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Captif (enlever le)

Donner du pied au derrière ; variante de : enlever le ballon ; mot à mot : enlever le ballon captif, par allusion à feu l’aérostat de l’ingénieur Giffard.

Cul (enlever le)

Administrer un coup de pied au derrière.

Derrière (enlever le)

Donner un coup de pied au derrière.

Derrière le premier (se lever le)

Se lever de mauvaise humeur. — Être de mauvaise humeur dès le matin.

Enlever

v. a. Débiter un rôle ou passage d’un rôle, avec feu, verve ou aplomb, — dans l’argot des coulisses.

Enlever (s’)

Mourir de faim.

Enlever (s’)

v. réfl. Souffrir de la faim, — dans l’argot des voleurs.

Enlever le cul

v. a. Donner un coup de pied au derrière de quelqu’un. — Argot du peuple. On dit aussi Enlever le ballon.

Enlever quelque chose

v. a. — dans l’argot des bourgeois qui n’osent pas employer la précédente expression.

Factionnaire (relever un)

Courir de l’atelier chez le marchand de vin, boire à la hâte un verre de n’importe quoi qu’un camarade a fait verser à votre intention, et retourner au travail.

Factionnaires (en relever un)

Aux Halles, les porteurs ne peuvent abandonner leur poste tous à la fois pour aller boire chez le marchand de vin, ils laissent le verre de chaque camarade au comptoir, le bistro donne un jeton ; quand le camarade vient boire son verre, il relève le factionnaire. À la fin de la journée le jeton souvent répété devient une contremarque pour la sorgue car la soulographie est complète (Argot du peuple). N.

Jarret (lever le)

Marcher en colonne, — en terme de troupier. — Avoir du jarret, être on marcheur.

Lever

Faire un levage. — V. Flanelle.

Tiens, Xavier qui vient d’être levé par Henriette.

Monselet.

J’irai ce soir à Bullier, et si je ne lève rien…

Lynol.

Lever

Capter, empaumer.

Il lève un petit jeune homme. Vous verrez qu’il en fera quelque chose.

De Goncourt.

Lever

Voler.

Robert dit : Je suis levé et il nous appelle filous.

Monselet.

Tiens, dit le voleur, voici un pantre bon à lever.

Canler.

Lever

v. a. Capter la confiance, — dans l’argot des faubouriens. Signifie aussi voler. Se faire lever de tant. Se laisser gagner ou « emprunter une somme de… »

Lever

Séduire facilement. — Lever une femme. Ce mot, pris dans cette acception galante, remonte au siècle dernier. Nous en trouvons un premier exemple dans les Anecdotes sur la comtesse Dubarry, publiées en 1776, Londres.

Le comte philosophe, (Lauraguais) ne pouvant se passer d’une maîtresse, fut tout simplement lever une fille chez la Gourdan, comme on va lever une pièce d’étoffe chez un marchand.

Lever

Tromper, mentir pour obtenir un service. — Emprunter. — Lever quelqu’un de dix francs. — Être levé, se faire lever, être trompé, être volé, se faire voler. — Pour une fille, être levée, se faire lever, c’est avoir séduit un homme, se faire suivre par un homme qui paraît animé des meilleures intentions, très animé.

Lever

Prendre possession d’un titre, d’une valeur cotée à la Bourse, en terme de Bourse. — Lever cent Lyon-Méditerranée. — « Levez-vous, madame ? — Non, monsieur, je préfère que vous me reportiez », dit une dame assise à un coulissier. (La Bourse, dessin par Lefils.)

Lever

Trouver.

Il avait appris par un de ces industriels de son monde qui ont la spécialité de lever les chopins (de dénicher des affaires)…

(Humbert : Mon bagne.)

Lever

Lever une affaire, la prendre à un autre. Lever un homme au café ou sur une promenade publique.
— À quelle heure vous levez-vous ?
— Quand on me couche. (Argot des filles).

Lever

Emmener chez soi ou ailleurs une femme que l’on rencontre est faire un levage ; on a lève.

Lever

Corrompre. On lève un fonctionnaire en lui faisant un don d’argent ou cadeau. Les députés qui se sont laissé corrompre pour l’affaire du Panama ont été levés.

Lever

Capturer.

Lever à jeun (se)

Se lever sans avoir fait l’acte copulatif, même une pauvre petite fois.

Souvent je me levais à jeun
D’avec ce sacrilège ;
Et jamais le défunt
N’en fit qu’un :
Le bel époux de neige !

