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Chaude comme braise

(Virmaître, 1894) : Femme hystérique qui aime tous les hommes (Argot du peuple).

Chaude lance

(La Rue, 1894) : Gonorrhée.

(Virmaître, 1894) : Maladie qui se soigne à l’hôpital Ricord, ou chez les charlatans qui vantent leurs spécifiques dans les pissotières.
— Traitement facile à suivre, en secret, même en voyage, guérison radicale sans rechute (Argot du peuple).

Chaude-lance

(Delvau, 1864) : Le faux-nez de la chaude-pisse.

Le soldat de Lobau,
Dit-on, n’eut pas de chance,
Car une chaude-lance
Lui corda le bayou.

Joachim Duflot.

(Larchey, 1865) : Gonorrhée (Vidocq) — Allusion à la chaleur et aux élancements du canal de l’urètre.

Chaude-pisse

(Delvau, 1864) : Écoulement vénérien au canal de l’urètre, — une des épines de cette rose qu’on appelle la femme.

… Suis-tu d’abord quel nom
Donner à l’instrument par où te mâle pisse
Et par lequel aussi lui vient la chaude-pisse ?

Louis Protat.

Échaudé (être)

(Delvau, 1867) : Trompé par un marchand, volé par un restaurateur, carotté par un neveu.

Échauder

(d’Hautel, 1808) : Chat échaudé craint l’eau froide. Voyez Chat.
Chien échaudé ne revient pas en cuisine. Signifie que quand on a été étrillé dans une entreprise, on se garde de la tenter de nouveau.

(Delvau, 1867) : v. a. Surfaire un prix, exagérer le quantum d’une note, — dans l’argot des bourgeois, qui, depuis le temps qu’il y a des marchands et des restaurateurs, doivent avoir l’eau froide en horreur.

(Rigaud, 1881) : Surfaire. — Être échaudé, payer un objet au-dessus de sa valeur.

Être échaudé

(Delvau, 1864) : Gagner la vérole ou la chaude pisse.

Faire chauffer de l’eau chaude

(Boutmy, 1883) : Expression ironique que l’on adresse au compagnon qui, restant longtemps penché sur le marbre pour corriger une composition chargée, semble y être collé. Un frère charitable lui propose alors de faire chauffer de l’eau chaude. Le plâtre, déjà mécontent de sa situation, gobe alors un bœuf pyramidal. Ce montage manque rarement son but et devient quelquefois l’occasion d’attrapances plus ou moins vives ; la victime en effet réplique souvent : « Imbécile, comment veux-tu faire chauffer de l’eau chaude ? » À cette réponse prévue, les rires augmentent… et le bœuf s’accroît.

Femme chaude

(Delvau, 1864) : Femme ayant les foies chauds, femme qui aime l’homme, et jouit avec lui, quel qu’il soit, goujat ou roi, homme de peine ou de lettres, pourvu qu’il soit bon fouteur. — Femme qui bande et voudrait être baisée. Cela se dit, à propos du sexe auquel nous devons le jour — et la vérole, — comme à propos des chiennes, auxquelles nous devons des puces ; avec cette différence, cependant, — toute en faveur de la race canine, — que les chiennes, une fois qu’elles ne sont plus en chaleur, ne se laissent plus grimper par les mâles, et que les femmes se font baiser en toute saison.

Gorge-chaude

(d’Hautel, 1808) : Raillerie, moquerie, per sifflage.
Il fait des gorges chaudes de tout ce qu’il entend. Signifie il tourne tout en plaisanterie, en ridicule.

Jouer à la main chaude

(Delvau, 1867) : v. n. Être guillotiné, — dans l’argot des voleurs, qui font allusion à l’attitude du supplicié, agenouillé devant la machine, la tête basse, les mains liées derrière le dos.

(Virmaître, 1894) : Être guillotiné. Cette expression n’est plus juste, car, comme autrefois, le condamné ne s’agenouille plus pour recevoir le coup fatal, il est couché sur la planche. On dit : Il fait la planche (Argot des voleurs). N.

Main chaude (jouer à la)

(Larchey, 1865) : Être guillotiné. V. Raccourcir.

(Rigaud, 1881) : Être guillotiné. Allusion à la position du patient.

Marchand d’eau chaude

(Delvau, 1867) : s. m. Cafetier.

(Rigaud, 1881) : Limonadier.

Négociant en viande chaude

(Fustier, 1889) : Souteneur.

Postillon d’eau chaude

(Rigaud, 1881) : Mécanicien, chauffeur de locomotive. — Infirmier militaire.

(Virmaître, 1894) : Infirmier (Argot du peuple). V. Canonnier de la pièce humide.


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