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Sœur

Sœur

Maîtresse. — Terme ironique inventé pour railler ceux qui dissimulent leurs bonnes fortunes sous des liens de parenté fictifs.

Au quinzième siècle, on disait d’une fille débauchée qu’elle était de nos cousines.

Ducatiana, 1738.

Il règne entre ces termes de sœur et de cousine une analogie qui confirme notre étymologie.

Sais-tu ce qu’il me répond ? « Et ta sœur ? » — Je l’aurais cogné.

Monselet.

J’n’ai pas de sœur, et voilà pourquoi J’trouve étonnant qu’chaq’jour on m’dise : Et ta sœur ?

Ch. Blondelet, Chanson.

Sœur

s. f. Maîtresse, — dans l’argot des soldats et des voyous, lui, sans s’en douter, se servent du même mot que les Romains, dans le même sens, soror. Les Romains avaient de plus le mâle de la sœur, qui était le frater. On dit aussi : Nos sœurs du peuple, pour désigner certaines victimes cloîtrées, qui ne se plaignent pas de l’être. Au XVIe siècle, on disait : Nos cousines. Sœur se trouve, avec cette dernière acception, dans le Dictionnaire de Leroux.

Sœur

s. f. Fille ou femme, — dans l’argot des francs-maçons.

Sœur

Voir chatte. Pour ces individus, celui qui se livre à cette passion est désigné par eux sous le nom de sœur. — « Je te présente une sœur la Pompadour. »

Sœur (et ta) ?

Réplique grossière, gouailleuse, qui, pendant un certain temps, a couru du faubourg dans le monde des filles et dans les ateliers d’artistes. Rengaine débitée à tout propos. Mot à mot : ta sœur est-elle heureuse ? Allusion à une trop fameuse chanson populacière, chantée sur l’air de la valse de la Fille du régiment :

Et ta sœur est-elle heureuse ?
A-t-ell’ z’évu beaucoup d’enfants,
Fait-elle toujours la gueuse
Pour la somme de trois francs ?

C’était une façon de dire à quelqu’un : « Je me moque de ce que vous me dites. Si nous parlions d’autre chose ? » — Suivant certains étymologistes, l’expression ne serait que la parodie de cette phrase banale et cérémonieuse usitée parmi les bourgeois : « Et madame, comment va-t-elle ? et votre fille, et votre sœur ? » — Peut-être, et c’est notre opinion, la réplique suivante de l’Aïeule de MM. d’Ennery et Charles Edmond a-t-elle inspiré et la chanson citée plus haut et, par contre, la si populaire rengaine.

Jeanne. — Et ta sœur ?
La douairière. — Ta sœur… ta sœur…

Sœur de charité, Surfine

Voleuse qui exploite les nécessiteux sous prétexte de leur procurer des secours.

Sœurs (les deux)

Nattes de cheveux que les femmes portent tressées sur leurs épaules. Mes deux sœurs, pour : testicules (Argot des voyous).

Sœurs blanches

s. f. pl. Les dents, — dans l’argot des voleurs.

Sœurs blanches (les)

Les dents. (Fr. Michel.) Que de sœurs blanches ne sont que des sœurs grises !


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