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Affaire esbrouffée

(Clémens, 1840) : Vol manqué.

Crucifix à l’esbrouffe

(La Rue, 1894) : Revolver.

Esbrouffe

(anon., 1827) : Air important.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Air important.

(Bras-de-Fer, 1829) : Air important.

(un détenu, 1846) : Avis vantards, air de grand seigneur.

(Larchey, 1865) : Fanfaronnades, étalage de grands airs.

Pas d’esbrouffe ou je repasse du tabac.

P. Borel, 1833.

Faut pas faire ton esbrouffe, vois-tu ! ça ne prendrait pas.

Cogniard, 1831.

Vol à l’esbrouffe : V. Caroubleur.

(Delvau, 1867) : s. f. Embarras, manières, vantardises. Faire de l’esbrouffe. Faire plus de bruit que de besogne.

(Rigaud, 1881) : Embarras, jactance. Faire de l’esbrouffe, des esbrouffes, son esbrouffe, faire des es, faire des embarras.

Ce Prussien était donc là, le nez en l’air, lorgnant les bombes lumineuses et faisant son esbrouffe.

(É. de la Bédollière.)

(La Rue, 1894) : Embarras. Vol à l’esbrouffe, vol à la bousculade. Estourbir à l’esbrouffe, assassiner dans la rue.

(Hayard, 1907) : Embarras.

Esbrouffe (en faire)

(Virmaître, 1894) : Faire des embarras, du vent, de la mousse. Esbrouffe est un vieux mot qui vient d’esbouffer, éclabousser. C’est Théophile Gautier qui a transformé ce mot dans le sens de vent et de mousse. Les escarpes se sont emparés du mot esbrouffer pour désigner un genre de vol assez répandu. Ce vol consiste à bousculer un passant dans la rue, à profiter de sa surprise pour le voler et s’excuser ensuite (Argot des voleurs).

Esbrouffé (pesciller d’)

(Halbert, 1849) : Prendre de force.

Esbrouffe (vol à l’)

(Rossignol, 1901) : Ce vol consiste à bousculer quelqu’un qui sort d’une banque ou d’ailleurs, et profiter de sa stupéfaction pour qu’un complice lui enlève au moment de la bousculade son portefeuille de la poche intérieure de son vêtement quoique boutonné. Le portefeuille est aussitôt repassé à un troisième complice qui s’esquive. Si le volé s’aperçoit de suite de la soustraction, il fait arrêter les deux individus par qui il a été bousculé ; ils se rendent de bonne grâce chez le commissaire, où, comme on ne trouve rien sur eux, ils sont remis en liberté et reçoivent des excuses.

Esbrouffer

(un détenu, 1846) : Étonner, surprendre, ébahir.

(Halbert, 1849) : Effaroucher.

(Larchey, 1865) : Intimider, en imposer. — Du vieux mot esbrouffer : éclabousser. V. Du Cange.

Allons ! mouche-lui le quinquet, ça l’esbrouffera.

Th. Gautier.

(Delvau, 1867) : v. a. En imposer ; faire des embarras, des manières, intimider par un étalage de luxé et d’esprit. Signifie aussi Réprimander.

(Rigaud, 1881) : Faire des embarras. — Chercher à étonner, à éclipser. Esbrouffer son monde.

(Virmaître, 1894) : Dire des sottises à quelqu’un, le secouer vertement (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Synonyme d’épater. Dire des sottises à quelqu’un, s’il ne sait que répondre et reste coi, c’est esbrouffer.

(Hayard, 1907) : Intimider, brusquer quelqu’un, prendre des grands airs.

Esbrouffeur

(Delvau, 1867) : s. et adj. Gascon de Paris, qui vante sa noblesse apocryphe, ses millions improbables, ses maîtresses imaginaires, pour escroquer du crédit chez les fournisseurs et de l’admiration chez les imbéciles.

(Virmaître, 1894) : Qui fait des esbrouffes. Voleur à l’esbrouffe (Argot des voleurs).

(Rossignol, 1901) : Celui qui est fier et fait des manières est un esbrouffeur.

Esbrouffeur, Esbrouffeuse

(Rigaud, 1881) : Faiseur, faiseuse d’embarras.

Esbrouffeuse

(Delvau, 1867) : s. f. Drôlesse qui éclabousse d’autres drôlesses, ses rivales, par son luxe insolent, par ses toilettes tapageuses, par le nombre et la qualité de ses amants.

Être esbrouffeur

(Clémens, 1840) : Faire de l’embarras.

Pesciller d’esbrouffe

(Delvau, 1867) : Prendre de force, d’autorité — dans l’argot des voleurs.

(Virmaître, 1894) : Prendre d’autorité. Le voleur à l’esbrouffe pescille de cette façon le portefeuille ou le portemonnaie du bourgeois (Argot des voleurs). V. Vol à l’esbrouffe.

Tigner d’esbrouffe

(Rigaud, 1881) : Voler à la faveur d’un rassemblement.

(Virmaître, 1894) : V. Riffe.


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