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Achanter

France, 1894 : Poser de côté, mettre sur chant. Achanter une brique, une planche.

Appuyer sur la chanterelle

Delvau, 1866 : v. n. Toucher quelqu’un où le bât le blesse ; prendre la cigale par l’aile : insister maladroitement sur une chose douloureuse, souligner une recommandation. Argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Répéter, insister de manière à agacer. Inutile d’appuyer sur la chanterelle, j’ai compris.

France, 1894 : Insister, appuyer une recommandation, toucher la corde sensible. La chanterelle est, dans un instrument à cordes, celle qui donne les sons les plus aigus ; c’est sur elle aussi que s’exécute le plus souvent le chant d’une partition. De là son nom.

Baladage ou balladage (chanter au)

France, 1894 : Chanteur ambulant.

Chanter

d’Hautel, 1808 : Faire chanter quelqu’un. Locution burlesque qui signifie soutirer, censurer, rançonner quelqu’un ; lui faire payer par ruse ou par force une chose qu’il ne devoit pas.
Faire chanter quelqu’un. Signifie aussi le faire crier, en lui infligeant quelque châtiment.
Chanter pouille. Gourmander, repousser gronder quelqu’un.
Chanter magnificat à matines. Pour faire quelque chose à contre-temps, à rebours.
Chanter une gamme à quelqu’un. Le reprendre, lui faire des sévères, remontrances.
Il faut chanter plus haut. Pour dire, il faut enchérir, offrir davantage.
Il nous chante toujours la même chose. Pour dire il répète toujours la même chose ; il gronde continuellement.
Qu’est-ce que vous nous chantez là ? Locution ironique et familière que l’on adresse à quel qu’un qui tient des discours ridicules ou des propos que l’on ne goûte nullement ; ce qui équivaut à : Que voulez vous dire ? Qu’est-ce que cela signifie ?

Larchey, 1865 : Être victime d’un chantage.

Tout homme est susceptible de chanter, ceci est dit en thèse générale. Tout homme a quelques défauts de cuirasse qu’il n’est pas soucieux de révéler.

Lespès.

Faire chanter signifie obtenir de l’argent de quelqu’un en lui faisant peur, en le menaçant de publier des choses qui pourraient nuire à sa considération, ou qu’il a pour d’autres raisons un grand intérêt a tenir ignorées.

Roqueplan.

Faire chanter : Faire payer par ruse une chose qu’on ne doit pas.

d’Hautel, 1808.

Étymologie incertaine. Faire chanter devrait, selon nous, s’appliquer a la bourse. C’est celle-ci qui ouvre sa bouche pour faire entendre le chant de ses pièces d’or.

Delvau, 1866 : v. a. Parler, — dans l’argot du peuple, qui n’emploie ce verbe qu’en mauvaise part. Faire chanter. Faire pleurer.

Rigaud, 1881 : Payer pour obtenir le silence de quelqu’un.

La Rue, 1894 : Dire. Faire chanter, mettre à contribution. Chantage, extorsion d’argent sous menace de révéler un secret.

Chanter (faire)

Delvau, 1866 : Faire donner de l’argent à un homme riche qui possède un vice secret que l’on connaît, ou à un artiste dramatique qui tient à être loué dans un feuilleton. L’expression est vieille comme le vice qu’elle représente.

Rigaud, 1881 : Battre monnaie à l’aide d’un secret. — Aux XVIIe et XVIIIe siècles l’expression avait le sens de soumettre, faire entrer en composition.

Porteront le fer et le feu au cœur de la France et la feront chanter.

(Lucien, trad. Per. d’Ablancourt.)

Les voleurs modernes emploient le verbe « charrier » dans le sens de faire chanter.

France, 1894 : Extorquer de l’argent à quelqu’un sous la menace de révélations scandaleuses, en lui faisant peur, en le menaçant de publier certains faits qui pourraient nuire à sa considération, et qu’il a par conséquent intérêt à tenir ignorés. Faire chanter signifiait, autrefois, faire payer une chose qu’on me doit pas.

Le chantage existe partout, et celui que l’en punit n’est pas toujours le plus dangereux. Il y a le chantage en gants paille qui s’exerce dans un salon, qui prend des airs de vertu, qui, du haut de son équipage, éclabousse le passant ; celui-là on ne l’atteint pas ! Mais le tribunal est la terreur de ces exploiteurs de bas étage qui proposent aux gens craintifs et aux pusillanimes une terrible alternative : la bourse ou le déshonneur !

