AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Affeur

(M.D., 1844) : Peureux.

Barbe, barbiset, barbeau, bouffeur de blanc

(Hayard, 1907) : Homme qui vit de la prostitution.

Beffeur (c’est un)

(Virmaître, 1894) : Homme qui fait des dupes. Homme d’affaires marron. Ses clients le sont plus souvent que lui (Argot des voleurs).

Beffeur, beffeuse

(France, 1907) : Trompeur, trompeuse.

Bouffeur de blanc

(France, 1907) : Amant de prostituée, souteneur ; blanc, est ici pour argent. Argot populaire.

Bouffeur de kilomètres

(Rigaud, 1881) : Sobriquet du chasseur de Vincennes, le plus intrépide marcheur de l’infanterie française. Il bouffe, il avale les kilomètres.

Boule à pot-au-feu

(Rossignol, 1901) : Voir bocal.

Boute-feu

(d’Hautel, 1808) : Homme dangereux, querelleur et méchant, qui se plait à mettre le trouble et la zizanie partout où il se trouve.

Boute-feu, boute-joie

(Delvau, 1864) : Le membre viril, parce qu’il met à feu et à flamme l’amadou féminin.

Cependant, je ne laissais pas de redouter l’instant où mon nouvel enfileur m’incrusterait son formidable boute-joie, mais je m’armai de courage.

(Mon noviciat)

Briffeur

(d’Hautel, 1808) : Parasite, gouliafre, glouton qui fait un dieu de son ventre.

Calfeutrer une femme

(Delvau, 1864) : Boucher son trou avec une pine.

Le garçon de boutique calfeutra aussi bien mon bas, que maître juré qui soit du métier de culetis.

(Variétés historiques et littéraires.)

Chauffer une femme, chauffeur

(Delvau, 1864) : Homme qui bande pour une femme et qui la serre de près, comme l’épervier la colombe, pour épier le moment favorable où il pourra fondre dessus, la pine en avant.

Loquemans, c’est l’officier, le chauffeur de la petite.

Henry Monnier.

Chauffeur

(Larchey, 1865) : Homme d’entrain.

C’était un bon enfant… un vrai chauffeur !

H. Monnier.

(Larchey, 1865) : Courtisan.

C’est l’officier, le chauffeur de la petite.

Id.

(Delvau, 1867) : s. m. Homme de complexion amoureuse. Se dit aussi de tout homme qui amène la gaieté avec lui.

(Delvau, 1867) : s. et adj. Hâbleur, blagueur.

Coup de feu

(Delvau, 1867) : s. m. Moment de presse.

(Boutmy, 1883) : s. m. Ivresse commençante. V. Barbe.

Coup de feu de société

(Delvau, 1867) : s. m. Dernier degré de l’ivresse, — dans l’argot des typographes.

(Rigaud, 1881) : Le pinacle de la soulographie, — dans le jargon des typographes.

Effeuiller

(Delvau, 1864) : Masturber en parlant de la femme.

Un joli doigt, qu’assouplit le désir,
En l’effeuillant y cherche le plaisir.

Parny.

Effeuiller la couronne virginale

(Delvau, 1864) : Prendre le pucelage de sa femme, la nuit des noces.

Et Pignouflard, demain, effeuille sa couronne virginale.

Albert Glatigny.

Esbroufeur

(Rigaud, 1881) : Voleur à l’esbroufe. L’esbroufeur exploite de préférence les abords de la Banque de France et des grandes compagnies financières. Quand on vient de toucher de l’argent dans ces parages, il est prudent de se boutonner, de serrer les coudes et de tenir le milieu de la chaussée. Le garçon de recette est le rêve de l’esbroufeur.

Esbrouffeur

(Delvau, 1867) : s. et adj. Gascon de Paris, qui vante sa noblesse apocryphe, ses millions improbables, ses maîtresses imaginaires, pour escroquer du crédit chez les fournisseurs et de l’admiration chez les imbéciles.

