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Anquiller

Entrer, pénétrer.

Anquilleuse

Femme qui porte un tablier, pour cacher ce qu’elle vole chez les marchands.

Anquilleuse

Femme qui porte un tablier.

Anquilleuse

Femme qui porte un tablier pour cacher ce qu’elle vole.

Anquilleuse

Femme qui porte un tablier pour cacher ce qu’elle vole.

Anquilleuse

Voleuse des magasins de nouveautés. Elle cache les objets volés sous ses jupons, entre ses jambes ou quilles.

Anquilleuse, ou voleuse à la mitaine

Voleuse à la détourne qui s’attaque aux magasins de nouveautés. Habile à faire tomber un coupon d’étoffe, elle se sert de ses pieds, chaussés de bas en forme de mitaine, pour cacher la marchandise entre ses jambes, quilles, ce qui ne l’empêche ni de marcher, ni même de courir, quand elle sent la police à ses trousses.

Becqueter, Béquiller

Manger. — Mot à mot : jouer du bec.

Béquille

Potence.

Béquille

Potence (Vidocq). — La potence ressemble à une béquille. — Béquiller : Pendre. V. Farre.

Béquille

s. f. Potence. — dans l’argot des voleurs, dont les pères ont eu l’occasion de remarquer de près l’analogie qui existe entre ces deux choses.

Béquille du père Banaba (la)

Le membre viril de tous les hommes, sur lequel s’appuient si volontiers toutes les femmes. Expression employée dès l’époque de la régence dans de nombreuses chansons.

J’ai perdu ma béquille,
S’écriait Barnaba ;
Quelle est l’honnête fille
Qui la rapportera ?

Collé.

Marc une béquille avoit
Faite en fourche, et de manière
Qu’à la fois elle trouvoit
L’œillet et la boutonnière.

Grécourt.

Béquiller

Manger.

Béquiller

Manger sans besoin.

Béquiller

Manger.

Béquiller

Manger. Même étymologie que Becqueter.

C’est égal, je lui ai envoyé un coup de tampon sur le mufle qu’il ne pourra ni béquiller, ni licher de quinze jours.

Th. Gautier.

Béquiller

v. a. et n. Manger, — dans l’argot des faubouriens.

Béquiller

Pendre. Manger.

Béquiller

Manger (Argot des voleurs). V. Becqueter.

Béquiller

Voir bèqueter.

Béquilleur

Bourreau.

Béquilleur

s. m. Bourreau, — probablement parce qu’il est le représentant de la Mort, qui va pede claudo comme la Justice.

Broquillage, vol à la broquille

Vol à la substitution. Vol qui consiste à substituer un objet sans valeur à un objet de prix : le cuivre à l’or, le stras au diamant.

Broquille

Bague.

Broquille

Minute (Vidocq). — Ce diminutif du vieux mot broque : petit clou, ardillon (V. Roquefort) Fait sans doute allusion au petit signe indiquant la minute sur un cadran.

Broquille

s. f. Rien, chose de peu de valeur. Argot des cabotins. Ne s’emploie ordinairement que dans cette phrase : Ne pas dire une broquille, pour : Ne pas savoir un mot de son rôle.

Broquille

s. f. Minute, — oui est un rien de temps. Argot des voleurs.

Broquille

s. f. Bague, — dans le même argot [des voleurs]. Signifie aussi Boucle d’oreille.

Broquille

Minute.

Broquille

Boucle d’oreilles.

Broquille

Bague. Boucle d’oreille. Minute. Chose sans valeur.

Broquille

Minutes (Argot des voleurs).

Broquille

Minute.

Il est trois plombes et dix broquilles

Trois heures dix minutes.

Broquille

Minute, bijoux, boucle d’oreille.

Broquilles

Bague.

Broquilleur

Voleur substituant du strass au diamant.

Broquilleur, broquilleuse

Celui, celle qui se livre au broquillage. Plus d’une femme du monde est broquilleuse. C’est celle qui, pour satisfaire une passion, la plupart du temps inavouable, vend, à l’insu de son mari, une parure en brillants qu’elle remplace par une parure de stras, exactement semblable. D’autres fois c’est le mari qui procède à cette combinaison, et porte la parure en brillants chez sa maîtresse. — Il y a encore les broquilleurs de tableaux qui substituent des copies aux ori ginaux.

Broquilleurs

Les voleurs qui portent ce nom pratiquent le vol à l’étiquette. Ce vol consiste à faire fabriquer des bagues en toc ornées de pierres fausses et à les substituer adroitement aux vraies dans les écrins que montrent les bijoutiers aux faux acheteurs (Argot des voleurs). N.

Coquille

La nature de la femme — dans laquelle l’homme aime à faire entrer son petit limaçon, qui y bave tout à son aise. Con, cha ? demanderait un Auvergnat.