(Figaro)

— Jouons cartes sur table. Qu’est-ce que tu veux ?… de l’argent ?… je t’en donnerai aujourd’hui… tu reviendras demain… après-demain… dans une semaine… dans un mois… tu reparaitras toujours. Tu me feras chanter, enfin… Regarde-moi bien en face. Ai-je l’air de ces timorés que les menaces effrayent ?…

(Hector France, La Vierge russe)

Chanter au charpentier

France, 1894 : Crier au voleur.

— Mais si le daim au pelot s’aperçoit que je lui achète sa ligue (que je lui vole son vêtement) et qu’il chante au charpentier ? dit avec une certaine appréhension le timide Bec-de-Lampe.
— Et mon orgue ! (et moi…) est-ce que je ne suis pas là pour sauver la mise ?…

(Ed. Lepelletier, Les Secrets de Paris)

Chanter comme un rossignol d’arcadie

France, 1894 : Braire comme un âne.

Chanter l’introït

Delvau, 1864 : Introduire son membre dans le vagin d’une femme, ce qui est le commencement (introitus) de la jouissance.

Une catin s’offrant à l’accolade,
À quarante ans, il dit en introït.

Piron.

Chanter l’office de la vierge

France, 1894 : Commettre avec une jeune fille l’acte vénérien. Les impies disent aussi chanter la messe.

Chanter le chant du départ

Delvau, 1866 : v. a. Quitter une réunion une compagnie d’amis, — dans l’argot des bohèmes.

France, 1894 : Quitter une réunion.

Chanter pouille

Delvau, 1866 : v. n. Chercher querelle, dire des injures. Argot du peuple.

France, 1894 : Chercher querelle à quelqu’un, l’injurier. Dire des choses offensantes. La véritable origine de ce dicton populaire, dit Ch. Nisard, Poggio, dans ses Facéties, nous l’indique en ces termes : « Une femme appela un jour sou mari pouilleux. L’autre répondit à cette injure pur une décharge de coups de poing. Quand il eut fini, La femme de recommencer à crier pouilleux. Le mari furieux lie sa femme avec une corde, et la descend dans un puits, avec menace de la noyer, si elle ne se tait. La femme ayant de l’eau jusqu’au menton, répétait encore pouilleux. Le mari lâche la corde, la femme fait le plongeon. Mais elle a les bras libres : elle les élève au-dessus de l’eau, et rapprochant ces pouces ongle sur ongle, elle fait entendre par ce signe à son mari ce que sa bouche ne peut plus lui dire. »

Chanterelle

d’Hautel, 1808 : Appuyer sur la chanterelle. Manière de parler figurée, qui signifie prêter aide et secours à quelqu’un dans une affaire ; ou hâter le succès d’une entreprise par son approbation et son crédit.

Chanterelle (appuyer sur la)

Larchey, 1865 : Faire crier. — Assimilation de la voix à la corde aiguë d’un instrument.

Déchanter

d’Hautel, 1808 : Être obligé de rabattre du ton que l’on avoit pris, ou des spéculations que l’on avoit faites ; dire tout le contraire de ce que l’on s’étoit d’abord proposé.
Il y a bien à déchanter. Pour, il en faut bien rabattre.

Delvau, 1866 : v. n. Revenir d’une erreur ; perdre une illusion ; rabattre de ses prétentions, — dans l’argot du peuple, fidèle sans le savoir à l’étymologie (décantare).

Rigaud, 1881 : Être désenchanté, par abréviation.

Enchanteresse

Delvau, 1864 : Fille galante qui fait oublier à l’homme ses devoirs en le promenant de jouissance en jouissance, en lui vidant la cervelle en même temps que les couilles et la bourse.

Il voulut nous faire voir les enchanteresses du lieu.

Chapelle.

Faire chanter un Pété

Clémens, 1840 : Faire donner de l’argent d’autorité à un rivette.

Horreurs (chanter des)

Delvau, 1864 : Chanter de couplets gaillards, à double sens, pleins d’équivoques obscènes, comme se plaisent à en chanter les bourgeois lorsqu’ils sont en famille.

S’il a chanté ! j’crois ben… Des horreurs, ma vieille, qu’il a chantées.

Henry Monnier.

Seringue (chanter comme une)

Larchey, 1865 : « Avoir la voix fausse et discordante. »

1808, d’Hautel.


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