Collé.

Lever de rideau

s. m. Petite pièce sans importance, de l’ancien ou du nouveau répertoire, qui se joue la première devant les banquettes, au milieu du bruit que font les spectateurs à mesure qu’ils arrivent. Argot des coulisses.

Lever la jambe

Danser le cancan (haute école).

Elle levait la jambe avant Rigolboche.

Les Étudiants, 1860.

Lever la jambe

v. a. Danser le chahut d’une façon supérieure. Argot des gandins.

Lever la lettre

v. a. Être compositeur d’imprimerie, — dans l’argot des typographes.

Lever la lettre

Prendre les lettres typographiques dans leurs casses respectives. — Terme de typographe.

Lever la lettre

Prendre les lettres dans la casse pour aligner les mots dans le composteur et former les phrases (Argot d’imprimerie).

Lever le bras

v. a. N’être pas content, — dans le même argot [des typographes].

Lever le bras

N’être pas content, — dans le jargon des typographes.

Lever le coude

Boire à longues rasades. — Usité dès 1808.

Ça n’a pas d’ordre, ça aime trop à lever le coude.

Privat d’Anglemont.

Lever le coude

v. a. Boire, — dans l’argot du peuple.

Lever le croupion ou le cul

Se remuer sous l’homme, dans l’acte copulatif.

C’est plaisir de la voir lever le croupion à chaque coup de queue.

Seigneurgens.

Elle levait toujours le cul de peur d’user les draps.

Tabarin.

Blaise hausse la bouteille,
Et Margot lève le cul

Collé.

Je n’aime point ces demoiselles.
Qui lèvent par trop le devant.

Collé.

Lever le cul devant (s’être)

Être de mauvaise humeur. On dit aussi : il est de mauvais poil (Argot du peuple).

Lever le pied

v. a. Fuir en emportant la caisse.

Lever le pied

V. Mettre la clé sous la porte.

Lever le pied

Fuir. Un caissier lève le pied lorsqu’il a levé la caisse de son patron.

Lever le pied

Filer sans payer ses créanciers.

Lever le siège

Débander après avoir bandé devant une femme qui fait trop de façons pour se laisser baiser.

Une trop longue défense a souvent fait lever le siège d’une place qui voulait se rendre : il arrive des accidents.

Collé.

Lever les petits clous

v. Composer. Un bon leveur est un ouvrier qui compose habilement et vite.

Lever quelqu’un

Emmener une personne, l’attirer dans un lieu.

Lever un homme

S’arranger de façon, lorsqu’on est femme, à attirer, dans un bal ou sur le boulevard, par ses œillades ou ses effets de croupe, l’attention et les désirs d’un homme qui, ainsi allumé, suit, monte, paie et baise.

Ces filles ne vont au Casino que pour lever des hommes ou se faire lever par eux.

A. François.

Tiens ! Xavier qui vient d’être levé par Henriette.

Monselet.

On dit aussi dans le même sens : Faire un homme.

Lever un homme

v. a. Attirer son attention et se faire suivre ou emmener par lui. Argot des petites dames. Lever un homme au souper. S’arranger de façon à se faire inviter à souper par lui.

Lever une femme

Ou seulement lever. Dire des galanteries à une femme, au bal ou dans la rue, et l’emmener coucher avec soi pour en faire.

J’irai ce soir à Bullier, si je ne lève rien…

Lynol.

Lever une femme

v. a. « Jeter le mouchoir » à une femme qu’on a remarquée au bal, au théâtre ou sur le trottoir. Argot des gandins, des gens de lettres et des commis. Lever une femme au crachoir. La séduire à force d’esprit ou de bêtises parlées.

Pigeons (élever des)

Gagner au jeu l’argent des dupes, vulgo : pigeons, — dans l’argot des grecs. C’est encore tenir une table d’hôte où les imbéciles tombent victimes de leur passion pour le jeu.

Relever

v. n. Sortir d’un état de gêne, — dans l’argot des faubouriens, à qui il coûte sans doute de dire Se relever de la misère. On dit aussi Être à la relève.

Relever (la)

Gagner toucher. Celui qui gagne au, jeu la relève. Un souteneur qui reçoit beaucoup de sa marmite la relève.

Relever le chandelier

Argot de souteneurs. Vivre de la prostitution d’une fille.

Soulever

v. a. Dérober adroitement, — dans l’argot des faubouriens.

Soulever

Filouter.

Soulever

Filouter.


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