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Affronteux (chemin des)

France, 1894 : Argot des paysans.

C’est le chemin qui détourne de la rue principale à l’entrée des villages et les côtoie à l’extérieur. On suppose que les gens qui craignaient de recevoir quelque affront mérité le prennent pour éviter d’être vus.

(G. Sand, La Mare au Diable.)

Aller son petit bonhomme de chemin

Delvau, 1867 : Aller doucement ; se conduire prudemment — pour aller longtemps.

Billard à cheminée

France, 1894 : Voir Cheminée.

Chauffer à la cheminée du roi René (se)

France, 1894 : Se chauffer au soleil, prendre un bain de lézard, ainsi que le faisait René d’Anjou, roi de Sicile et comte de Provence, que les habitants de Marseille, où il passait ordinairement l’hiver, voyaient venir s’asseoir sur le port, comme un simple bourgeois, et se chauffer au soleil. Cette locution populaire date du XVe siècle.

Chemin

d’Hautel, 1808 : Il va son petit bonhomme de chemin. Se dit d’un homme prudent et réservé, qui sans faire des affaires brillantes, ne laisse cependant pas que de se soutenir honorablement.
Il ne va pas par trente-six chemins. Se dit d’une personne qui s’explique ouvertement, sans détour, qui brusque les façons et les cérémonies.
Le chemin de Saint-Jacques. Pour dire la voie lactée.
Prendre le chemin des écoliers. Prendre le plus long, faire de grands détours pour arriver au but.
Faire son chemin. Pour dire se produire, par venir, faire ses affaires.
Il ne faut pas aller par quatre chemins. Pour il ne faut pas tergiverser ; il faut se décider, dire franchement et sans ménagement ce que l’on pense.
Il trouvera plus d’une pierre dans son chemin. Pour, il rencontrera bien des obstacles.
À chemin battu il ne croit point d’herbe. Signifie qu’il n’y a aucun bénéfice à faire dans un état dont tout le monde se mêle en même temps.
Je te mènerai par un petit chemin où il n’y aura pas de pierres. Se dit par menace à un enfant mutin, pour je te ferai marcher droit ; et en riant, d’un chemin étroit et difficultueux, dans lequel on ne peut passer que les uns après les autres : c’est le chemin du paradis.
Il n’en prend pas le chemin.
Pour, il ne se met pas en mesure de faire telle ou telle chose ; de réussir dans une affaire quelconque.
Il prend le chemin de l’Hôpital. Se dit d’un prodigue, d’un dépensier, qui se ruine en de folles dépenses.
Aller droit son chemin. Se conduire avec probité, d’une manière franche et loyale.
Suivre le grand chemin des vaches. On dit plus communément la poste aux ânes ; ce qui signifie la routine ordinaire.

Chemin de Damas

France, 1894 : Chemin du repentir, de la conversion : allusion à celle de saint Paul, l’apôtre des Gentils, qui, élevé à Jérusalem dans les principes du pharisaïsme, fut d’abord un des plus ardents persécuteurs des chrétiens. Mais, un jour qu’il se rendait à Damas, pour y prendre, d’après l’ordre du prince des prêtres, tous les chrétiens qui s’y trouvaient et les amener liés à Jérusalem, il fut, dit la légende, environné d’une lumière éclatante qui le renversa par terre — la dynamite de ce temps-là — et il entendit une voix qui, l’appelant par son nom de Juif, lui disait : « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? — Qui êtes-vous, Seigneur ? répondit-il. — Je suis Jésus, » répondit la voix. Et Saül, tout tremblant, s’écria : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? — Croire en moi, » dit Jésus. Ce que fit aussitôt Saül, D’où il suit que se repentir, c’est faire le chemin de Damas.

Chemin de fer

Delvau, 1867 : s. m. Variété du jeu de baccarat, — où l’on perd plus vite son argent.

Rigaud, 1881 : Baccarat où chaque joueur tient à son tour les cartes, et fait office de banquier. Ainsi nommé parce qu’il va plus vite que le baccarat en banque.

Le démon du baccarat du lansquenet et du chemin de fer exerçait partout ses ravages.

(Les Joueuses, 1868.)

On nomme encore chemin de fer un jeu où chaque intéressé, peut à sa volonté, lorsqu’il a les cartes en main, jouer soit le baccarat, soit le lansquenet, soit le vingt-un.

France, 1894 : Variété du baccara où l’on perd plus vite son argent.

Chemin du paradis

Delvau, 1864 : La nature de la femme, — où l’on ne peut aller qu’un à un, le bâton de chair à la main.

Chemineau

France, 1894 : Vagabond, pauvre hère, homme qui va par les chemins à la recherche de ce qu’il trouve rarement, bon souper et bon gîte.

Le jeune. — Comment se nourrit-on, si on n’a pas d’argent ?
Le vieux. — Rien de plus facile. On est chemineau, ça suffit. Ça vous donne une espèce de droit moral à la mendicité. On sonne à toutes les portes de fermes, de maisons et de châteaux. On a sur le dos un sac de toile, on l’ouvre, tout le monde y jette quelque chose, des sous, des légumes, du pain… et puis du bon, du vrai pain frais de campagne, pas de ce sale pain d’ici, des restaurants, qui a trainé la nuit sur la table des rues et qui sent le cabinet de toilette… Oh ! on ne manque de rien, on en a plutôt trop.

