Alph. Karr.

Gueuler : Crier.

Leurs femmes laborieuses, De vieux chapeaux fières crieuses, En gueulant arpentent Paris.

Vadé, 1788.

(Delvau, 1867) : s. f. Visage. Bonne gueule. Visage sympathique. Casser la gueule à quelqu’un. Lui donner des coups de poing en pleine figure. Gueule en pantoufle. Visage emmitouflé.

(Delvau, 1867) : s. f. Appétit énorme. Être porté sur sa gueule. Aimer les bons repas et les plantureuses ripailles. Donner un bon coup de gueule. Manger avec appétit.

(Delvau, 1867) : s. f. Bouche. Bonne gueule. Bouche fraîche, saine, garnie de toutes ses dents.

(Rigaud, 1881) : Bouche. — Fine gueule, gourmet. — Porté sur la gueule, amateur de bonne chère. — Fort, forte en gueule, celui, celle qui crie des injures. — Gueule de travers, mauvais visage, mine allongée. — Gueule de raie, visage affreux. — Gueule d’empeigne, palais habitué aux liqueurs fortes et aux mets épicés ; laideur repoussante, bouche de travers, dans le jargon des dames de la halle au XVIIIe siècle, qui, pour donner plus de brio à l’image, ajoutaient : garnie de clous de girofle enchâssés dans du pain d’épice. — Gueule de bois, ivresse. — Roulement de la gueule, signal du repas, — dans le jargon du troupier. — Taire sa gueule, se taire. — Faire sa gueule, être de mauvaise humeur, bouder. Se chiquer la gueule, se battre à coups de poing sur le visage. — Crever la gueule à quelqu’un, lui mettre le visage en sang. — La gueule lui en pète, il a la bouche en feu pour avoir mangé trop épicé.

Gueule d’empeigne

(Delvau, 1867) : s. f. Homme qui a une voix de stentor ou qui mange très chaud ou très épicé. Avoir une gueule d’empeigne. Avoir le palais assuré contre l’irritation que causerait à tout autre l’absorption de certains liquides frelatés. On dit aussi Avoir la gueule ferrée.

(Virmaître, 1894) : Palais habitué aux liqueurs fortes. L. L. Dans tous les ateliers de de France, gueule d’empeigne signifie bavard intarissable qui a le verbe haut, qui gueule constamment. C’est un sobriquet généralement donné aux Parisiens qui font partie du compagnonnage (Argot du peuple). K.

(Rossignol, 1901) : Celui qui parle beaucoup et qui a la repartie facile a une gueule d’empeigne. On dit aussi de celui qui mange sa soupe bouillante ou qui avale des liqueurs fortes sans sourciller, qu’il a une gueule d’empeigne.

Gueule de bois

(Delvau, 1867) : s. f. Ivresse, — dans l’argot des faubouriens, qui ont voulu exprimer son résultat le plus ordinaire. Se sculpter une gueule de bois. Commencer à se griser.

(La Rue, 1894) : Malaise spécial des lendemains d’ivresse. Va de pair avec le mal aux cheveux.

(Hayard, 1907) : Malaise à la suite d’excès de boisson.

Gueule en coup de sabre

(Virmaître, 1894) : Bouche fendue jusqu’aux oreilles.
— Il peut manger la soupe avec une cuiller à pot (Argot du peuple).

Gueule en cul de poule

(Virmaître, 1894) : Individu mâle ou femelle qui en faisant la moue serre les lèvres (Argot du peuple).

Gueule enfarinée (avoir la)

(Delvau, 1867) : Être alléché par quelque chose, par une promesse de dîner ou d’amour et se créer par avance une indigestion ou une félicité sans pareilles.

Gueule fine

(Delvau, 1867) : s. f. Gourmet.

Gueulée

(Delvau, 1867) : s. f. Repas. Chercher la gueulée. Piquer l’assiette. Signifie aussi une grosse bouchée.

Gueulées

(Delvau, 1867) : s. f. pl. Paroles fescennines, et même ordurières.

Gueulent (les soupapes)

(Rigaud, 1881) : Terme des ouvriers du fer, des mécaniciens, lorsqu’ils veulent dire que la vapeur s’échappe par les soupapes. Au figuré, c’est lorsqu’un ivrogne donne congé aux flots de liquide qu’il a absorbés.

Gueuler

(d’Hautel, 1808) : Crier à tue-tête, hurler à la manière des bêtes.

(Delvau, 1867) : v. n. Crier, gronder. Signifie aussi Parler.

Gueuleton

(Larchey, 1865) : Repas plantureux, dont on a plein la gueule. — Gueuletonner : Faire un gueuleton.

Je ne vous parle pas des bons gueuletons qu’elle se permet, car elle n’est pas grasse à lécher les murs.

Vidal, 1833.

Chacun d’eux suivi de sa femme, À l’Image de Notre-Dame, firent un ample gueuleton.

Vadé, 1788.

(Delvau, 1867) : s. m. Repas plantureux, ou simplement Repas. Fin gueuleton. Ripaille où tout est en abondance, le vin et la viande.

(Rigaud, 1881) : Dîner fin, dîner de fines gueules.

De temps en temps, je me donne la fantaisie d’un petit gueuleton.

(Cogniard frères, La Chatte blanche.)

Gueuleton à chier partout, dîner succulent et copieux.

(Hayard, 1907) : Bon repas.

Gueuletonner

(Delvau, 1867) : v. n. Faire un gueuleton.

Patagueule

(Delvau, 1867) : s. m. Homme compassé, qui fait sa tête et surtout sa gueule, — dans l’argot des sculpteurs sur bois.

(Rigaud, 1881) : Ennuyeux, pas drôle.

C’est lui qui trouvait ça patagueule de jouer le drame devant le monde !

(E. Zola.)

Sculpter une gueule de bois (se)

(La Rue, 1894) : S’enivrer.

Trique à gueule

(Merlin, 1888) : Métaphore réaliste signifiant cuillère. On dit aussi : pelle à gueule.

(Rossignol, 1901) : Cuiller à bouche.

Va-de-la gueule

(Rigaud, 1881) : Orateur, beau parleur, bavard, — dans le jargon du peuple. Le mot est du Père Duchêne l’ancien.

Va-de-la-gueule

(Delvau, 1867) : s. m. Gourmand, — dans l’argot du peuple.


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