(Virmaître, 1894) : Qui fait des esbrouffes. Voleur à l’esbrouffe (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Celui qui est fier et fait des manières est un esbrouffeur.

Esbrouffeur, Esbrouffeuse

(Rigaud, 1881) : Faiseur, faiseuse d’embarras.

Esbrouffeuse

(Delvau, 1867) : s. f. Drôlesse qui éclabousse d’autres drôlesses, ses rivales, par son luxe insolent, par ses toilettes tapageuses, par le nombre et la qualité de ses amants.

Étouffeur

(Delvau, 1867) : s. m. Libraire qui ne sait pas lancer ses livres ou qui ne veut pas lancer les livres édités par les autres libraires.

(Rigaud, 1881) : Libraire, éditeur, qui connaît mal son métier. Celui qui lance mal, qui ne sait pas lancer un ouvrage. Faute de quelques réclames dans les journaux, l’étouffeur voit moisir les éditions au fond de sa boutique.

(Virmaître, 1894) : On étouffe une affaire, un scandale. Un libraire étouffe un livre qu’il ne sait pas lancer. Le caissier qui vole son patron étouffe la monnaie. C’est surtout dans les cercles que les croupiers étouffent les jetons. On étouffe un perroquet. Étouffer, en un mot, est le synonyme de voler (Argot du peuple).

Étouffeur, Étouffeuse

(Rigaud, 1881) : Celui, celle qui cache de l’argent sur soi. Il y a beaucoup d’étouffeurs parmi les ouvriers, les jours de paye. On cache l’argent dans le collet de la redingote, dans les bas, dans la coiffe de la casquette, pour que la ménagère ne prenne pas tout.

Être à feu

(Delvau, 1867) : Être en colère, — dans l’argot des faubouriens.

Être à pot et à feu avec quelqu’un

(Delvau, 1867) : Avoir un commerce d’amitié, vivre familièrement avec lui.

Être esbrouffeur

(Clémens, 1840) : Faire de l’embarras.

Faire danser un homme sur la pelle à feu

(Delvau, 1867) : Exiger sans cesse de l’argent de lui, le ruiner, — dans l’argot des petites dames. On dit aussi Faire danser sur la poêle à frire.

Faire feu

(Delvau, 1867) : v. a. Boire, — dans l’argot des francs-maçons, qui ont des canons pour verres.

Faire feu des dents

(Rigaud, 1881) : Manger gloutonnement. (XVIIe siècle.) Une très pittoresque image dont on ne se sert plus aujourd’hui.

Faire voir la feuille à l’envers

(Delvau, 1864) : Baiser une femme dans les bois, parce qu’étant sur le dos et levant les yeux au ciel elle ne peut apercevoir que le dessous des feuilles d’arbre.

Bientôt, par un doux badinage,
Il la jette sur le gazon.
— Ne fais pas, dit-il, la sauvage,
Jouis de la belle saison…
Ne faut-il pas, dans le bel âge
Voir un peu la feuille à l’envers ?

Rétif De La Bretonne.

