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Bande (coller sous)

Acculer dans une situation difficile — Terme de billard.

Bande (coller sous)

Mettre quelqu’un dans une situation difficile, — réduire son contradicteur au silence. — Allusion à l’embarras du joueur de billard dont la bille touche la bande.

Billard (décoller, dévisser son)

Mourir. V. Claquer.

Ça colle

Ça va.

Chien de collège

Maître d’études. — Chien de régiment : Caporal ou brigadier. — Leurs missions sont un peu celles du chien de berger. — Chien de commissaire : Secrétaire de commissaire de police.

Chique (coller sa)

Argot des enfants qui se servent surtout de cette expression au jeu dit de saute-mouton. Colle ta chique et fais le mort.

Colle

Le sperme, liquide visqueux qui sert de ciment romain pour édifier des mariages — souvent peu édifiants.

Con qui va distillant une moiteuse colle.

(Cabinet satyrique.)

Mais c’machin s’change en lavette,
Grâce au pouvoir d’la vertu,
Et j’m’en tire quitte et nette
Avec un peu d’colle au cul.

(Parnasse satyrique du XIXe siècle.)

Colle

Mensonge. — Nous trouvons dans la Juliade (1651) :

Pour mieux duper les amoureux, Être adroit à ficher la colle.

Les coquillards de Dijon disaient dès 1455 : faire la colle, pour feindre.

Colle

Examen préparatoire.

On est toujours tangent à la colle.

La Bédollière.

Colle

s. f. Examen préparatoire à un examen véritable, — dans l’argot des Polytechniciens. Être tangent à une colle. Être menacé d’un simulacre d’examen.

Colle

s. f. Mensonge, — dans l’argot des faubouriens.

Colle

Mensonge. Au XVIIe siècle, on disait ficher la colle pour conter des mensonges. On dit aujourd’hui ficher une colle.

Colle

Examen préparatoire, — dans le jargon des écoles.

Colle

Mensonge, bourde, invention. Circonstance atténuante. Punition, Concubinage. Question posée à un candidat pour l’embarrasser.

Colle

Mensonge. Synonyme de craque.
— Tu penses que l’on ne croit pas à tes craques (Argot du peuple).

Colle

Mensonge.

Colle

Mensonge ; (ça) ça va bien.

Collé (être)

Ne plus savoir quoi répondre ; être interdit, — dans l’argot du peuple.

Collé (être)

Vivre maritalement avec une femme sans avoir passé par la mairie (Argot du peuple).

Collé (être) à un examen

Avoir sa bille au billard, collée sous bande. Être collé : être pris en flagrant délit de mensonge (Argot du peuple).

Collé un gosse (avoir)

Dans le jargon des voyous, — c’est avoir rendu une femme enceinte.

Collège

Prison. — Collégien : Prisonnier (Vidocq). — Ces mots ont dû être inventés par un malfaiteur qui avait reçu de l’éducation.

Collège

s. m. La prison, — dans l’argot des voleurs, qui y font en effet leur éducation et en sortent plus forts qu’ils n’y sont entrés. Collèges de Pantin. Prisons de Paris. Les Anglais ont la même expression : City college, disent-ils à propos de Newgate.

Collège

L’ancien bagne, — dans l’ancien argot.

Collège

L’ancien bagne ; la prison.

Collège

Prison. Cette expression est d’une grande justesse ; c’est en effet en prison que les voleurs se perfectionnent dans leur art et que nos grands financiers du jour apprennent à ne plus se faire repincer (Argot des voleurs).

Collège

Prison.

Collège

Prison.

Collégien

s. m. Prisonnier.

Coller

Examiner. — Colleur : Répétiteur chargé d’examiner.

Un colleur à parler m’engage.

Souvenirs de Saint-Cyr.

Coller

Prendre en défaut.

Voilà une conclusion qui vous démonte. — Me prêtes-tu 500 fr. si je te colle ?

E. Auger.

Coller

Jeter. V. Clou.

On l’a collé au dépôt, envoyé à la Préfecture de police. — V. Colle.

Monselet.

Pas un zigue, mêm’un gogo, Qui lui colle un monaco.

Léonard, Parodie, 1863.

Coller

v. a. Donner, — dans l’argot des faubouriens, qui collent souvent des soumets sans se douter que le verbe colaphizo (χολάπτω) signifie exactement la même chose. Se coller. S’approprier quelque chose.

Coller

v. a. Mettre, placer, envoyer, — dans l’argot du peuple.

Coller

Dans une controverse, c’est embarrasser son interlocuteur jusqu’au mutisme. — Dans un examen scolaire, c’est convaincre un élève d’ignorance. — Coller sous bande, mettre dans un grand embarras ; expression empruntée aux joueurs de billard.

