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Coupe

Coupe

Dans la misère.

Coupe

s. f. Misère, — dans l’argot des voleurs, qui y tombent souvent par leur faute (culpa).

Coupe

Action d’allonger les bras en nageant, de couper l’eau.

Voyons, de la grâce, Balochet, du moelleux dans la coupe, songe que du haut de ce pont quarante Parisiens nous contemplent.

(Daumier.)

Coupe

Misère. Coupé, sans argent.

Coupé

Un joueur est coupé lorsqu’il a tout perdu au jeu. Coupé veut aussi dire ne plus avoir d’argent.

Coupé (être)

v. Être sans argent.

Coupé (être)

Être sans argent, — dans le jargon des typographes.

Coupe (saut de)

Action mécanique, exécutée avec les doigts, laquelle a pour résultat de replacer un jeu comme il était avant la coupe de l’adversaire.

L’on parle de l’adresse des grecs à faire sauter la coupe, mais il n’y en a pas un sur cent qui sache et surtout qui ose la faire sauter.

(A. de Caston, Les Tricheurs.)

Coupe (tirer sa)

Nager.

Rodolphe, qui nageait comme une truite… se prit à tirer sa coupe avec toute la pureté imaginable.

Th. Gautier.

Coupe (tirer sa)

Nager. — Signifie encore dans le langage du peuple, partir, se sauver.

Pignouf, tu ferais mieux de me donner ma paperasse, pour que je tire ma coupe au galop.

(Le Petit Badinguet.)

Coupe sifflet

Couteau (Argot des voleurs). V. Lingre.

Coupe tout ce qu’il voit

Se dit d’un mauvais couteau, d’un couteau qui ne coupe pas du tout. On dit encore : il coupe comme le genou à ma grand’ c’est-à-dire comme le genou à ma grand’mère.

Coupe-chou

Sabre d’infanterie. — L’emploi de cette arme est en campagne des plus pacifiques.

Mon coupe-choux au côté.

Lacassagne.

Coupe-choux

s. m. Sabre de garde national, — dans l’argot du peuple, qui suppose cette arme inoffensive et tout au plus bonne à servir de sécateur.

Coupe-choux

Le sabre-baïonnette, qui, en campagne, sert à bien des usages.

Coupe-col (à)

adv. Sans revanche, — dans l’argot des faubouriens.

Coupe-cul (à)

Sans revanche, — dans le jargon des joueurs.

Coupe-ficelle

Artificier d’artillerie.

Coupe-ficelle

s. m. Artificier, — dans l’argot des artilleurs.

Coupe-ficelle

Artificier militaire.

Coupe-file

Carte délivrée par la Préfecture de police aux membres du corps diplomatique, aux ministres, aux personnages de distinction et qui sert à couper les files de voitures, à circuler ou à stationner dans des endroits où le public ne peut ni circuler, ni stationner.

Tu ne verras pas, conduisant
Leur bois peint, tout frais reluisant,
Un groom en croupe,
Avec un coupe-file, au Bois,
Des gens qui faisaient autrefois
Filer la coupe !

Clairon, 1882.)

Coupe-gueule

V. Biboire.

Coupe-lard

Couteau.

Coupe-sifflet

Couteau. V. Couper.

Coupe-sifflet

s. m. Couteau.

Coupe-sifflet

Couteau, — dans le jargon des voleurs.

Coupelard

s. m. Couteau, — dans l’argot des prisons.

Couper

v. a. Passer devant une voiture, — dans l’argot des cochers, qui se plaisent à se blesser ainsi entre eux.

Couper

v. intr. Tomber dans un piège, accepter comme vraie une assertion qui ne l’est pas ; croire à la véracité d’un récit plus ou moins vraisemblable : Je ne coupe pas, je n’en crois rien.

Couper

Échapper.
— Tu n’y échapperas pas, tu n’y couperas pas.
On coupe à une corvée, à une obligation quelconque (Argot du peuple).

Couper

Croire. On dit aussi : J’ai coupé à cette corvée, pour dire : je n’y ai pas été.

Couper

Échapper à un ennui, à une corvée.

Couper (la)

v. a. Étonner quelqu’un désagréablement en lui enlevant sa maîtresse, son emploi, n’importe quoi, au moment où il s’y attendait le moins. Le mot date de la maréchale Lefebvre. On dit volontiers comme elle : Cela te la coupe !

Couper (ne pas y)

Cette expression a deux acceptions : dans la première, elle signifie ne pas échapper, ne pas éviter. Ainsi, un supérieur menaçant de punir un homme, lui dira : Vous n’y couperez pas ! Dans le deuxième sens, cela veut dire ne pas croire, ne pas ajouter foi aux dires de quelqu’un, ne pas tomber dans le panneau. On dit aussi : Ne pas couper dans ce ceinturon ou dans la pommade.

Couper (se)

v. réfl. Faire un lapsus linguæ compromettant dans la conversation ; commencer un récit scabreux à la troisième personne, et le continuer, sans s’en apercevoir, à la première.

