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Astiquer

(Delvau, 1864) : Faire l’amour, — dans l’argot des filles et des maquereaux, l’astic pour eux étant une épée, et l’épée piquant.

(Larchey, 1865) : Nettoyer.

Quand son fusil et sa giberne sont bien astiqués.

1833, Vidal.

Un troupier dira de bourgeois élégants : Ce sont des civils bien astiqués. La marine donne à ce mot de nombreux synonymes :

Peste ! maître Margat, vous avez l’air d’un Dom Juan… — Un peu, que je dis ! on a paré la coque… On s’a pavoisé dans le grand genre ! On est suifé et astiqué proprement.

Capendu.

Astiquer : Battre.

Sinon je t’astique, je te tombe sur la bosse.

Paillet.

Du vieux mot estiquer : frapper d’estoc ou de la pointe. V. Du Cange. — Nous croyons cette étymologie commune à l’autre sens. L’homme qui frappe droit exécute le même mouvement qu’un fourbisseur en exercice.

(Fustier, 1889) : Fourbir, nettoyer, se pomponner.

C’est qu’on est un peu beau, mon vieux,
Quand on s’astique.

(Le Caïd, opéra-bouffon, act. I, sc. X.)

Astiquer (s’)

(Delvau, 1864) : Se masturber, soit seul, soit à deux.

Deux gendarmes, un beau dimanche,
S’astiquaient le long d’un sentier ;
L’un branlait une pine blanche
Et l’autre un vit de cordelier.

(Parnasse satyrique XIXe siècle.)

(Delvau, 1867) : v. réfl. Se chamailler de paroles avant d’en venir aux voies de fait. On dit aussi Astiquer quelqu’un, dans le sens d’Agacer.

(Fustier, 1889) : Se masturber.

Astiquer la baguette

(Delvau, 1864) : Branler un homme, — le ventre de la femme servant de tambour à cette baguette-là, que nous savons tous manier aussi bien que les tapins de profession.

Celle-ci, d’un tambour astiquait la baguette.

Louis Protat.

Mastiquer

(Delvau, 1867) : v. n. Manger, — dans l’argot du peuple en général, et en particulier des francs-maçons, qui se livrent à la mastication comme de simples profanes.

(Rigaud, 1881) : Manger ; c’est-à-dire se livrer à la mastication.

(Rigaud, 1881) : « Cacher ingénieusement les avaries et les voies d’eau d’un soulier, au moyen d’un enduit spécial de graisse noire ou autre drogue équivalente. » (F. Mornand, La Vie de Paris.)

(La Rue, 1894) : Manger.

Pastiquer

(Larchey, 1865) : Passer. — Corruption de mot. V. Abadis.

(Delvau, 1867) : v. a. Passer, — dans l’argot des voleurs. Pastiquer la maltouze. Faire la contrebande.

(Rigaud, 1881) : Passer, — dans l’ancien argot.

(La Rue, 1894) : Passer. Pastiquer la maltouse, passer de la contrebande.

Ramastiquer

(Delvau, 1867) : v. a. Ramasser, — dans l’argot des voleurs.

(Rigaud, 1881) : Ramasser.

(La Rue, 1894) : Ramasser.

(Rossignol, 1901) : Ramasser.


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