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Chien

Chien

Secrétaire.

Chien

Mot d’amitié. V. Chat.

Chien

Compagnon.

Tu passeras renard ou aspirant, après ça tu deviendras chien ou compagnon.

Biéville.

Chien

« Le chef est chien ou bon enfant. Le chien est dur, exigeant, tracassier, méticulier. » — Balzac.

Chien

Avare. — Horace (I. II, sat. 2) emploie le mot canis pour signifier avare.

Chien : Égoïste, homme injuste, qui blesse les intérêts d’autrui.

d’Hautel, 1808.

N’être pas chien en affaires : Aller grandement, sans chicane.

Chien

s. m. Entrain, verve, originalité, — dans l’argot des gens de lettres et des artistes ; bagou, impertinence,désinvolture immorale, — dans l’argot des petites dames.

Chien

s. m. Caprice de cœur, — dans l’argot des petites dames. Avoir un chien pour un homme. Être folle de lui.

Chien

s. m. Compagnon, — dans l’argot des ouvriers affiliés au Compagnonnage.

Chien

s. et adj. Tracassier, méticuleux, avare, exigeant, — dans l’argot du peuple, qui se plaît à calomnier « l’ami de l’homme ». C’est l’expression anglaise : Dog-bolt. Vieux chien. Vieux farceur, — sly dog, disent nos voisins.

Chien

s. m. Lettre tombée d’une forme ou qui se trouve sur le marbre au moment où l’on y dépose un châssis. Le chien fait lever le texte quand on desserre, en sorte qu’il est impossible de taquer sans écraser le caractère.

Chien

Homme dur, exigeant ; s’emploie principalement en parlant d’un supérieur, — dans le jargon des employés. — Sévère, — dans le jargon des collégiens.

Notre pion est diablement chien.

(Albanès, Mystères du collège, 1845.)

Chien

Avare.

Dis donc, petite sœur ; il est rien chien ton m’sieur : y m’ prend un cigare et du feu et y m’ donne que deux ronds.

(A. Tauzin, Croquis parisiens.)

Chien

Compagnon du devoir, en terme de compagnonnage.

Chien

Lettre tombée sous la forme. — dans le jargon des typographes.

Chien

Galbe, élégance, mordant, chic. Eau-de-vie.

Chien (avoir du)

Se dit en parlant d’une femme qui s’attife d’une façon provocante, qui porte incontinent — à l’incontinence.

Chien (avoir du)

Posséder un aplomb remarquable. Femme qui n’est pas belle, mais qui a beaucoup d’audace et plaît quand même. Elle a du chien (Argot du peuple).

Chien (de)

Enorme, colossal, très fort. Une soif de chien, une faim de chien, une peur de chien.

Chien (du)

Du soigné. — Du dur, des coups.

Voilà du chien, attends ! apprête ton linge sale !

(E. Zola.)

Chien (du)

Verve endiablée, élégance originale.

Eh bien, ma chère, nous leurs ferons tourner la tête… toi avec ton insolente beauté, moi avec mes petites facultés, avec ce je ne sais quoi qui m’estpropre, et qu’on appelle communément — du « chien. »

(Oct. Feuillet, Le journal d’une femme, 1878.)

Chien (du)

Travail payé d’avance à un ouvrier. Lorsqu’il le fait, c’est du chien, parce qu’il ne lui revient rien.

Chien (faire du)

Faire un ouvrage payé d’avance. Parce qu’on ne le fait qu’au dernier moment et qu’on travaille dur quoique à contre cœur, l’argent étant mangé depuis longtemps.

Chien (faire le)

Dans l’argot des cordons bleus, c’est suivre Madame au marché avec un panier dont, en pareil cas, on ne peut faire danser l’anse.

Une cuisinière à une de ses amies : Du moment qu’on ne fait pas le chien, la maison me va !

(Figaro, 1882.)

Chien (l’autre, cet autre)

L’autre individu, cet autre individu, celui dont, par mépris, on ne veut pas prononcer le nom.

Chien (voilà le)

Voilà la difficulté. La variante est : Voilà le chiendent.

Chien coiffé (s’éprendre du premier)

S’éprendre de la première femme venue. On disait autrefois pour exprimer la même idée : Cet homme aimerait une chèvre coiffée. (Le Roux, Dict. comique.)

Chien courant

Garde-frein, employé chargé de fermer les portières et de crier les stations, — dans le jargon des mécaniciens des chemins de fer.

Chien curieux (le)

Adjudant de semaine. Voyez le suivant.

Chien de collège

Maître d’études. — Chien de régiment : Caporal ou brigadier. — Leurs missions sont un peu celles du chien de berger. — Chien de commissaire : Secrétaire de commissaire de police.