Feu

(d’Hautel, 1808) : Il n’y voit que du feu. Pour il n’y voit goutte, il ne connoit rien dans ce qu’il entreprend, il manque de capacité.
Jeter feu et flamme. Crier, tempêter, s’emporter, se mettre en colère.
Il le craint comme le feu. Se dit d’une personne qui inspire le trouble, la vénération, le respect.
Prendre une poignée de feu. Pour dire se chauffer à la hâte.
Avoir son coup de feu. Être dans les vignes du seigneur, être en gaieté, avoir une pointe de vin.
Un feu de paille, un feu de joie. Plaisir court, de peu de durée.
C’est le feu et l’eau. Se dit de deux personnes qui se détestent, ou qui sont incompatibles.
Un feu à rôtir un bœuf, un feu de reculée. Trop violent, trop vif.
Il n’y a pas de feu sans fumée. Signifie qu’il ne court pas de bruit sans qu’il y ait quelque fondement.
Il court comme s’il avoit le feu au cul. Se dit d’une personne que la peur fait fuir avec précipitation.
Il n’a ni feu ni lieu. Pour, il n’a point de domicile, il est errant et vagabond.
Faire mourir quelqu’un à petit feu. Lui faire éprouver de mauvais traitemens, lui rendre la vie malheureuse.
Jeter de l’huile sur le feu. Exciter la colère, l’animosité de quelqu’un par des rapports indiscrets.
Être dans un coup de feu. Être très-pressé, très-occupé.
Il n’y a ni pot au feu ni écuelles lavées. Se dit d’une maison sans ordre, et où tout est bouleversé.
Il n’a jamais bougé du coin de son feu. Pour faire entendre qu’un homme n’a point voyagé.
Il en mettroit sa main au feu. Signifie il en est très-assuré, il en répond.
Il verra de quel feu je me chauffe. Espèce de menace que l’on fait à quelqu’un.
Il se met au feu pour ses amis. Se dit d’un homme qui remplit avec zèle les devoirs de l’amitié.
Mettre le feu à la cheminée. Signifie manger des alimens trop salés qui mettent le palais, le gosier en feu.
Mettre tout à feu et à sang. Piller, voler, exercer un grand ravage.
Mettre le feu aux étoupes, ou sous le ventre de quelqu’un. Animer sa colère, sa passion.

Feu (avoir du)

(Fustier, 1889) : Argot des enfants qui se servent, dans un sens ironique, de cette locution au jeu dit des quatre-coins. Astu du feu ? signifie : Es-tu prêt à échanger ton coin contre le mien. Voici, je suppose, l’origine de cette expression : on sait que les gamins ne se gênent pas pour fumer. Or, l’un d’eux ayant un jour une cigarette éteinte, voulut prendre du feu à la cigarette allumée d’un des trois autres joueurs et, pendant ce temps se vit prendre sa place par le cinquième, le patient, le pot.

Feu (faire)

(Rigaud, 1881) : Terme de la vieille école au mélodrame et de la tragédie, signifiant et exprimant le geste de l’acteur qui marque la fin de chaque phrase d’un coup de talon vigoureusement frappé sur les planches ; l’acteur qui faisait feu à la plus grande satisfaction du public, fut sans contredit le célèbre Tautin. (Petit dict. des coulisses.)

Feu (n’y voir que du)

(Larchey, 1865) : Être ébloui, aveuglé.

Et tu n’y verras que du feu.

Cogniard, 1831.

Feu à la cheminée (avoir mis le)

(Rigaud, 1881) : S’être mis le gosier en feu pour avoir mangé des viandes trop épicées, pour avoir bu des liqueurs trop fortes.

Feu au cul (avoir le)

(Delvau, 1864) : Être ardent aux exercices vénériens.

C’est plus d’un coup par heure ; il avait donc le feu au cul ?

Mililot.

Feu de paille

(Delvau, 1864) : Fouterie de pauvre ou de poète, qui commence en flambant de façon à faire espérer vingt coups, et qui s’éteint net après le premier.

Feuille

(d’Hautel, 1808) : Monte sur une feuille de papier. Se dit par dérision à un très-petit homme, qui par défaut de taille, ne peut atteindre à quelque chose, ou satisfaire sa curiosité.
Il tremble comme la feuille. Se dit d’un poltron, d’un homme que la peur trouble et agite sensiblement.
Il s’en ira avec les feuilles, ou à la venue des feuilles. Signifie qu’un malade succombera a l’automne ou au commencement du printemps.

(Fustier, 1889) : « Les filles d’Ève ont reçu différents noms, suivant les époques, les règnes et les modes… À Saumur, leur nom ne varie plus. On les appelle des Feuilles. »

(Théo-Critt : Nos farces à Saumur.)

