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Boute-tout-cuire

d’Hautel, 1808 : Dissipateur, homme enclin à la luxure et à la débauche.

Commander à cuire

Bras-de-Fer, 1829 : Guillotiner.

Delvau, 1867 : v. n. Envoyer à l’échafaud, — dans l’argot des prisons.

Rigaud, 1881 : Envoyer à l’échafaud. (A. Delvau)

France, 1894 : Guillotiner

Cuire

d’Hautel, 1808 : Il lui en cuira pour avoir fait cette extravagances. Pour, il lui en arrivera mal ; il s’en repentira.
Trop gratter cuit, trop parler nuit. Signifie qu’il est dangereux, de se trop gratter, et de parler avec excès.

d’Hautel, 1808 : Viens cuire à mon four, présentement. Espèce de menace que l’on fait à quelqu’un dont on a reçu une offense, et qui équivaut à, reviens me demander quelque chose, et nous verrons.
On dit d’un extravagant, qu’il n’a pas la tête bien cuite.
Il a du pain de cuit.
Manière figurée de dire qu’une personne est aisée ; qu’elle peut vivre sans travailler.
Liberté et pain cuit. Sont les deux plus grands biens de ce monde.
On dit d’une forteresse, d’une place que l’on a prise sans coup férir : qu’on l’a prise avec des pommes cuites.
Il est cuit ; il est fricassé.
Pour, il est ruiné, il est perdu sans ressource.
Je lui rendrai le visage plat comme une pomme cuite. Paroles menaçantes, pour dire que l’on se vengera de quelqu’un.

Cuire (se faire)

Fustier, 1889 : Se faire arrêter.

La Rue, 1894 : Se faire arrêter.

France, 1894 : Se faire arrêter. Être cuit, être perdu, appréhendé, condamné.

Cuire dans son jus

Delvau, 1867 : v. n. Avoir très chaud, jusculentus, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Avoir très chaud, fournir une transpiration abondante. Si l’on veut cuire dans son jus, l’on n’a qu’à aller un dimanche soir, dans un théâtre de Paris, aux troisièmes galeries.

Rigaud, 1881 : Concentrer sa douleur et retenir son élan naturel, — dans le jargon des comédiens. L’expression, qui est de mademoiselle Contât, est restée dans le dictionnaire du théâtre. (V. Couailhac, La Vie de théâtre.)

France, 1894 : Avoir très chaud, transpirer. À propos de cette expression, Lorédan Larchey cite un bon mot de Piron. « Suant au parterre et entendant ses voisins chuchoter : Voilà Piron qui cuit dans son jus. — Ce n’est pas étonnant, s’écria-t-il, je suis entre deux plats. »

Dur à cuire

d’Hautel, 1808 : Un dur à cuire. Nom baroque et de mépris que les ouvriers donnent à leur maître, quand il montre de la résistance à leurs volontés ; qu’il sait se faire obéir et respecter.
Dur à la desserre. Voyez Desserre.
Il est dur comme du fer. Se dit d’un homme raisonnable que rien ne peut attendrir.
Quand l’un veut du mou, l’autre veut du dur. Se dit par comparaison de deux personnes qui sont continuellement en opposition.
Avoir l’oreille dure. Pour dire être un peu sourd.
On dit figurément d’un homme intéressé et parcimonieux, qui ne prête pas facilement de l’argent, qu’Il a l’oreille dure.

Larchey, 1865 : Homme solide, sévère, ne mollissant pas. V. d’Hautel.

En voilà un qui ne plaisante pas, en voilà un de dur à cuire.

L. Reybaud.

Rigaud, 1881 : Individu qui ne se laisse ni attendrir, ni intimider facilement. — Vieux dur à cuire ; par allusion aux légumes secs qui ne cuisent pas facilement.

Dur-à-cuire

Delvau, 1867 : s. m. Homme insensible à la douleur, physique ou morale.

Faire cuire sa toile

Delvau, 1867 : v. a. Employer les tons rissolés, les grattages, les ponçages, — dans l’argot des critiques d’art, qui n’ont pas encore digéré la peinture de Decamps.

Faire cuire son homard

Delvau, 1867 : v. a. Rougir d’émotion ou d’autre chose, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi Faire cuire son écrevisse.

Virmaître, 1894 : Rougir subitement. Synonyme de piquer son fard (Argot du peuple).


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