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Attelage (double)

(Rigaud, 1881) : Quatorze de rois au jeu de piquet.

Cap (doubler le)

(Fustier, 1889) : Faire un détour pour éviter un créancier. (V. Delvau : Rue barrée.)

Chaîne (doubler la)

(Rigaud, 1881) : Dans le jargon des régiments de cavalerie a la signification de tenir serré, de couper les vivres ; allusion aux chevaux auxquels on double la chaîne lorsqu’ils sont sujets à se détacher. — Le vieux me double la chaîne, mon père me tient serré. — Autrefois l’officier me donnait la permission de dix heures, mais depuis que je me suis si bien cuité, il a doublé la chaîne.

Chevaux à double semelle

(Larchey, 1865) : Jambes.

Tiens, apprête tes chevaux à double semelle, prends ce paquet et valse jusqu’aux Invalides.

Balzac.

(Rigaud, 1881) : Jambes.

Chiffonnier de la double colline

(Delvau, 1867) : s. m. Mauvais poète, — dans l’argot des gens de lettres.

Coup double

(Virmaître, 1894) : Deux jumeaux. Ce mot peut se passer d’explications (Argot du peuple). N.

Donner un redoublement de fièvre

(Delvau, 1867) : v. a. Révéler un nouveau méfait à la charge d’un accusé, — dans le même argot [des voleurs].

Doublage, Doublé

(Rigaud, 1881) : Vol ; mensonge. — Monter un doublé, en imposer.

Doublage, doublé

(La Rue, 1894) : Vol, mensonge.

Double

(d’Hautel, 1808) : Voir double. Être gris n’avoir pas sa raison.
Jouer à quitte ou double. C’est-à-dire, le tout pour le tout.
Double jeûne, double morceau. Signifie que l’abstinence d’une chose vous donne des désirs plus vifs d’en faire usage.

(Larchey, 1865) : Sergent-major, maréchal des logis chef. L’insigne de ce sous-officier est un double galon.

Si son double un soir pris d’humeur noire veut tempêter… il n’a pas le dernier.

Wado.

(Delvau, 1867) : s. m. Sergent-major, — dans l’argot des soldats, qui l’appellent ainsi probablement à cause de ses deux galons dorés.

(Rigaud, 1881) : Gardien-chef, — dans le jargon des prisons. Le mot est également en usage au régiment pour désigner un sergent-major. Allusion aux doubles galons.

Doublé

(Halbert, 1849) : Volé.

Double (le)

(Merlin, 1888) : Le sergent-major, — par allusion à son double galon.

Double cholette

(Larchey, 1865) : Litre (Vidocq). — Double vanterne : Lunettes. — Mot à mot : double vitre.

Double six

(Delvau, 1867) : s. m. Nègre, — dans l’argot des voleurs.

(Delvau, 1867) : s. m. Les deux dents au milieu de la mâchoire supérieure. Argot des faubouriens.

Double-face

(La Rue, 1894) : Armoire à glace.

Double-six

(Rigaud, 1881) : Poseur. Fat sans cesse occupé à étudier ses poses, à faire valoir ses avantages. Au jeu de dominos la première pose est au joueur qui a le double-six ; d’où le surnom donné au poseur, au fat.

(Virmaître, 1894) : Nègre (Argot des voleurs).

(Hayard, 1907) : Nègre.

Doubler

(Delvau, 1867) : v. a. Voler.

(Rigaud, 1881) : Tromper ; voler.

Doubler le cap

(Rigaud, 1881) : Faire un détour. On double le cap lorsqu’on prend le chemin le plus long afin d’éviter de passer devant la porte d’un créancier.

Doubler un cap

(Larchey, 1865) : « Doubler un cap dans Paris, c’est faire un détour, soit pour ne pas passer devant un créancier, soit pour éviter l’endroit où il peut être rencontré. »

Balzac.

(Delvau, 1867) : v. a. Passer heureusement une échéance, un 1er ou un 15, sans avoir un billet protesté, — dans l’argot des commerçants, qui connaissent les écueils de la Fortune. Henry Murger, dans sa Vie de Bohème, appelle ce 1er et ce 15 de chaque mois le Cap des Tempêtes, à cause des créanciers qui font rage à ce moment-là pour être payés.

Doublette

(Halbert, 1849) : Escroc.

Doubleur

(anon., 1827) : Larron.

(Bras-de-Fer, 1829) : Larron.

(Halbert, 1849) : Voleur.

(Delvau, 1867) : s. m. Voleur. Doubleur de sorgue. Voleur de nuit.

(Hayard, 1907) : Menteur.

Doubleur de sorgue

(Bras-de-Fer, 1829) : Larron de nuit.