Feuille à l’envers (voir la)

(Larchey, 1865) : « Sitôt, par un doux badinage, Il la jeta sur le gazon. Ne fais pas, dit-il, la sauvage ; Jouis de la belle saison. Ne faut-il pas dans le bel âge Voir un peu la feuille à l’envers ? » — Cet exemple est pris dans la 177e Contemporaine de Rétif (édit. 1783) ; mais la chanson est plus ancienne, car ses auditeurs ajoutent dans le texte : Charmante quoique vieille !.

(Rigaud, 1881) : S’asseoir avec une dame, à la campagne, au pied d’un arbre, et deviser des choses les plus tendres à la manière de Jasion et de Cérès.

Attendez-moi, n’avez-vous jamais vu les feuilles à l’envers ?

(Ane. Théâtre Italien.)

Feuille de chou

(Larchey, 1865) : Guêtre militaire, mauvais journal, titre non valable.

(Delvau, 1867) : s. f. Journal littéraire sans autorité, — dans l’argot des gens de lettres. On dit aussi Carré de papier.

(Delvau, 1867) : s. f. Guêtre de cuir, — dans l’argot des troupiers.

(Rigaud, 1881) : Méchant petit journal, journal sans importance.

(Rigaud, 1881) : Guêtre, — dans le jargon des troupiers.

(Rigaud, 1881) : Oreille, — dans l’argot des rôdeurs de barrière. — Je l’ai pris par ses feuilles de chou et je l’ai sonné.

(Rigaud, 1881) : Surnom donné au marin, par les soldats des autres armes. Allusion aux grands cols des marins.

(Boutmy, 1883) : s. f. Petit journal de peu d’importance.

(Virmaître, 1894) : Mauvais journal qui ne se vend qu’au poids (Argot d’imprimerie).

(Rossignol, 1901) : Journal de petit format. On dit aussi, de celui qui a de grandes oreilles, qu’il a des feuilles de choux.

Feuille de chou, Feuille de platane

(Rigaud, 1881) : Mauvais cigare, cigare d’un sou.

Feuille de rose

(Rigaud, 1881) : « On voit bien que vous n’avez pas accoutumé de parler à des visages. » (Molière, Le Malade imaginaire.)

Feuillées

(Fustier, 1889) : Latrines, Argot du régiment. Allusion aux branches d’arbres que l’on place, au camp, autour des cabinets pour les dissimuler.

Feuilles (bonnes)

(Fustier, 1889) : Les passages les plus remarquables d’un livre, d’une brochure.

Feuilles de chou

(Delvau, 1867) : s. f. pl. Les oreilles, — dans l’argot des bouchers. On dit aussi Esgourdes et Maquantes.

(Hayard, 1907) : Oreilles, journal sans importance.

Feuilles de choux

(Merlin, 1888) : Guêtres de cuir.

(Virmaître, 1894) : Oreilles (Argot du peuple). V. Esgourdes.

Feuilleton

(Rigaud, 1881) : Supplément écrit à la main que quelques restau-rateurs ajoutent à la liste des plats indiqués sur la carte imprimée. Ce supplément s’appelle on ne sait pourquoi : Feuilleton. (Ch. Monselet, La Cuisinière poétique.)

Feux de file (ne pas s’embêter dans les)

(Larchey, 1865) : Être indépendant. — Mot à mot : faire feu à volonté.

Pour lors ! not’colonel, qui ne s’embête pas dans les feux de file…

Ancien Figno, 1827.

Feux de file (ne pas s’embrouiller dans les)

(Rigaud, 1881) : Conserver son sang-froid.

Gaffeur

(Virmaître, 1894) : Qui commet des gaffes. Il y en a de célèbres, par exemple, dire au maître de la maison dans laquelle on est invité :
— Qui est donc cette vilaine bossue qui fait tant de grimaces.
— Monsieur, c’est ma femme (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Celui qui fait des gaffes.