(Henri Lavedan)

On écrit aussi cheminot.

Cheminée

d’Hautel, 1808 : Un mariage fait sous le manteau de la cheminée. Union projetée et arrêtée entre les parens des deux futurs, à l’insu et sans le consentement de ces derniers. Mariage dont l’intérêt des deux familles fait souvent l’unique base.
Faire quelque chose sous la cheminée. C’est-à-dire à la dérobée, furtivement.
Il faut faire une croix à la cheminée. Se dit par plaisanterie d’un paresseux qui a fait plus de diligence qu’à l’ordinaire, et pour marquer la surprise de le revoir si vite ; d’un homme que l’on n’a vu depuis fort long-temps ; et en général de toutes les choses que l’on fait par hasard comme elles devroient toujours être faites.
Il a pris cela sous le manteau de la cheminée. Se dit de celui qui fait quelque récit dénué de fondement, ou qui se permet de faire quelque chose sans qu’on le lui ordonne.

Delvau, 1864 : La nature de la femme, que l’homme se charge de ramoner souvent avec la pine, de peur d’incendie, car elle flambe toujours.

Ramonnez-moy ma cheminée,
Ramonnez-la-moy hault et bas.
Une dame, la matinée,
Ramonnez-moy ma cheminée,
Disoit, de chaleur forcenée
Mon amy, prenons nos esbas,
Ramonnez-moy ma cheminée,
Ramonnez-la moy hault et bas.

(Fleur de poésie.)

France, 1894 : Chapeau à haute forme, plus généralement connu sous le nom de chapeau à tuyau de poêle.

Cheminée (billard à)

France, 1894 : Jeu de hasard.

Vous allez voir ce que peut faire un mathématicien quand la société l’a embêté et qu’il se venge. Ils entrèrent dans une fosse mystérieuse qui avait pour enseigne un monstre à cinq pattes conservé dans l’esprit-de-vin. La baraque était divisée par un rideau de toile. Dans l’arrière-pièce, Panpan avait installé son billard à cheminée. Il déballa l’objet d’une petite caisse qui ressemblait à un banc, afin de donner le change à la police si elle descendait dans la baraque. La forme de l’appareil était d’un billard en plan incliné, à la base duquel on voyait des cases numérotées. Panpan enferma huit billes dans un gobelet, et, par une petite cheminée, les répandit sur le billard. Puis il additionna rapidement le total des chiffres inscrits sur ces cases.

(Hugues Le Roux, Les Larrons)

Cheminer autrement que de pieds

Delvau, 1864 : Faire l’acte vénérien, dans lequel, en effet, on fait beaucoup marcher la pine, — cette troisième jambe qui se fatigue si vite.

Lycaste pourrait bien l’avoir fait cheminer
Autrement que des pieds ; ce sexe est si fragile
Que, prenant bien son temps, vertement on l’enfile.

Trotterel.

Cheminot

France, 1894 : Ouvrier terrassier employé spécialement au percement dés tunnels et des voies ferrées.

J’allais à la ville voisine,
Car, par un cheminot, j’appris
Que ma fille unique, en gésine,
S’y meurt et m’appelle à grands cris.

(François Coppée)

Ils sont environ vingt mille en France de vrais cheminots ; une véritable armée où pelles, pioches et pics remplacent fusils et canons. Ils forment, inconscients de leur utilité sublime, l’avant-garde dévouée — nous allions écrire sacrifiée — du progrès. Malgré qu’on ait décrété l’instruction obligatoire et gratuite, la plupart ne savent pas lire.

(Jean Allemane, Le Parti ouvrier)

Déménager par la cheminée

Delvau, 1867 : v. n. Brûler ses meubles lorsqu’on a reçu congé, — dans le même argot [du peuple].

Feu à la cheminée (avoir mis le)

Rigaud, 1881 : S’être mis le gosier en feu pour avoir mangé des viandes trop épicées, pour avoir bu des liqueurs trop fortes.

Oranges sur la cheminée (avoir des)

Delvau, 1867 : Avoir une gorge convenablement garnie, — dans l’argot de Breda-Street.

Parchemin

d’Hautel, 1808 : Allonger le parchemin. Pour, multiplier les écritures sans nécessité ; faire des frais de chicane inutiles.

Quatre chemins (ne pas y aller par)

France, 1894 : Ne pas hésiter. Aller franchement. Allusion à la coutume des Romains de conduire l’esclave qu’on affranchissait dans un carrefour, où il avait le choix entre quatre chemins. L’embarras pour beaucoup était grand. Quel chemin prendre ? L’esclave libéré hésitait, s’engageait dans un chemin, puis revenait sur ses pas. Les caractères décidés allaient brusquement droit dans le premier venu, n’y allaient pas par quatre chemins.

Ramoner, Ramoner la cheminée

Rigaud, 1881 : Administrer un purgatif. — Recourir au dieu Mercure à l’état de deutochlorure pour guérir les blessures faites par Vénus.


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