Couper (y)

Ne pas savoir faire une chose, n’y rien connaître, ou ne pas vouloir la faire. Êtes-vous fort sur le calcul ? — J’y coupe. A au régiment à peu près la même signification. C’est éluder une corvée ou une punition. Je coupe à aller prendre Jules par les oreilles. À quelqu’un qui veut éviter une corvée, les camarades disent : Tu n’y couperas pas plus qu’un vieux renard. — Dans le même jargon, équivaut au célèbre : Tu peux te fouiller. « Tu voudrais bien te rincer la trente-deuxième, mais tu y coupes. » Réminiscence du jeu d’écarté.

Couper (y)

Croire. Se laisser abuser. Courbe. Épaule.

Couper à la marche

Se faire exempter d’une corvée, — dans le jargon des troupiers.

Couper cul

v. n. Abandonner le jeu, — dans l’argot des joueurs.

Couper dans l’pont

Croire un mensonge c’est couper dans l’pont.

Couper dans la pommade

Tomber dans le panneau, — en terme populaire.

Couper dans le ceinturon

Même signification que Couper dans le pont. (V. Delvau.)

Une vieille ambitieuse qui est simple marchande des quatre saisons, et que j’ai coupé dans son ceinturon.

(Gazette des Tribunaux, 1881.)

Couper dans le pont

v. n. Donner dans le panneau, croire à ce qu’on vous raconte, — par allusion au pont que font les Grecs en pliant les cartes à un endroit déterminé, de façon à guider la main du pigeon dans la portion du jeu où elle doit couper sans le vouloir.

Couper dans le pont

Tomber dans un piège.

En terme de grec, le pont c’est le bombage de la partie supérieure du jeu destiné à amener l’adversaire à couper les cartes de façon à aider le tricheur. Mais personne ne coupe plus dans le pont.

(A. de Caston.)

Couper dedans

v. n. Se laisser tromper, accepter pour vraie une chose fausse. Argot du peuple.

Couper la chique

Voir chique.

Couper la gueule à quinze pas

Exhaler une si mauvaise odeur qu’on la sent a quinze pas. — Cette expression ne manque pas de justesse, car la bouche souffre autant que le nez en pareil cas.

Quand elle a mangé du cerv’las, Ça vous coup’la gueule à quinz’pas.

Colmance.

Couper la gueule à quinze pas

v. a. Avoir une haleine impossible à affronter, même à une distance de quinze pas, — dans l’argot des faubouriens, impitoyables pour les infirmités qu’ils n’ont point.

Couper la mèche (se)

S’émasculer volontairement, — pour ne plus prendre feu auprès des femmes.

Puisque aimer offense Dieu,
Qu’un sûr moyen nous empêche :
Dès qu’on redoute le feu,
Que ne coupe-t-on la mèche ?

Altaroche.

Couper la musette

Couper la parole. — Comme dans chanterelle et dans sifflet, la voix est assimilée à un instrument.

Ta remontrance me coupe la musette.

Chansons, Châteauroux, 1826.

Couper la queue à son chien

v. a. Faire quelque excentricité bruyante et publique, de façon à attirer sur soi l’attention des badauds, — stratagème renouvelé des Grecs.

Couper la verte, l’alfa

Argot militaire. Boire de l’absinthe.

Couper le sifflet

Couper la parole, couper la gorge.

Couper le sifflet

Interloquer. — Ça te la coupe. Mot à mot : ça te coupe la parole. — Ça vous coupe la gueule à quinze pas, ça sent mauvais de loin. Lorsque quelqu’un vous parle, qui a mangé de l’ail, du fromage de Gruyère, bu quelques verres de vin et fumé une ou deux pipes par là-dessus, ça vous coupe la gueule à quinze pas.

Couper le sifflet à quelqu’un

v. a. Le faire taire en parlant plus fort que lui, ou en lui prouvant clairement qu’il a tort, qu’il se trompe. Signifie aussi Tuer.

Couper le trottoir

v. n. Forcer quelqu’un qui vient sur vous à descendre sur la chaussée, en marchant comme s’il n’y avait personne ; ou bien, de derrière passer devant lui sans crier gare.

Couper le trottoir

Marcher comme si l’on était seul sur un trottoir, bousculer tout le monde en marchant.

Couper les vivres

Supprimer tout envoi d’argent ou de pension, — dans l’argot des étudiants, qui n’en meurent pour cela ni de faim ni de soif.

Couper, couper dans le pont

Donner dans le panneau.

Laisse-la couper dans le pont.

Balzac.

Ah ! ! dit Marlot en faisant sauter l’or dans sa main, elle a donc coupé dans le mariage ?

Champfleury.

Vient du terme : faire le pont : plier légèrement les cartes a un endroit déterminé, de façon à guider la main de l’adversaire dans la portion du jeu où elle doit couper innocemment, secondant ainsi les vues de l’aventurier. L’expression est pittoresque.

Mornand.


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