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Agrément (se pousser de l’)

S’amuser, passer un moment agréable. Quand on a massé toute la semaine, il faut bien un peu se pousser de l’agrément le dimanche.

Air (se donner de l’air, se pousser de l’air, jouer la fille de l’air)

Partir, se sauver.

Air (se donner, se pousser de l’, jouer la fille de l’)

Fuir. — Les deux premiers termes font image ; le troisième a été enfanté par la vogue de La Fille de l’Air, une ancienne pièce du Boulevard du Temple.

La particulière voulait se donner de l’air.

Vidal, 1833.

Dépêchez-vous et jouez-moi la Fille de l’air avec accompagnement de guibolles.

Montépin.

Allons, môme, pousse-toi de l’air.

Id.

Vivre de l’air du temps : Être sans moyens d’existence. Terme ironique.

Tous deux vivaient de l’air du temps.

Balzac.

Être à plusieurs airs : Être hypocrite, jouer plusieurs rôles à la fois.

Ce qui se pousse

Monnaie. Allusion à l’acte de compter des écus.

Col (se pousser du)

Se faire valoir. Passer la main sous le menton en renversant la tête est un geste de présomptueux.

Toi qui te poussais tant du col, Nous t’avons pris Sébastopol.

Remy, Chanson, 1856.

Col (se pousser du)

Porter un col de chemise haut, bien blanc et bien empesé. — Au figuré, c’est énumérer les qualités qu’on croit avoir, c’est les faire ressortir comme si on les exhibait du col de la chemise que la main tire en haut.

De (se pousser du)

Faire sonner avec ostentation la particule nobiliaire qu’on tient de ses aïeux ou qu’on s’est octroyée à soi-même.

Déponner, Dépousser

Sacrifier à Domange, — dans l’ancien argot.

Dépousser

Faire ses nécessités.

En pousser une

Chanter une chanson.

Maintenant que nous avons bien dîné, je vais vous en pousser (ou dégoiser) une.

La pousse

La gendarmerie.

Panthe (pousser sa)

Abréviation de pousser sa panthère, c’est-à-dire se promener d’un côté, de l’autre, dans l’atelier ; courir une bordée de marchand de vin en marchand de vin. La variante est : Faire sa panthère ; par allusion à la panthère du Jardin-des-Plantes qui n’a d’autre occupation que d’arpenter sa cage.

Pointe (pousser sa)

Conter fleurette.

Que de projets ma tête avorte tour à tour, Poussons toujours ma pointe et celle de l’amour.

Le Rapatriage, parade du dix-huitième siècle.

Pousse

Corps des gendarmes.

Pousse

Gendarmerie. Mot ancien. V. Roquefort. Il confirme le sens que nous avons donné à son synonyme Cogne.

Archer, recors, exempts, Et tout ce que la pousse a nourri de vaillants.

Grandval, 1723.

Pousse

s. f. Les gendarmes, — dans l’argot des voleurs.

Pousse (ce qui se)

s. m. Argent, or ou monnaie, — dans l’argot du peuple. Substantif bizarre, — mais substantif. J’ai entendu dire : « Donne-moi donc de ce qui se pousse. »

Pousse (la)

Corps des gendarmes.

Pousse (la)

Brigade de gendarmerie.

Pousse (la)

La gendarmerie.

Pousse (la)

La police. Mot usité aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les pousse-culs, les archers lorsqu’ils conduisent en prison. (Hurtaud, Dict. des homonymes.). Pousse, agent de l’autorité.

Pousse (la)

La police, les gendarmes.

Pousse-au-vice

s. f. Cantharide, et généralement tous les aphrodisiaques. Argot des voleurs.

Pousse-au-vice

Mouche cantharide ; allusion aux propriétés aphrodisiaques de la mouche cantharide.

Pousse-au-vice

Cantharide.

Pousse-café

Petit verre de cognac, pris après le café.