Gaffeur, euse

(Fustier, 1889) : Du verbe argotique gaffer, commettre des impairs.

J’en connais (une femme) une qui est fort jolie, et qui possède un salon fort convenablement fréquenté… Un peu gaffeuse, par exemple.

(Charivari, avril 1887.)

Gaffeur, Gaffeur de braise

(Rigaud, 1881) : Caissier, — dans le jargon des voleurs. Mot à mot : celui qui garde l’argent.

Gâteau feuilleté

(Delvau, 1867) : s. m. Bottes qui se délitent, — dans l’argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Soulier dont la semelle se divise.

Giroflée à cinq feuilles

(Delvau, 1867) : s. f. Soufflet, — dans l’argot des faubouriens, qui savent très bien le nombre des feuilles du cheiranthus, et encore mieux celui des doigts de leur main droite. On dit aussi giroflée à plusieurs feuilles, — autre ravenelle qui pousse sur les visages.

(Rigaud, 1881) : Soufflet.

Oui, qu’on le peut, à preuve que v’là une giroflée à cinq feuilles que j’applique sur ta joue gauche !

(Jacques Arago, Comme on dîne à Paris.)

J’ai appliqué une giroflée à cinq feuilles sur le bec du singe,

sur la figure du patron. (Le Sublime.)

Vers la fin du XVIIIe siècle, l’expression n’était pas moins usitée que de nos jours, parmi le peuple.

(Virmaître, 1894) : Gifle. Allusion aux cinq doigts (Argot du peuple). V. Salsifits.

Goffeur

(Rigaud, 1881) : Serrurier, — dans l’ancien argot, du celte goff, forgeron.

(La Rue, 1894) : Serrurier.

Jeter au feu

(La Rue, 1894) : Dénoncer.

Piaffeur

(d’Hautel, 1808) : Pompeux, brillant, magnifique ; qui impose par des dehors trompeurs.

Piaffeuse

(Fustier, 1889) : La dernière expression du chic est celle de piaffeuse pour désigner la femme élégante et bien prise dans le harnais de la mode. Le mot n’a rien de désobligeant ; piaffeuse : qui se tient droite et porte beau.

(Gaulois, sept. 1887.)

Porte-feuille

(La Rue, 1894) : Lit.

Portefeuille

(Delvau, 1867) : s. m. Lit, — dans l’argot des faubouriens, qui font allusion aux différentes épaisseurs formées par les couvertures et les draps. S’insérer dans le portefeuille. Se coucher.

(Rigaud, 1881) : Lit. C’est là que l’homme serre ce qu’il a de plus précieux : sa personne. — S’insinuer, se fourrer dans le portefeuille, se coucher.

J’ souffre moins comme ça, voyez-vous, parc’que, quand j’ suis étendu dans le portefeuille, je m’ sens à tout’ minute prêt à suffoquer.

(A. Antier, L’Agrafe, act. I sc. 1 1837.)

(Virmaître, 1894) : Le lit.
— Je vais me fourrer dans mon portefeuille.
Allusion de forme (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Lit.

(Hayard, 1907) : Lit.

Portefeuilliste

(Rigaud, 1881) : Ministre. Il a un portefeuille ministériel.

Les trois portefeuillistes, M. de Marcère surtout, ont l’air foncièrement satisfaits de leurs maroquins.

(Le Réveil, du 16 décembre 1877.)

Pot-au-feu

(Delvau, 1864) : Les fesses d’une femme, quand elles sont d’un embonpoint agréable, — comme celles de la Vénus Callipyge.

Mais tournez-vous donc un peu…
Quel superbe pot-au-feu !
C’est d’la fière marchandise,
Mam’zelle Lise !

F. de Calonne.

(Larchey, 1865) : Entreteneur fournissant de quoi faire aller le pot-au-feu.

