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Avoir les talons courts

Se laisser volontiers renverser sur le dos par un homme ; bander facilement pour les porte-queue.

Elle a les talons si courts, qu’il ne faut la pousser guère fort pour la faire cheoir.

(Les Caquets de l’accouchée.)

Beautés occidentales

Les fesses d’une femme, dont les tétons sont les beautés orientales.

Biche, cocotte, grue, horizontale, persilleuse, bergeronnette, Louis XV

Fille galante, maîtresse. Les prostituées de basse catégorie ont reçu beaucoup de noms : crevette, bourdon, passade, fesse, galupe, catau, catin, gerse, gaupe, ruttière, gouge, gouine, baleine, chausson, roubion, grognasse, gourgandine, truqueuse, asticot, morue, brancard, autel ou outil de besoin, dossiers, roulante, roulasse, rouleuse, roulure, traînée, trouillarde, camelotte, volaille, carogne, blanchisseuse de tuyaux de pipes, pouffiasse, moellonneuse, pontonnière, pilasse, ponante, ponifle, pierreuse, vadrouille, chiasse, avale-tout, taupe, paillasse, cambrouse, wagon à bestiaux, voirie, rouchie, gadoue, etc.

Brutal

Canon. — Allusion au bruit de son tir.

As-tu entendu ronfler le brutal ?

d’Hautel, 1808.

Une détonation sourde se fit entendre. — Tiens, dit Pierre, voilà déjà le brutal qui chante.

Ricard.

Brutal

s. m. Canon, — dans l’argot du peuple, qui a quelquefois à se plaindre de cet ultima ratio regum.

Brutal

Canon, — dans le jargon des troupiers.

Panel : Le canon ! — Duriveau, (avec joie) : Le brutal !… c’est donc vrai que l’Empereur marche sur Troyes ?

(Alph. Arnault et L. Judicis, Les Cosaques, 1853.)

Brutal

Canon.

Brutal

Canon. Locomotive.

Cantaloup

Niais. — V. Melon.

Cantaloup

s. m. Imbécile, melon, — dans l’argot des faubouriens.

Capital

Vertu, virginité de la femme. Le mot a été créé par M. Alexandre Dumas.

Généralement, c’est une femme dont le capital s’est perdu depuis de longues années.

(Théo-Critt : Nos farces à Saumur.)

Capital

Virginité de la femme.

Cristalline

Maladie vénérienne de l’anus, — ce que les satiriques latins appellent crista, ou marisca. Ce sont des espèces de caroncules, de crêtes, que font pousser là les habitudes sodomiques. — C’est, à tort que M. Louis Protat a, dans sa parodie de Lucrèce, dit :

Mais là, de tous les maux que redoute une pine :
Chancres, crêtes de coq, vérole, cristalline…

La pine la donne, mais ne la reçoit pas, — comme une noble et charitable dame qu’elle est.

Cristallisation

Condensation intellectuelle.

Un homme d’esprit, Stendhal, a eu la bizarre idée de nommer cristallisation le travail que la pensée de la marquise fit avant, pendant et après cette soirée.

Balzac.

On sait que la cristallisation unit et solidifie les parties d’une substance dissoute dans un liquide.

Cristalliser

Paresser au soleil. — Terme de chimie.

Permis à tous de se promener dans les cours, de fumer leur pipe, de cristalliser au soleil.

La Bédollière.

Cristalliser

v. n. Flâner, se reposer, — dans l’argot des Polytechniciens.

Cristalliser (se)

Ne rien faire, — dans le jargon des troupiers.

Crotal

Sergent à l’École Polytechnique.

L’on s’installe par demi-section présidée par un crotal. Le crotal c’est le sergent.

(Gil Blas, juin 1882.)

Détaler

Courir.

Détaler

v. n. S’enfuir, s’en aller sans bruit, — dans le même argot [du peuple].

Effets de pantalon (faire des)

Arranger avantageusement son paquet dans l’entre-jambe, à droite ou à gauche, de façon qu’il fasse saillie sur la perpendiculaire naturelle du corps et crève les yeux des femmes.

Étal

s. m. La gorge de la femme, — dans l’argot des faubouriens, qui appellent la chair de la viande.