Et Laurette, à qui la coquille démangeait beaucoup, s’y accorda facilement.

Ch. Sorel.

Coquille

s. f. Lettre mise à la place d’une autre, — dans l’argot des typographes.

Coquille

Assiette.

Coquille de noix

Petite barque, petit navire. — Image très juste.

Napoléon met le pied sur une coquille de noix, un petit navire de rien du tout.

Balzac.

Coquilles

s. f. pl. Lettres mises pour d’autres, par manque d’attention. Voir. p. 109, notre article spécial et un choix de coquilles célèbres ou curieuses.

Démaquiller

Défaire. V. Maquiller.

Démaquiller

v. a. Défaire une chose faite ou convenue, — dans l’argot des voleurs.

Démaquiller

Décommander, défaire, renoncer à, — dans le jargon des voleurs.

Démaquiller

Défaire une chose convenue ou faite.

Enquiller

Entrer. — Mot à mot : jouer des quilles dans… V. Quille. — Ancien mot, car nous trouvons déquiller : sortir, dans Du Cange. V. Baptême. — Enquilleuse : V. Détourner.

Enquiller

v. a. Cacher, — dans l’argot des voleurs. Enquiller une thune de camelote. Cacher entre ses cuisses une pièce d’étoffe.

Enquiller

v. n. Entrer quelque part comme une boule au jeu de quilles, — dans l’argot du peuple.

Enquiller

Caser, pourvoir d’une place. — Cacher entre ses cuisses un objet volé. Enquiller une thune de camelotte, cacher sous ses jupons une pièce d’étoffe. — Arriver, entrer.

Faut espérer que Je démoc enquiller a.

(La Patrie, du 2 mars 1852.)

Enquiller

Pourvoir d’un emploi. Arriver, entrer. Cacher sous ses jupons un objet volé, comme le fait l’anquilleuse.

Enquiller

Entrer.
— Il y a longtemps que je cherche à m’enquiller dans cette boîte (Argot du peuple).

Enquiller

Entrer.

Enquiller (s’)

v. pr. Être embauché.

Enquilleur

Argot des voleurs et surtout des bonneteurs. (V. Chocolat.)

Enquilleur

Compère du bonneteur.

Enquilleuse

s. f. Femme qui porte un tablier pour dissimuler ce qu’elle vole.

Enquilleuse

Voleuse qui opère dans les grands magasins de nouveautés. Elle enquille la marchandise volée entre ses cuisses. Il faut vraiment être organisée particulièrement pour cacher un coupon de soie à cet endroit-là (Argot des voleurs).

Faire une coquille de Bergerac

v. a. Se dit, — dans l’argot des tailleurs, quand un ouvrier a fait une pièce dont les pointes de collet ou de revers, au lieu de se courber en dessous, relèvent le nez en l’air et poignardent le ciel. C’est une plaisanterie de Gascon, maintenant parisiennée.

Jonquille

Mari trompé par sa femme. Cocu.

Jonquille

Cocu. Allusion à la couleur jaune qui est l’emblème des prédestinés (Argot du peuple).

Jouer aux quilles

Faire l’acte vénérien.

La tienne joue bien aux quilles.

Brantôme.

Que l’un sur l’autre ils tombèrent
En jouant au beau jeu de quilles.

(Recueil de poésies françaises.)

Bon compagnon et beau joueur de quilles.

La Fontaine.

Jouer des quilles

S’évader, partir, fuir, jouer des jambes.

Manquiller

Faire.

Maquillé du pognon

Faire de l’argent.

Maquillée

s. f. Lorette, casinette, boule-rouge, petite dame enfin, — dans l’argot des faubouriens.

Maquiller

Travailler, battre.

Maquiller

Travailler, battre. Maquiller les brêmes, battre les cartes.

Maquiller

Travailler, battre.

Maquiller

Arranger quelque chose.

Maquiller

Cameloter, brocantage.

Maquiller

Chicaner, travailler, battre.

Maquiller

Farder. — Même origine que le mot suivant. On sait que les maquignons maquillent à merveille un cheval pour lui donner une meilleure apparence.

Maquiller

Agir, machiner.

C’est par trop longtemps boire ; Il est, vous le savez, heure de maquiller.

Grandval, 1723.

Maquiller un suage : Se charger d’un assassinat. — Maquiller son truc : Faire sa manœuvre. — Maquiller une cambriolle : Dévaliser une chambre. — Maquiller les brèmes : Jouer aux cartes. V. Momir. Ce verbe paraît venir du vieux mot maquillon : maquignon, qui vient lui-même de maque. V. Roquefort et Fr. Michel. — Maquignonner, c’est, en effet, machiner n’importe quoi, pourvu qu’on y gagne.


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