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Cloche

d’Hautel, 1808 : On diroit qu’il sort de dessous une cloche. Se dit par ironie d’un hébété, d’un ébaubi qui a toujours l’air de ne pas comprendre ce qu’on lui dit, et d’être embarrassé des choses les plus faciles.
Faire sonner la grosse cloche. Faire parler celui qui a le plus d’autorité dans une maison.
Être sujet à la cloche. Être assujetti se rendre à une heure fixe au lieu de ses occupations.
Gentilhomme de la cloche. Noble-roturier, homme anobli par quelque charge.
Ils sont comme les cloches, on leur fait dire tout ce qu’on veut. Se dit des gens qui n’ont point d’idée certaines, qui tournent à tout vent.
Fondre la cloche. En venir à la conclusion d’une affaire après l’avoir long-temps agitée, déclarer le mauvais état de ses affaires, faillir.
Être penaut comme un fondeur de cloche. Pour être étourdi, confus, ne savoir plus que dire.

Cloche (étonné, triste ou sot comme un fondeur de)

France, 1894 : La fonderie des cloches est une opération très délicate. Seul de tous les ouvriers, le fondeur de cloches dépense son temps, sa peine et son combustible sans être sûr de réussir : la moindre paille, le plus léger accident, et tout est à refaire. Il est donc sans cesse inquiet, préoccupé et ne peut être gai. D’où fondre la cloche, c’est arriver à l’exécution d’une affaire longtemps agitée.
Dans son Dictionnaires des Proverbes, Guitard cite plusieurs fondeurs de cloches morts de douleur de n’avoir pas réussi, et d’autres morts de joie de leur succès.

Cloche (être à la)

Rossignol, 1901 : Ne pas avoir de domicile. Ce mot veut aussi dire écouter.

J’ai entendu ce que vous disiez, j’étais à la cloche. — Parlez plus las, il y a quelqu’un derrière nous qui est à la Cloche (qui écoute).

Cloche de bois

Virmaître, 1894 : Déménager furtivement sans prévenir son propriétaire. Quand le déménagement s’opère par la fenêtre on dit : déménager à la ficelle. Brûler ses meubles, c’est déménager par la cheminée. On dit aussi : déménager a la cloche de cuir ou à la sonnette de bois.

France, 1894 : Voir Déménager.

Cloche de bois (à la)

La Rue, 1894 : Déménager furtivement sans payer son terme.

Cloche de bois (déménagement à la)

Rigaud, 1881 : Déménagement furtif. — Déménager à la cloche de bois, déménager sans bruit et sans payer.

Pendant ces vingt ans, il a déménagé à la cloche de bois, c’est-à-dire qu’il est sorti de ses diverses résidences sans acquitter le prix de son terme.

(Maxime Parr.)

Cloche de bois (déménager à la)

Larchey, 1865 : Déménager furtivement en tamponnant la clochette d’éveil adaptée aux portes de beaucoup d’hôtels garnis.

Hayard, 1907 : Sans payer, furtivement.

Cloche-pied

d’Hautel, 1808 : On dit vulgairement et par corruption à croche pied.

Clocher

d’Hautel, 1808 : Il n’a jamais vu que le clocher de son village. Se dit par raillerie d’un homme qui n’a jamais sorti de son pays natal, et à qui tout paroît merveilleux.

d’Hautel, 1808 : Boiter. Il ne faut pas clocher devant un boiteux. Pour il ne faut pas contrefaire ni tourner en ridicule les personnes infirmes. Cette locution proverbiale signifie aussi qu’il faut bien se garder de faire l’important et le capable devant des gens plus habiles que soi.
Il y a toujours quelque chose qui cloche dans ce qu’il entreprend. Pour dire qu’un homme prend peu de soin, qu’il n’est pas très-exercé dans les affaires dont il se mêle.

Clocher des deux côtés

France, 1894 : Porter à deux épaules.

Clochette

France, 1894 : Pochette. Elle fait clochette quand elle est garnie de pièces.

Clochettes

La Rue, 1894 : Poches. Elles sonnent quand elles sont pleines d’argent.

Être à la cloche

Rossignol, 1901 : Écouter.

Tu entends ce que l’on dit à côté ? — Oui, depuis un instant, je suis à la cloche.

Fondre la cloche

Delvau, 1866 : Terminer une affaire, en arriver à ce qu’elle a d’essentiel, de difficile. Signifie aussi : Vendre une chose et s’en partager l’argent entre plusieurs.

Rigaud, 1881 : Vendre un objet dont on partage le prix entre camarades ; avait aux XVIIe et XVIIIe siècles le sens de terminer une affaire en train.

Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son

France, 1894 : Allusion aux personnes, et elles sont nombreuses, qui prêtent une oreille complaisante aux médisances et aux calomnies faites sur une autre personne, sans entendre ce qui pourrait la justifier. L’équité voudrait qu’on entendit l’autre cloche. C’est ce que Corneille a exprimé en ces vers :

Quiconque, sans l’ouïr, condamne un criminel,
Son crime eût-il cent fois mérité le supplice,
D’un juste châtiment, il fait une injustice.

Hear both sides, écoutez des deux côtés, disent les Anglais.


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