Coller

Donner ; coller une danse, donner des coups. Coller du carme, donner de l’argent. Coller un paing, donner un soufflet.

Coller

Mettre ; coller au bloc, mettre en prison. Coller son ognon au clou, mettre sa montre au Mont-de-Piété.

Coller

Raconter ; coller des blagues, raconter des mensonges.

Coller

Confisquer, — dans le jargon des collégiens.

Le pion m’a collé ma traduction d’Homère.

(Albanès.)

Mettre en retenue, — dans le même jargon. — Je suis collé pour dimanche.

Coller

Mettre, poser, placer. Interloquer. Réduire au silence. Appliquer ; Coller un pain, donner un soufflet.

Coller (se faire)

Se faire refuser aux examens, — dans l’argot des étudiants.

Coller (se)

S’unir charnellement, au moyen de la « moiteuse colle » que vous savez. — Cette expression, qui s’applique spécialement aux chiens, lesquels, après le coït, se trouvent soudés mutuellement, cul à cul, à la grand-joie des polissons et au grand scandale des bégueules, cette expression est passée dans le langage courant moderne pour désigner l’union illicite d’un homme et d’une femme. Que de gens croyaient ne s’être rencontrés que pour se quitter, qui sont restés collés toute leur vie !

Coller (se)

v. réfl. Se placer quelque part et n’en pas bouger.

Coller (se)

v. réfl. Se lier trop facilement ; foire commerce d’amitié avec des gens qui n’y sont pas disposés.

Coller (se)

Arriver à vivre en état de concubinage.

Coller (se)

Absorber, avaler.

J’ai pris du Tokai… à six francs la bouteille : je m’en suis collé deux.

(E. Labiche et Ph. Gille, Les Trente millions de Gladiator.)

Colle-toi ça dans le fusil.

(V. Hugo.)

Coller sous bande

(v. bande)

C’est fini, ils sont collés sous bande.

Robquin, Chansons.

Coller sous bande

v. a. Châtier un impertinent ; river son clou à un farceur ; tromper un trompeur ; sortir victorieux d’un pugilat de paroles.

Coller un pain

v. a. Appliquer un soufflet ou un coup de poing sur la figure de quelqu un. — Argot des faubouriens.

Coller un rassis (se)

Faire de la peine au docteur Tissot, — dans le jargon des collégiens.

Coller une douce (se)

Se masturber — ce qui est une bien douce chose tout de même.

… J’ai beau tous les jours me coller une douce,
Dans mes rêves ton con m’agace et me poursuit.

Louis Protat.

Coller une douce (se)

Se masturber. Rigaud dit : Se coller un rassis.

Colleter

Courir. Se colleter, se battre.

Colletin

Fort des halles.

Colletin

Force (Vidocq). — Vient de Colleter.

Colletiner

Arrêter.

Colletiner

A aussi, dans le peuple, le sens plus étendu de porter un fardeau quelconque.

Colleur

s. m. Menteur.

Colleur

s. m. Examinateur — dans l’argot des Polytechniciens.

Colleur

s. m. Homme qui se lie trop facilement ; importun bavard qui, une fois qu’il vous tient, ne vous lâche plus. On dit plutôt : Collant.

Colleur

Examinateur dans une institution.

Crasse du collège

s. f. Manières gauches, empruntées, mêlées de pédantisme, — dans l’argot des gens de lettres.

Dandines (coller des)

Porter des coups. — Encaisser des dandines, recevoir des coups. — Une grêle de coups de poing fait dandiner celui qui les reçoit ; d’où le mot dandines.

Décoller

v. n. S’en aller de quelque part ; quitter une place, — dans l’argot des ouvriers.

Décoller

Quitter un endroit où l’on se trouve depuis longtemps.

Décoller

S’en aller, quitter.

Décoller (se)

Manquer, ne pas réussir, ne pas avoir lieu.

Voilà que le banquet du 13 se décolle !

(Bataille, 1882.)

Décoller le billard

Mourir. On dit aussi Dévisser son billard.

Être à la colle ou collé

Vivre maritalement sans l’être, c’est être à la colle ou collé. On dit aussi être marié au XXIe arrondissement, parce qu’il n’y en a que vingt.

Ferblanc (les collets de)

Les intendants.

Ficher comme de coller un tampon (s’en)

S’en moquer complètement ; c’est la variante de « s’en ficher comme de colin tampon. »

Ficher la colle

Mentir adroitement.

Ficher la colle gourdement

Être bon trucheur en perfection.

Ficher une colle

Conter un mensonge. — V. Colle.

Pour mieux duper les innocents, Être adroit à ficher la colle.

1651, la Juliade.

Ficher une colle

Débiter un mensonge. — Ficher s’emploie honnêtement à la place du verbe qui commence par la même lettre et dont a tant abusé le père Duchêne.


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