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Balancer

(Bras-de-Fer, 1829) : Remuer.

(Clémens, 1840) : Jeter, refuser.

(M.D., 1844) : Renvoyer.

(M.D., 1844) : Jeter.

(un détenu, 1846) : Chasser, renvoyer d’un emploi.

(Larchey, 1865) : Jeter au loin. On sait que l’action de balancer imprime plus de force à une projection. V. Litrer. Balancer, envoyer à la balançoire : Congédier, renvoyer.

Elle m’a traité de mufle. — Alors il faut la balancer.

Monselet.

Je l’envoie à la balançoire.

Id.

On dit aussi exbalancer :

Je vais les payer et les exbalancer à la porte.

Vidal, 1833.

Balancer son chiffon rouge : Parler, remuer la langue. — Balancer sa canne : Devenir voleur. — C’est-à-dire jeter la canne de l’homme qui marche dans l’unique but de se promener. — Balancer ses halènes : Cesser de voler, jeter ses outils de voleur. — Balancer une lazagne : Adresser une lettre. — Balancer ses chasses : Regarder à droite et à gauche. Balancement :

Le conducteur appelle son renvoi de l’administration un balancement.

Hilpert.

Balançoire : mensonge, conte en l’air.

Non, monsieur ! je n’avais pas fait un accroc. — C’est une balançoire.

P. de Kock.

(Delvau, 1867) : v. a. Donner congé à quelqu’un, renvoyer un employé, un domestique, — dans l’argot du peuple, qui ne se doute pas qu’il emploie là, et presque dans son sens originel, un des plus vieux mots de notre langue.
On dit aussi Envoyer à la balançoire.

(Rigaud, 1881) : Jeter au loin, renvoyer, envoyer promener.

Quand votre femme vous ennuie… Toc ! on la balance.

(E. Grangé et Lambert-Thiboust. La Mariée du Mardi-Gras.)

(Rossignol, 1901) : Voir balanstiquer.

(France, 1907) : Balancer quelqu’un, le renvoyer, lui donner son congé. Se dit aussi pour se moquer de lui, le berner.

Mais surtout tu te garderas
De l’amour d’un étudiant.
Toujours d’avance tu exigeras
Qu’il fasse tinter son argent,
Sinon tu le balanceras…
On ne vit pas de l’air du temps.

(Règles de la chasse aux hommes.)

Balancer la tinette

(Delvau, 1867) : Vider le baquet-latrine, — dans l’argot des troupiers.

(Rigaud, 1881) : Vider le baquet aux excréments, — dans le jargon des troupiers. — Quitter un endroit, vider les lieux, jeu de mots facile à saisir.

Balancer le chiffon rouge

(Rigaud, 1881) : Parler. Le chiffon rouge figure la langue. Allusion de couleur. Mot à mot : lancer la langue.

(La Rue, 1894) : Parler.

Balancer le chinois (se)

(Delvau, 1864) : Jouer avec son membre pour jouir, le faire dodeliner de la tête, comme un poussah, jusqu’à ce que, l’érection arrivant, il se tienne roide comme la justice et pleure silencieusement toutes les larmes de son œil unique.

(Rigaud, 1881) : Se livrer à l’onanisme.

Balancer les châssis

(Rigaud, 1881) : Regarder de tous les côtés, jeter les yeux à droite et à gauche, — dans le jargon des voleurs.

(La Rue, 1894) : Regarder vivement de tous les côtés, par ex. en faisant le guet.

(France, 1907) : Faire le guet, avoir l’œil.

Balancer quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. a. Le faire aller, se moquer de lui. Argot des faubouriens.

Balancer sa canne

(Delvau, 1867) : v. a. De vagabond devenir voleur, — ce qui est une manière comme une autre de franchir le Rubicon qui sépare l’honneur du vice.
Signifie aussi Rompre son ban, s’évader.

(Rigaud, 1881) : Passer du vagabondage au vol.

(La Rue, 1894) : Passer du vagabondage au vol. C’est le Rubicon du vagabond.

(France, 1907) : Se transformer de simple vagabond en voleur. Signifie aussi rompre son ban.

Balancer sa largue

(Delvau, 1864) : Se débarrasser de sa maîtresse, — dans l’argot des filles et des maquereaux.

(Delvau, 1867) : v. a. Se débarrasser de sa maîtresse, — dans l’argot des voleurs.

(France, 1907) : Renvoyer sa maîtresse, argot des voleurs ; — ses alènes, devenir honnête homme, se ranger ; — ses châsses, regarder à droite et à gauche.

Balancer ses alênes

(Delvau, 1867) : v. a. Quitter le métier de voleur pour celui d’honnête homme, à moins que ce ne soit pour celui d’assassin.

(Virmaître, 1894) : Quitter le métier de voleur. Deux escarpes sont embusquées au coin d’une rue ; de loin, ils voient passer un garçon de recettes, une lourde sacoche sur l’épaule. — Quel dommage, dit l’un, que l’on ne puissse effaroucher son pognon. Je balancerai mes alênes et j’irai vivre honnête dans mon patelin (Argot des voleurs).

Balancer ses chasses

(Delvau, 1867) : v. a. Regarder ça et là, distraitement. Argot des voyous.

Balancer ses halènes

(Rigaud, 1881) : Se retirer du commerce du vol. Mot à mot : jeter ses halènes, ses outils.

Balancer son chiffon rouge

(France, 1907) : Parler ; — une lazagne, envoyer une lettre.

Balancer son rondin

(Virmaître, 1894) : Aller au cabinet. Allusion à la forme ronde des excréments (Argot du peuple). N.

(France, 1907) : Aller à la selle.

Balancer un homme

(Delvau, 1864) : Le quitter, soit parce qu’il ne vous donne pas assez d’argent, soit parce qu’il vous ennuie.

Toujours d’avance exigeras
Qu’il fasse tinter son argent ;
Sinon tu le balanceras…
On ne vit pas de l’air du temps.

(Parnasse satyrique.)

Balancer une femme

(Delvau, 1864) : La renvoyer comme Abraham Agar, soit parce qu’elle devient gênante, soit parce qu’elle est trop libertine.

Elle m’a traité de mufle. — Alors, il faut la balancer.

Charles Monselet.

Esbalancer

(Clémens, 1840) : Pousser, jeter à terre.

(La Rue, 1894) : Pousser, jeter à terre.


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