Ensuite nous avons pris le café, le pousse-café, le repousse-café.

Voizo.

Pousse-café

s. f. Petit verre d’eau-de-vie ou de rhum pris après le café, — dans l’argot des bourgeois.

Pousse-café

Verre d’eau-de-vie qui suit le café dans l’estomac du consommateur.

Pousse-cailloux

Fantassin. — Allusion à la marche du piéton.

Votre frère était dans les dragons, moi, j’étais dans les pousse-cailloux.

Balzac.

Cavalier… tu arriveras au grade de maréchal des logis à force de trotter… Parole d’honneur ! Vaut mieux pousser les cailloux et devenir capitaine.

Vidal, 1833.

Pousse-cailloux

s. m. Fantassin, — dans l’argot des faubouriens.

Pousse-cailloux

Soldat d’infanterie de ligne. En marchant il pousse les cailloux du chemin.

Pousse-cailloux

Fantassin. — Image de la marche sur les routes fraichement chargées.

Pousse-cailloux

Fantassin.

Pousse-cul

s. m. Sergent de ville, — dans l’argot du peuple, qui sait que ces agents de autorité ne prennent pas toujours des mitaines pour faire circuler la foule. Les aïeux de celui-ci disaient, en parlant d’un des aïeux de celui-là : Chien courant du bourreau.

Pousse-fauteuil

Valet (Argot du peuple).

Pousse-mou

Variété de Bande-à l’aise.

Retire-toi d’ici, laisse-moi, pousse-mol !
Que le diable t’emporte et te casse le col !

Grandval fils.

Pousse-mou

Homme mou qui travaille avec mollesse, sans courage (Argot du peuple).

Pousse-moulin

s. f. Eau courante, — dans l’argot des voleurs.

Pousse-moulin

Eau, — dans le jargon des voleurs.

Pousse-moulin

Eau.

Pousse-moulin

Eau. Allusion à ce que l’eau sert de moteur pour faire tourner la roue du moulin (Argot du peuple).

Poussée

s. f. Bourrade ; coups de coude dans la foule. Par extension : Reproches, réprimande.

Poussée

s. f. Besogne pressée, surcroît de travail, — dans l’argot des ouvriers.

Poussée

Ouvrage pressé. Il y a de la poussée.

Poussée de bateaux

s. f. Se dit ironiquement — dans l’argot du peuple — d’une chose vantée d’avance et trouvée inférieure à sa réputation, ainsi que de toute besogne ridicule et sans profit. On dit mieux : Une belle poussée de bateaux !

Pousser

Introduire profondément son outil dans le ventre d’une femme et besogner comme il faut.

Celui-là poussait un ami.

Régnier.

Oh ! va… va !… mais va donc !… Pousse, tit’ homme… pousse !… mais pousse donc !

H. Monnier.

Ah ! chien… chien !… que tu me fais mal !… Ah ! mes fesses… mes pauvres fesses… Tu pousses si fort que tu me crèves… ah !

La Popelinière.

Pousser

v. n. Surenchérir, — dans l’argot des habitués de l’Hôtel des ventes.

Pousser

v. a. et n. Parler, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi : Pousser son glaire.

Pousser à la peau

Femme de feu, amoureuse, chaude comme braise dont l’ensemble parle aux sens. Elle pousse à la peau (Argot du peuple).

Pousser dans le battant (se)

Boire. V. Pivois.

Pousser dans le battant (se)

Boire ou manger, mais surtout boire.

Pousser dans le cornet, l’escarcelle, le fusil (s’en)

Boire, manger. (V. Delvau : S’en pousser dans le battant.)

Pousser de l’air (se)

S’en aller de quelque part. On dit aussi : Se pousser un courant d’air.