Chien de magasin

Sergent d’habillement, — dans le jargon du régiment.

Chien de régiment

s. m. Caporal ou brigadier, — dans l’argot des soldats.

Chien du commissaire

s. m. Agent attaché au service du commissaire ; celui qui, il y a quelques années encore, allait par les rues sonnant sa clochette pour inviter les boutiquiers au balayage.

Chien du commissaire

Secrétaire du commissaire de police.

Chaque coup de sonnette lui semblait le coup de sonnette du chien du commissaire.

(E. de Goncourt, La fille Elisa.)

Chien du quartier

Adjudant sous-officier, — dans le jargon du régiment. La variante est : Chien du régiment.

Chien du quartier

Adjudant de semaine ; l’homme le plus craint, et, par contre, le plus détesté du quartier. Très bien nommé, du reste, car il est le seul gardien responsable de la caserne.

Chien pour un homme (avoir un)

Être éprise d’un homme, — dans le jargon des filles.

Chien tout pur

Eau-de-vie. Allusion au buveur qui a la voix rauque et aboie en parlant (Argot du peuple). V. Eau d’aff.

Chien vert

Terme d’amitié à l’adresse de filles entretenues, Mon petit chien vert.

Chien, Sacré-Chien

Eau-de-vie aussi mauvaise que forte. — On disait et l’on dit encore dur comme du chien, pour désigner soit un liquide qui racle la gorge au passage, soit une denrée comestible rebelle à la mastication. Il n’est donc pas étonnant que l’eau-de-vie très forte ait été désignée sous le nom de sacré-chien et chien par abréviation.

Chiendent

s. m. Difficulté, obstacle, anicroche, — dans l’argot du peuple, qui sait avec quelle facilité le hunds- grass pousse dans le champ de la félicité humaine. Voilà le chiendent. Voilà le hic.

Chiendent

Difficulté.

Chienlit

s. m. Homme vêtu ridiculement, grotesquement, — dans l’argot du peuple, qui n’a p>as été chercher midi à quatorze heures pour forger ce mot, que M. Charles Nisard suppose, pour les besoins de sa cause (Paradoxes philologiques), venir de si loin.
Remonter jusqu’au XVe siècle pour trouver — dans chéaulz, enfants, et lice, chienne — une étymologie que tous les petits polissons portent imprimée en capitales de onze sur le bas de leur chemise, c’est avoir une furieuse démangeaison de voyager et de faire voyager ses lecteurs, sans se soucier de leur fatigue. Le verbe cacare — en français — date du XIIIe siècle, et le mot qui en est naturellement sorti, celui qui nous occupe, n’a commencé à apparaître dans la littérature que vers le milieu du XVIIIe siècle ; mais il existait tout formé du jour où le verbe lui-même l’avait été, et l’on peut dire qu’il est né tout d’une pièce. Il est regrettable que M. Charles Nisard ait fait une si précieuse et si inutile dépense d’ingéniosité à ce propos ; mais aussi, son point de départ était par trop faux : « La manière de prononcer ce mot, chez les gamins de Paris, est chiaulit. Les gamins ont raison. » M. Nisard a tort, qu’il me permette de le lui dire : les gamins de Paris ont toujours prononcé chit-en-lit. Cette première hypothèse prouvée erronée, le reste s’écroule. Il est vrai que les morceaux en sont bons.

Chienlit (à la) !

Exclamation injurieuse dont les voyous et les faubouriens poursuivent les masques, dans les jours du carnaval, — que ces masques soient élégants ou grotesques, propres ou malpropres.

Chienner

Se livrer, avec une femme, à toutes sortes de polissonneries cyniques, caninæ nuptiæ.

Chienner

v. n. Se dit — dans l’énergique argot du peuple — des femmes qui courent après les hommes, renversant ainsi les chastes habitudes de leur sexe.

Chiennerie

s. f. Vilenie, liarderie ; mauvais tour, — dans le même argot [du peuple].

Chiens (ce n’est pas pour les)

Ce n’est pas à dédaigner ; c’est fait pour le genre humain — « L’hôpital n’est pas fait pour les chiens, » disent les gens du peuple, qui pourtant ne redoutent rien tant que l’hôpital.

Chiens crevés, Chiens écrasés

Faits divers qui sont en réserve sur le marbres d’une imprimerie et qui servent à justifier une page quand il manque de la copie, — dans le jargon des journalistes.

Chiens perdus ou bien Chiens noyés

s. m. pl. C’est ainsi que les journalistes désignent les nouvelles diverses. Le metteur en pages a besoin d’un chien perdu pour boucher un trou, quand les rédacteurs n’ont pas fourni assez de copie.


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