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Aimer

(d’Hautel, 1808) : Je t’aime comme la colique. Manière triviale et figurée d’exprimer que l’on a de l’aversion pour quelqu’un, qu’on le déteste.
Qui aime Bertrand aime son chien. Proverbe populaire qui signifie que quand on aime quelqu’un, on fait amitié à tout ce qui lui appartient.
Il l’aime comme ses petits boyaux, comme la prunelle de ses yeux. Pour dire que rien n’est plus précieux ; que l’on n’aime rien au monde davantage.
Aimer mieux deux œufs qu’une prune. Préférer un grand avantage à un petit ; calculer parfaitement ses intérêts.
Qui m’aime me suit. Proverbe qui a beaucoup de ressemblance avec ce vers de Virgile :

Qui te, Pollio, amat, veniat quo te quoque gaudet.

Voyez Suivre.

(Delvau, 1864) : Synonyme élégant et pudique de foutre. Quand un homme dit à une femme : « Je vous aime. » il veut lui dire et elle comprend parfaitement qu’il lui dit : « Je bande comme un carme, j’ai un litre de sperme dans les couilles, et je brûle de l’envie de te le décharger dans le con. » Il n’y a que les poètes, les impuissants et les mélancoliques qui aient osé jusqu’ici donne à ce verbe éminemment actif un sens passif — et ridicule.

… la fille entretenue
Dit : Aimons !!!…

Protat.

Aimer à crédit

(Delvau, 1867) : v. a. Être l’amant de cœur d’une femme entretenue, — dans l’argot de Breda-Street, où cependant,

Tout en chantant Schubert et Weber,
On en vient à réaliser
L’application de l’algèbre
À l’amour, à l’âme, au baiser.

On dit aussi Aimer à l’œil.

(Virmaître, 1894) : Être l’amant de cœur d’une femme. Ne la payer qu’en nature. De la famille des maquereaux (Argot des filles).

Aimer à crédit ou à l’œil

(France, 1907) : Jouir des faveurs d’une femme sans bourse délier, comme le font les Arthurs.

Aimer au chasse

(Virmaître, 1894) : Aimer à l’œil, faire une queue à son souteneur avec un passant galbeux (Argot des filles). N.

Aimer bien ses parents

(France, 1907) : Être un imbécile, dans l’argot de la canaille. « Dans un article du Gaulois, dit Lorédan Larchey, sur le Paris-Féroce, M. Louis Le Bourg dit en parlant des malfaiteurs de Montmartre : « Une locution enfin donnera, mieux que tous les tableaux, le niveau de l’état moral. On dit d’un être idiot : Il aime bien ses parents. »

Aimer ça

(Delvau, 1864) : Avoir un goût fort vif pour les choses de la fouterie et pour la fouterie elle-même.

Monsieur, tout ce qu’il vous plaira.
J’aime assez ça,
J’aime bien ça.

Collé.

Aimer comme la colique

(Rigaud, 1881) : Détester.

Aimer comme ses petits boyaux

(Rigaud, 1881) : Ressentir une vive affection.

(France, 1907) : Le ventre étant la divinité de la plupart des êtres humains, ainsi que l’a constaté Hugo,

Le ventre est dieu, le ventre est roi.

cette expression s’est trouvée naturellement pour définir le superlatif de l’affection.

Aimer l’homme

(Delvau, 1864) : Avoir du goût pour la pine, s’en servir le plus souvent possible ; jouer franchement des fesses lorsqu’on est sous l’homme.

Les femmes qui aiment l’homme sont assez rares, aujourd’hui que les femmes aiment si volontiers la femme et que les tribades ont remplacé les jouisseuses.

A. François.

Aimer la femme

(Delvau, 1864) : Avoir le tempérament amoureux, aimer à aimer — quelque femme que ce soit.

Que voulez-vous, mon père ? j’aime la femme et je le lui prouve le plus souvent que je peux.

J. Du Boys.

Aimer la marée

(Delvau, 1864) : Aimer à gamahucher une femme, se dit par allusion à l’odeur sui generis qu’exhale son vagin. — L’expression date seulement du XVIIIe siècle, et elle vient de l’académicien Saint-Aulaire, le même qui avait fait sur la duchesse du Maine le fameux quatrain où il est déjà question de Téthys. Il serait dommage de priver la postérité de ce second quatrain, qui méritait de devenir aussi fameux que le premier :

De l’écume des mers, dit-on,
Naquit la belle Cythérée :
C’est depuis ce temps que le con
Sent toujours un peu la marée.

Aimer le cotillon

(Delvau, 1864) : Aimer la femme — surtout quand elle est déshabillée.

Vous aimez trop le cotillon, mon cher, il vous en cuira.

E. Durand.

Aimer le goudron

(Delvau, 1864) : Aimer s’enculer, soit les femmes, soit les hommes, — ce qui embrène la queue.

Pour Jupiter, façon vraiment divine,
Le con lui pue, il aime le goudron.

(Chanson anonyme moderne.)

Aimer pour peau de balle

(Virmaître, 1894) : Aimer pour rien. Perdre son temps et sa jeunesse, amour qui ne rapporte pas (Argot des filles). N.

Aimer quelqu’un comme ses petits boyaux

(Delvau, 1867) : v. a. l’aimer extrêmement. — Argot du peuple. On dit aussi Aimer quelqu’un comme la prunelle de ses yeux.

Cotillon (aimer le)

(Rigaud, 1881) : Aimer les femmes.


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