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Adieu

(d’Hautel, 1808) : Adieu, bon soir. Proposition explétive, pour, en voilà assez ; taisez-vous.
Adieu paniers, vendanges sont faites. Pour dire qu’il n’est plus temps de faire une chose, que la saison en est passée, ou qu’on ne s’en soucie plus.
Adieu, vous dis. Se dit à quelqu’un qui ennuie et que l’on veut congédier.

Baignoire à bon Dieu

(Delvau, 1867) : s. f. Calice, — dans l’argot des voyous.

Baignoire à bon dieu

(Virmaître, 1894) : Le calice. Cette figure peint bien l’hostie consacrée baignant dans le saint-ciboire (Argot des voleurs).

Baignoire à bon Dieu

(France, 1907) : Le calice.

Baignoire à Bon-Dieu

(Rigaud, 1881) : Calice.

Baiser ou foutre à couillons rabattus, ou comme un dieu

(Delvau, 1864) : Avec énergie, sans songer au mari que l’on cocufie ni aux enfants que l’on procrée, — comme tous les hommes voudraient bien pouvoir foutre, et comme toutes les femmes voudraient bien être foutues.

Et maintenant, gonzesse, que je t’ai foutue à couillons rabattus, comme tu n’es pas foutue d’être foutue jamais de ta garce de vie…..

Lemercier de Neuville.

Les hommes, lorsqu’ils ont foutu
À double couillon rabattu,
Se lavent dans une terrine.

Dumoulin-Darcy.

Madame Durut, sentant les approches du suprême bonheur, se livre au transport, et, s’agitant à l’avenant, s’écrie : Foutre ! c’est trop de plaisir ! il fout comme un Dieu !

A. de Nerciat.

Bête à bon dieu

(Virmaître, 1894) : V. Bête à pain.

(France, 1907) : Personne bonne et inoffensive.

Bon Dieu

(Delvau, 1867) : s. m. Sabre, — dans l’argot des fantassins.

(France, 1907) : Sabre-poignard, à cause de la croix figurée par la lame et la poignée.

Bon-dieu

(Larchey, 1865) : Sabre-poignard ; allusion à la croix figurée par la lame et la poignée.

Bon-Dieu

(Fustier, 1889) : « On m’avait réservé la copie d’un petit état récapitulatif des corvées du jour, dont j’avais à faire une douzaine d’exemplaires. J’en avais pour trois quarts d’heure environ… Cela s’appelait des bon-dieu. Je n’ai jamais pu savoir pourquoi. »

(A. Humbert : Mon bagne.)

Bon-dieu (il n’y a pas de)

(Larchey, 1865) : Mot à mot il n’y a pas de bon Dieu qui puisse l’empêcher.

Gn’y a pas d’Bon-Dieu, Faut s’dire adieu.

Désaugiers.

Bondieusard

(Rigaud, 1881) : Marchand d’objets de dévotion. Le quartier St-Sulpice est peuplé de bondieusards. — Enlumineur d’images de sainteté.

Un bondieusard habile pouvait faire ses six douzaines en un jour. Un bondieusard passable, ni trop coloriste ni trop voltairien, pouvait gagner son salut dans l’autre monde et ses quarante sous dans celui-ci.

(J. Vallès, Les Réfractaires.)

Le mot a été créé par Gustave Courbet, qui l’employait souvent pour désigner soit un peintre de sujets religieux, soit un de ces peintres qui semblent s’inspirer des enlumineurs d’estampes. Par extension les libres-penseurs donnent du « bondieusard » à quiconque croit en Dieu, à quiconque fait montre de sentiments religieux.

(France, 1907) : Marmotteur de prières ; fabricant ou marchand d’objets de sainteté.

Bondieusarderie

(Rigaud, 1881) : Dévotion, pratique religieuse, hommage à la religion, — dans le jargon des libres-penseurs.

Bondieusardisme

(France, 1907) : Cagotisme, hypocrisie religieuse.

On demandait à une fille en pleine maturité, atteinte, comme beaucoup, de bondieusardisme, pourquoi elle déployait pour aller à la messe un si grand luxe de jupons blancs ornés de dentelles et des bas de soie bien tirés sur le mollet…
— Que voulez-vous, répondit la dévote, par ce temps de perdition, ces précautions sont indispensables… On peut rencontrer un… insolent. Il trouverait le tout propre, le dessous comme le dessus.