Étalage (vol à l’)

Il faut être deux pour opérer et choisir le moment où un marchand est seul dans sa boutique. L’un des voleurs s’empare de quelques objets à l’étalage et se sauve ; après quoi le compère entre, prévient le marchand et lui désigne un paisible promeneur. Tandis que le boutiquier court après le promeneur, le compère, à son tour, fait son choix et se sauve. Ce genre de vol a reçu encore le nom de vol à la carambole, c’est-à-dire vol au carambolage.

Étaler

v. a. Jeter par terre, — dans l’argot du peuple. S’étaler. Se laisser tomber.

Étaler (s’)

Se laisser tomber de tout son long dans la rue.

Étaler sa barbaque

Tomber.

Étaler sa bidoche

Se décolleter par en haut. Raccourcir ses jupes par en bas. Mot à mot : étaler sa viande. Les filles appellent cette manière de s’habiller ou plutôt de se déshabiller l’éloquence de la chair car elles ne pratiquent pas le proverbe : À bon vin pas d’enseigne (Argot du peuple). N.

Étaler sa marchandise

v. a. Se décolleter trop, — dans l’argot des faubouriens, qui disent cela à propos des marchandes d’amour.

Étalon

Beau fouteur, homme de qui les femmes, — même les plus bêtes, aiment les saillies.

Dans nos haras en Turquie,
Femme un peu jolie
Veut au gré de son envie,
Se voir bien servie,
L’être par onze ou douze étalons
Grands, gros, gras, beaux, blancs, noirs ou blonds.

Collé.

J’ai un étalon d’ordinaire, et encore d’autres amoureux.

P. De Larivey.

Étalon

s. m. Homme de galante humeur, — dans l’argot du peuple.

Étalon (royal)

Le mari de la reine, le prince-époux dans les pays qui n’ont pas l’équivalent de notre loi salique, — dans l’argot des cours.

Goujon d’hôpital

Sangsue, — dans le jargon des voyous.

Guibolles italiques

Jambes tordues. Se dit des jambes d’un bancal, — dans le jargon des typographes. Le caractère dit italique est un caractère penché, d’où guibolles italiques pour désigner des jambes qui ne sont pas droites.

Hôpital

Prison (Vidocq). — On concevra le mot en voyant Fièvre cérébrale et Malade.

Hôpital

s. m. Prison, — dans l’argot des voleurs, dont la conscience est souvent malade.

Hôpital

Prison, — dans l’ancien argot.

Hôpital, hosto

Prison.

Horizontale

Femme galante. Il y a plusieurs sortes d’horizontales. D’abord l’horizontale de haute marque, celle dont certains journaux narrent les faits et gestes et qui fait partie du Tout-Paris où l’on s’amuse ; puis, l’horizontale de moyenne marque, moins haut cotée sur le turf de la galanterie ; enfin l’horizontale de petite marque qui n’a pas su réussir comme ses sœurs.
Le mot horizontale a été bien accueilli et s’est aujourd’hui répandu un peu partout. Il date de 1883 et fut mis à cette époque en circulation par M. Aurélien Scholl. Voici comment, d’après l’auteur même de Denise, les horizontales virent le jour.

Depuis longtemps le baron de Vaux (un rédacteur du Gil Blas) qualifiait du doux nom de tendresse les marchandes de sourire. Il disait « une tendresse » comme on dit un steamer, par abréviation.
Désireux de trouver une formule nouvelle, je cherchais un vocable qui pût détrôner la tendresse. Le Voyage autour de ma chambre, de X. de Maistre consacre un chapitre entier à la position horizontale. J’ai pris le mot de X. de Maistre pour l’appliquer à celles qui sont de son avis. L’horizontale fit fortune. Le baron de Vaux lui servit de parrain… Je n’en ai pas moins le droit de revendiquer ce mot dans l’intérêt des glossateurs…

Cette explication n’a pas été trouvée suffisante par certains étymologistes et d’aucuns veulent que ce mot horizontale soit une réminiscence de ce passage des Reisebilder où Henri Heine parle de la femme qui enseigne à Rauschenwasser la philosophie horizontale. Un abonné de La République française fait remonter jusqu’à Casanova l’emploi de ce mot horizontale dans l’acception spéciale qu’il a ici. Je trouve, en effet, dans le numéro du 10 mars 1887 de ce journal la note suivante : « On a discuté ces jours derniers la paternité du mot horizontale qui désigne les vieilles et jeunes personnes d’accès facile. On ne s’est pas avisé, au milieu de tous ces débats, de rechercher si le mot tant revendiqué n’appartient pas de prime-abord à l’un de nos grands amoureux. Celui-ci est Casanova qui parle deux fois des horizontales. V. à ce sujet l’édition italienne de Périno, à Rome. »

Les grandes dames, les cocodettes et celles que, dans leur langage extraordinaire, les mondains appellent les horizontales de la grande marque…

(Illustration, juin 1883.)

