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Ours

Ours

Homme d’humeur brusque et sauvage.

Ours

« Ancien compagnon pressier que, dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un Ours. Le mouvement de va-et-vient qui ressemble assez à celui d’un ours en cage, par lequel les pressiers se portent de l’encrier à la presse, leur a valu sans doute ce sobriquet. » — Balzac. — Richelet et d’Hautel ont donné ce mot.

Ours

Salle de police.

Je fus passer deux jours dans un lieu ténébreux qu’on appelle l’Ours.

Souvenirs de Saint-Cyr.

Ours

« Tout le monde se souvient de cette farce désopilante appelée l’Ours et le Pacha. Le père Brunet représentait le pacha blasé qui veut qu’on l’amuse ; Odry jouait le montreur de bêtes, répétant à tout propos « Prenez mon ours ! » Ces trois mots obtinrent une telle vogue au théâtre, que les directeurs à l’aspect d’un auteur qui tenait un manuscrit, lui disaient de loin : Vous voulez m’amuser, vous m’apportez votre ours. — C’est une pièce charmante faite pour votre théâtre, répondait l’auteur. — C’est bien ce que je pensais, prenez mon ours ! — Depuis ce temps, l’ours est un vaudeville où un mélodrame qui a vieilli dans les cartons. » — J. Duflot.

Ours

s. m. Vaudeville, drame ou comédie qui brille par l’absence d’intérêt, de style, d’esprit et d’imagination, et qu’un directeur de théâtre bien avisé ne joue que lorsqu’il ne peut pas faire autrement, — comme autrefois, aux cirques de Rome on ne faisait combattre les ours que lorsqu’il n’y avait ni lions, ni tigres, ni éléphants. On le dit aussi d’un mauvais article ou d’un livre médiocre.

Ours

s. m. Ouvrier imprimeur, — dans l’argot des typographes.

Ours

s. m. La salle de police, — dans l’argot des soldats.

Ours

s. m. Imprimeur ou pressier. Ce Séchard était un ancien compagnon pressier que dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un ours. (Balzac) Cette expression a vieilli. V. Singe.

Ours

s. m. Bavardage ennuyeux. Poser un ours, ennuyer par son bavardage insipide. Se dit d’un compagnon peu disposé au travail, qui vient en déranger un autre sans que celui-ci puisse s’en débarrasser. Une barbe commençante se manifeste souvent de cette manière. Ce mot est récent dans ce sens.

Ours

Article de journal qui a été offert sans succès dans plus de vingt journaux, roman refusé par tous les éditeurs, pièce de théâtre repoussée de tous les théâtres. — On dit d’un vieil ours « qu’il a de la barbe ». — Égayer l’ours, siffler une pièce.

Ours

Bavardage insupportable, — dans le jargon des typographes. — Poser un ours, débiter à un camarade des bavardages insipides, lui faire des contes à dormir debout.

Ours

Salle de police.

Allons, prenez vos draps et grimpez à l’ours. Vivement.

(Vte Richard, Les Femmes des autres.)

Ours

Ouvrier pressier dans une imprimerie. — Oie, — dans le jargon des ouvriers.

Ours

Oie. Salle de police. Mauvais manuscrit de roman ou de pièce de théâtre repoussé de partout. Bavardage ennuyeux.

Ours

Homme sombre, triste. Dans les ateliers, on dit d’un ouvrier qui fuit ses camarades : c’est un ours. En réalité, ours mal léché est synonyme de mufle (Argot du peuple).

Ours

Mauvais livre qui reste pour compte à l’éditeur. Mauvais manuscrit de pièce qui dort dans les cartons du directeur. En un mot, tout ce qui ne vaut rien, qui est raté, est un ours (Argot du peuple).

Ours (aller aux)

Envoyer promener, ne vouloir pas écouter.

Ours (aller aux)

Aller flâner au Jardin-des-Plantes, — dans le jargon des collégiens. C’est-à-dire aller voir les ours du Jardin-des-Plantes.

Ours (en poser un)

Quitter sa casse pour raser un copain ; la séance se prolongeant, les camarades crient :
— Mince d’ours (Argot d’imprimerie).

Ours (envoyer à l’)

Renvoyer, envoyer au diable. Autrefois, lorsque quelqu’un importunait, on lui disait d’aller voir l’ours Martin, on l’envoyait très loin.

Ours (l’)

La salle de police, — la prison. L’oiseau pour la cage !…

Ours (les)

Ouvriers d’administration.

Ours (poser un)

Bavarder longuement.

Ourser

Faire l’acte vénérien. Ce n’est pas du dernier galant, mais c’est fréquemment employé — par les goujats.

À la Courtille, où le beau sexe abonde,
J’étais allé dans l’intention d’ourser.

Dumoulin.

Monter chez une fille en lui disant : Oursons !
Est une expression commune, saugrenue,
Propre aux palefreniers…

L. Protat.

Ourser

Il est très difficile d’expliquer le sens brutal de ce mol autrement que comme ceci : Mari qui remplit ses devoirs conjugaux comme un ours (Argot du peuple). N.

Ourser

Voir rouscailler.

Oursier

Qui aime à causer souvent.

Ourson

La toison qui protégé la nature de la femme, et qui est souvent hérissée comme un petit ours blanc ou noir.

Thomas est un monsieur sans gêne :
Malgré mon r’fus, il va son train ;
Dans mon ourson couleur d’ébène,
Sans façon il glisse la main.

Laujon.

Ourson

Bonnet à poil d’ours.

J’allais me coiffer de l’ourson dévolu aux voltigeurs.

L. Reybaud.

Ourson

s. m. Bonnet de grenadier, — dans l’argot des gardes nationaux.

Ourson

Ancien bonnet à poil de l’ancienne garde nationale.


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