Bondieuserie

(Rigaud, 1881) : Métier du bondieusard. — Commerce d’objets de sainteté, — dans le jargon des peintres réalistes.

C’étaient ces nombreuses boutiques, ces innombrables bondieuseries, dont la rue est pleine.

(Huysmans, Les sœurs Vatard, 1879.)

(France, 1907) : Objets de dévotion.

Bondieutisme

(Rigaud, 1881) : Pratique religieuse intermittente à l’usage des gens frileux.

J’en ai connu plusieurs qui, à l’époque des grands froids, se réfugiaient dans les bras de la religion, près du réfectoire, autour du poêle. Ils engraissaient là dans l’extase ! Quand ils avaient deux mentons, et qu’ils voyaient à travers les barreaux de la cellule revenir les hirondelles, ils sortaient et allaient prendre l’absinthe au caboulot.

(J. Vallès, Les Réfractaires.)

Croix de Dieu

(Fustier, 1889) : Alphabet.

Je connaissais la croix de Dieu. La croix de Dieu, vous le savez, n’est rien moins que l’alphabet avec une belle croix au commencement.

(B. Pifteau.)

Dieu

(d’Hautel, 1808) : Tous les jours que Dieu fasse, on le rencontre en cet endroit. Pour, il y va tous les jours ; on l’y voit perpétuellement.
Faire quelque chose pour l’amour de Dieu. C’est-à-dire par contrainte ; de mauvaise grace ; en rechignant.
Dieu vous bénisse, Dieu vous assiste. Se dit à quelqu’un qui éternue, ou à un pauvre que l’on veut congédier.
Dieu me confonde ! Dieu me damne ! Espèces de jurement qui servent à affirmer.
Il s’en est donné Dieu sait comme. Pour, il est s’est bien diverti ; bien réjoui.
Que le bon Dieu le bénisse. Espèce d’interjection qui exprime le mécontentement que l’on éprouve de ce que quelqu’un n’a pas exécuté ce dont on l’avoit chargé.
Ce que femme veut, Dieu le veut. Manière honnête de dire que les femmes sont tellement opiniâtres, qu’il en faut passer par tout ce qu’elles veulent.
Faire un Dieu de son ventre. Aimer passionné ment la bonne chère ; mettre tous ses plaisirs à bien manger.
On dit aussi d’un homme lâdre et intéressé, qu’Il fait un dieu de son argent.

Dieu (il n’y a pas de bon)

(Rigaud, 1881) : Mot à mot : il n’y a pas de bon Dieu qui puisse m’empêcher de faire ce que je veux faire.

Dieu (manger le bon)

(Rigaud, 1881) : Communier. — Mangeur, mangeuse de bon Dieu, celui, celle qui s’approche souvent de la Sainte Table.

Dieu bat ses matelas

(Delvau, 1867) : Se dit, — dans l’argot du peuple, — lorsqu’il tombe de la neige.

Dieu Terme (le)

(Delvau, 1867) : Les 8 janvier, 8 avril, 8 juillet et 8 octobre de chaque année, — dans l’argot des bonèmes.

Faire un dieu de son ventre

(Delvau, 1867) : v. a. Ne songer qu’à bien manger et à bien boire, — dans l’argot des bourgeois.

Il n’y a pas de bon dieu !

(Delvau, 1867) : Phrase elliptique de l’argot du peuple, qui ne sent pas le fagot autant qu’on pourrait le croire au premier abord ; elle signifie simplement, dans la bouche de l’homme le plus en colère : « Malgré tout, je ferai ce que je veux faire, rien ne m’arrêtera. »

Langue des Dieux (la)

(Delvau, 1867) : La poésie, — dans l’argot des académiciens, dont cependant les vers n’ont rien de divin.

Manger le bon Dieu

(Delvau, 1867) : v. a. Communier, — dans l’argot des faubouriens.

Manger le bon dieu

(Virmaître, 1894) : Communier. L’allusion est claire (Argot du peuple).

Mangeur de bon Dieu

(Delvau, 1867) : s. m. Bigot, homme qui hante plus volontiers l’église que le cabaret. Argot du peuple.

Pardine, pardienne, par dieu !

(d’Hautel, 1808) : Espèce d’interjections vulgaires qui marquent la certitude, l’affirmation et la plainte.
Pardine ou pardienne, s’il m’avoit aidé, je ne serois pas dans l’embarras. Pour assurément, certainement.

Prie-dieu

(Halbert, 1849) : Cadre.


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