(Virmaître, 1894) : Voleur de nuit. Il double la journée (Argot des voleurs). V. Attristé.

Doubleur de Sorgue

(Hayard, 1907) : Voleur de nuit.

Doubleur, Doubleuse

(Rigaud, 1881) : Menteur, menteuse ; voleur, voleuse.

Doubleuse

(Halbert, 1849) : Voleuse.

Doubleux

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Voleur. Doubleux de sorgue, voleur de nuit.

Doubleux de sorgue

(Halbert, 1849) : Larron de nuit.

Doubleux de sorgue ou sorgne

(anon., 1827) : Larron de nuit.

Fil en double

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Bon vin.

(Larchey, 1865) : Le vin s’appelle du fil en double.

Grandval, 1827.

Gradouble

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Plomb. Attrimer du gradouble, voler le plomb des gouttières.

Gras double

(Clémens, 1840) : Plomb.

(Virmaître, 1894) : Plomb (Argot des voleurs). V. Limousinier.

(Hayard, 1907) : Plomb.

Gras-double

(Larchey, 1865) : Feuille de plomb (Vidocq). — Allusion à la facilité avec laquelle on la roule. — Gras-doublier : Voleur de plomb. C’est sur les toits qu’il exerce ordinairement. V. Limousineur.

(Delvau, 1867) : s. m. Plomb volé et roulé, — par allusion à la ressemblance qu’il offre ainsi avec les tripes qu’on voit à la devanture des marchands d’abats. Les voleurs anglais, eux, disent moos, trouvant sans doute au plomb une ressemblance avec la mousse.

(Delvau, 1867) : s. m. Gorge trop plantureuse, — dans l’argot des faubouriens. L’analogie, pour être assez exacte, n’est pas trop révérencieuse ; en tout cas elle est consacrée par une comédie de Desforges, connue de tout le monde, le Sourd ou l’Auberge pleine : « Je ne voudrais pas payer madame Legras — double ! » dit Dasnières en parlant de l’aubergiste, femme aux robustes appas. Castigat ridendo mores, le théâtre ! C’est pour cela que les plaisanteries obscènes nous viennent de lui.

(Rigaud, 1881) : Feuille de plomb, — dans le jargon des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Seins aussi vastes que fugitifs, — dans le jargon des voyous.

(La Rue, 1894) : Plomb en feuille volé sur les toits. Le voleur l’enroule autour de lui.

(Rossignol, 1901) : Plomb.

Gras-double (déjeuner du)

(Rigaud, 1881) : Déjeuner de charcuterie institué le vendredi-saint par les libres-penseurs, ou mieux panseurs, qui regrettent qu’il n’y ait pas de gras-triple, pour mieux protester.

Mettre les bouchées doubles

(Virmaître, 1894) : Se dépêcher de faire quelque chose. Synonyme de manger un morceau sur le pouce, à la hâte. Cette expression est employée pour tout ce qui est fait précipitamment (Argot du peuple).

Rabateux, Doubleur de sorgue

(Rigaud, 1881) : Voleur de nuit, à l’époque où les voleurs de nuit formaient une catégorie. Aujourd’hui, ils volent de nuit et de jour, quand ils peuvent.

Raboteux ou doubleux de sorgne

(anon., 1827) : Larron de nuit.

Raboteux ou doubleux de sorgue

(Bras-de-Fer, 1829) : Larron de nuit.

(Halbert, 1849) : Voleur de nuit.

Redoublement de fièvre

(Bras-de-Fer, 1829) : Révélation d’un nouveau fait à charge.

(Delvau, 1867) : s. m. Révélation d’un nouveau fait à charge, dans le même argot [des voleurs].

(Rigaud, 1881) : Nouvelle charge, accusation nouvelle contre l’accusé, — dans l’ancien argot.

(Virmaître, 1894) : Fièvre, révélation. Quand un voleur a été dénoncé, il a la fièvre. Une nouvelle révélation à sa charge lui occasionne un redoublement de fièvre (Argot des voleurs).

Rendoublé

(Rigaud, 1881) : Rempli, restauré par un bon dîner.

(La Rue, 1894) : Plein, rempli.

Rendoublé, ée

(Delvau, 1867) : adj. Plein, pleine, — dans l’argot des voleurs.

Rendoublée

(Virmaître, 1894) : Signifie plusieurs choses. Dans le peuple on dit : Rendoublée de putain, pour exprimer qu’il est impossible de l’être davantage. On dit d’une femme enceinte :
— Elle est rendoublée pour doublée (Argot du peuple).

Sigue (double)

(Halbert, 1849) : 40 francs.


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