Pousser du col (se)

v. réfl. Être content de soi, et manifester extérieurement sa satisfaction, — dans l’argot des faubouriens, qui ont remarqué que les gens fats remontaient volontiers le col de leur chemise. Une chanson populaire — moderne — consacre cette expression ; je me reprocherais de ne pas la citer ici :

« Tiens ! Paul s’est poussé du col !
Est-il fier, parc’qu’il promène
Sarah, dont la douce haleine
Fait tomber les mouch’sau vol. »

Signifie aussi S’enfuir.

Pousser l’aventure à bout

Après avoir peloté une femme, la baiser d’autour et d’achar, à bride abattue.

De ce moment, il est décidé que le comte peut pousser à bout l’aventure.

A. de Nerciat.

Pousser la goualante

Chanter. (V. Delvau : Goualer.)

Pousser le bois

v. a. Jouer aux échecs ou aux dames, — dans l’argot du peuple, qui a eu l’honneur de prêter ce verbe au neveu de Rameau.

Pousser le buom ! du cygne

Mourir, — dans l’argot des faubouriens, qui disent cela à propos des garçons de café et de leur fatigant boum ! pas de crème, messieurs ?

Pousser le cul pour avoir la pointe

Proverbe en usage chez les couturières, et qui signifierait coudre, s’il ne voulait pas dire : Jouer des reins pour avoir au cul la pointe d’une aiguille de viande, — soit un bon gros vit.

Pousser sa glaire

Parler.

Pousser sa moulure

Faire ses besoins. Allusion à la moulure ronde qu’il faut pousser avec effort sous le fer du rabot (Argot du peuple).

Pousser sa pointe

Baiser une femme, la piquer de son fleuret démoucheté.

Vien,
Chien, Foutu vaurien,
Cess’ ta plainte
Et pouss’ ta pointe.

(Parnasse satyrique.)

Pousser sa pointe

v. a. S’avancer dans une affaire quelconque, — mais surtout dans une entreprise amoureuse.

Que de projets ma tête avorte tour à tour !
Poussons toujours ma pointe et celle de l’amour.

dit une comédie-parade du XVIIIe siècle (le Rapatriage).

Pousser son glaire

Parler.

Pousser son rond

v. a. Alvum deponere, — dans l’argot des maçons.

Pousser son rond

Aller à la selle.

Pousser un bateau

v. a. Avancer une chose fausse, inventer une histoire, mentir. Argot des faubouriens. On dit aussi : Monter un bateau.

Pousser un excellent (se)

Manger l’ordinaire de la prison, qui est loin d’être excellent ; mais l’ironie plaît au voleur.

Pousser une blague

Conter une histoire faite à plaisir.

Bien vite, j’pousse une blague, histoire de rigoler.

F. Georges, Chansons.

Pousser une blague

Fumer une pipe. Argot de l’École Polytechnique.

Pousser une gausse

v. a. Faire un mensonge, — dans l’argot du peuple. On dit aussi : Pousser une histoire.

Poussette

Action de pousser de l’argent sur le tapis, après coup, — dans l’argot des grecs, joueurs de baccarat, qui ont encore donné à ce procédé le nom de mort, La poussette, quoique très surveillée dans les cercles, est très fréquente.

Après avoir vu les deux cartes de votre partenaire, comme son point était bon, vous avez, avec le doigt, poussé, en avant de votre masse, cinq francs qui ont doublé votre enjeu.

(Figaro, du 1er août 1878.)

Le grec pratique également la poussette à la bouillotte, mais seulement quand il fait son reste ; s’il voit qu’il a gagné le coup, il lâche dans sa masse une pièce qu’il tenait cachée dans les deux derniers doigts.

(A. Cavaillé.)

La retirette consiste à opérer le mouvement contraire pour retirer tout ou partie de l’argent engagé lorsqu’on a mauvais jeu.

Repousser

Puer, sentir mauvais.

Repousser du goulot

V. Delvau : Repousser du tiroir.

Repousser du goulot

Puer de la bouche. L’image est typique ; ceux qui sont affligés de cette infirmité repoussent en effet tous ceux qui les approchent (Argot du peuple).


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