D’horizontale est dérivé horizontalisme, désignant les usages, les habitudes, les mœurs des horizontales et aussi l’ensemble de ce monde spécial.

Le vrai monde ma foi, tout ce qu’il y a de plus pschutt… et aussi tout le haut horizontalisme…

(Figaro, juillet 1884.)

Horizontale

Fille galante. V. Biche.

Interroger le pantalon d’un homme

Porter les yeux sur son paquet, pour savoir ce qu’il pense, s’il est en état de baiser ou non.

Urinette, qui a interrogé son pantalon : À quoi bon, puisque tu n’es pas prêt ?

Lemercier de Neuville.

Italgo

Italien.

Italique

adj. Penché, tortu. Il a les jambes italiques, il est bancal. Le sens de ce mot vient, sans contredit, du caractère dit italique, qui est penché.

Italique (avoir pincé son)

Marcher penché, ne pas marcher droit par suite d’ivresse, — dans le jargon des typographes, par allusion au caractère dit italique.

Italo

Abréviation d’Italien (Argot du peuple).

Larton brutal

Pain bis.

Larton brutal

Pain bis.

Larton brutal

Pain noir.

Larton brutal

Pain bis.

Larton brutale

Pain bis.

Métal

Argent.

Et t’as pas de métal.

Ricard.

Métal

s. m. Argent, — dans l’argot du peuple, qui, sans s’en douter, se sert de la même expression qu’Horace : Metallis potior libertas (La liberté vaut tout l’or du monde).

Montrer les talons

v. a. S’en aller, s’enfuir, — dans l’argot du peuple.

Oiseau fatal

Corbeau, — dans le jargon des voleurs qui, une fois par hasard, se sont inspirés de l’argot académique.

Orientaliste

s. m. Homme parlant le pur argot, — qui est du sanscrit et du chinois pour les gens qui n’ont appris que les langues occidentales.

Pantalon

Faire pantalon, dans le langage des écrivains, c’est ne pas atteindre le bas de la feuille de papier sur laquelle on écrit.

Pantalon garance (donner dans le)

Aimer les militaires, avoir un ou plusieurs amoureux parmi les officiers.

Pantalon rouge

s. m. Soldat de la ligne, — dans l’argot des ouvriers. On dit aussi Pantalon garance.

Pantalonner

Tendre à la force du poignet le pantalon de tricot d’une danseuse.

M. Pointe pantalonne la volumineuse Delaquit.

(Charles de Boigne.)

Pantalonner une pipe

v. a. La fumer jusqu’à ce qu’elle ait acquis cette belle couleur bistrée chère aux fumeurs. Je n’ai pas besoin d’ajouter que c’est le même verbe que culotter, mais un peu plus décent, — pas beaucoup.

Pantalons

s. m. pl. Petits rideaux destinés à dérober au public la vue des coulisses, qui sans cette précaution s’apercevraient par les portes ou les fenêtres du fond et nuiraient à l’illusion de la mise en scène.

Pantalzar

s. m. Pantalon, — dans l’argot des faubouriens.

Sortie d’hôpital

Longue capote en forme de robe de chambre. Les variantes sont : Gâteuse, ulster.

Stalle

s. f. Chaise ou fauteuil, — dans l’argot des francs-maçons.

Tal

Derrière. — Tapeuse du tal, fille publique qui en remontrerait à la femme de Loth. Taper dans le tal, faire rétrograder Eros.

Tal

Le postérieur.

Tal

Voir troufignon.

Tal

Postérieur.

Tala

Elève de l’École normale ayant des principes religieux et pratiquant.

Talbin

Billet de banque.

Talbin

Portefeuille, billets de banque.

Talbin

Huissier.

Talbin

s. m. Billet de complaisance, — dans l’argot des voleurs. Talbin d’altèque. Billet de banque. Talbin d’encarade. Billet d’entrée dans un théâtre.

Talbin

s. m. Huissier, — dans le même argot [des voleurs].

Talbin

Huissier, — dans le jargon des voleurs.

Talbin

Huissier. Billet à ordre. Billet de banque. Portefeuille.


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