L’Anglais : Lorsque nous aimons, Nous finançons, Afin de plaire. D’où vient qu’en tout lieu on dit : un milord pot-au-feu.

Désaugiers.

(Larchey, 1865) : Casanier, arriéré.

Ce n’est pas cet imbécile qui m’aurait éclairée… il est d’ailleurs bien trop pot-au-feu.

Balzac.

(Delvau, 1867) : s. m. L’endroit le plus charnu du corps humain, — dans l’argot des faubouriens, qui l’ont pris depuis longtemps pour cible de leurs plaisanteries et de leurs coups de pied.

(Delvau, 1867) : s. et adj. Commun, vulgaire, bourgeois, — dans l’argot des petites dames. Être pot-au-feu. Être mesquin. Devenir pot-au-feu. Se ranger, épouser un imbécile ou un myope incapable de voir les taches de libertinage que certaines femmes ont sur leur vie.

(Rigaud, 1881) : Creuset de faux monnayeur, — dans l’argot de la police.

(Rigaud, 1881) : Casanier, casanière.

Sans feuille

(Rigaud, 1881) : Gibet, — dans l’ancien argot.

Sans-feuille

(Delvau, 1867) : s. f. Potence, — dans l’argot des voleurs.

(Virmaître, 1894) : La potence (Argot des voleurs).

Soiffard, soiffeur

(Larchey, 1865) : Grand buveur.

Le franc soiffeur Offre son cœur, Avec un sou d’galette.

Dalès.

Soiffard de Nini Moulin.

E. Sue.

Soiffeur, Soiffeuse

(Rigaud, 1881) : Buveur, buveuse intrépide.

Taffeur

(Delvau, 1867) : s. m. Poltron. Le Royal Taffeur. Régiment aux cadres élastiques, où l’on incorpore à leur insu tous les gens qui ont donné des preuves de couardise.

(Virmaître, 1894) : Poltron.
— Il est tellement taffeur que l’on ne lui fourrerait pas une feuille de papier à cigarette entre les fesses (Argot du peuple). N.

Tourner le feuillet

(Rigaud, 1881) : Retourner aux fastes de Sodome.

Trottines feuilletées

(Delvau, 1867) : s. f. pl. Bottes ou souliers dont la semelle est en mauvais état. Argot des voyous.

Truffer, truffeur, trufferie

(d’Hautel, 1808) : Tromper, trompeur, tromperie.

Voir la feuille à l’envers

(Delvau, 1867) : v. a. Le couplet suivant, tiré d’une très vieille chanson reproduite par Restif de la Bretonne dans sa LXXII-CLXXVIIe Contemporaine, expliquera cette expression mieux que je ne le pourrais faire :

Sitôt, par un doux badinage,
Il la jeta sur le gazon.
— Ne fais pas, dit-il, la sauvage,
Jouis de la belle saison.
Pour toi, le tendre amour m’engage
Et pour toi je porte ses fers ;
Ne faut-il pas, dans le jeune âge,
Voir un peu la feuille à l’envers ?

chante le berger Colinet à la bergère Lisette, chapitre des Jolies Crieuses.

(Virmaître, 1894) : Pour la voir, il ne faut certes pas être sur le ventre (Argot du peuple). Il existe plusieurs chansons qui célèbrent les joies de voir la feuille à l’envers :

Sitôt, par un doux badinage,
Il la jeta sur le gazon.
— Ne fais pas, dit-il, la sauvage,
Jouis de la belle saison.
Pour toi, le tendre amour m’engage,
Et pour toi je porte ses fers.
Ne faut-il pas, dans le jeune âge.
Voir un peu la feuille à l’envers ?

(Restif de la Bretonne, Les Jolies Crieuses)

Un autre auteur a écrit sur le même sujet :

Oh ! la drôle de chanson
Que chantaient Blaise et Toinon.

Voir que du feu (n’y)

(Delvau, 1867) : Être trompé par un beau parleur ; être ébloui par des promesses brillantes.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique