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Aller à la chasse avec un fusil de toile

v. n. Mendier, porter la besace. Argot du peuple.

Changer son fusil d’épaule

Changer d’avis ou d’opinion. On dit pour exprimer la même chose : mettre son drapeau dans sa poche. Ou bien encore : retourner sa veste (Argot du peuple).

Chasser avec in fusil de toile

Mendier dans les campagnes. Allusion à la besace de toile que portent les mendiants pour y mettre ce qu’on leur donne (Argot des voleurs).

Coup de fusil

Vendre à n’importe quel prix (Argot des camelots).

Coup de fusil

Acheter à très bon compte des marchandises escroquées. Voir Fusilleur.

Coup de fusil

Voler.

Dormir en chien de fusil

v. n. C’est, — dans l’argot du peuple, — prendre en dormant une posture qui donne au corps la forme d’une S ou du morceau de fer qu’on abat sur le bassinet de certaines armes à feu lorsqu’on veut tirer.

Dormir en chien de fusil

Dormir en cerceau. Allusion à la forme de l’ancien chien de fusil à piston (Argot du peuple).

Dormir en chien de fusil

Les jambes raccourcies.

Écarter du fusil

v. n. Envoyer, en parlant, une pluie de salive au visage de son interlocuteur. On disait autrefois Écarter la dragée.

Écarter du fusil

Lancer, en parlant une petite pluie de salive. Les brèche-dents, ceux qui zézaient, écartent ordinairement du fusil. Le synonyme est : postillonner. Jadis on disait : Écarter la dragée.

Écarter du fusil

Sentir mauvais de la bouche ou lancer des postillons en partant.

Écarter du fusil

Lancer en parlant des jets de salive. On dit aussi : lancer des postillons. Quand quelqu’un a cette infirmité on ouvre son parapluie en l’écoutant et on ajoute :
— Tu baves et tu dis qu’il pleut (Argot du peuple).

Fusil

Estomac.

Fusil

s. m. Estomac, — dans l’argot des faubouriens. Se coller quelque chose dans le fusil. Manger ou Boire. Écarter du fusil. Cracher une pluie de salive en parlant à quelqu’un.

Fusil

Gosier. — Se rincer le fusil, boire. N’avoir rien à se mettre dans le fusil, n’avoir rien à manger.

Fusil

Chasseur.

Ils (les reporters) n’appellent pas un chat, un chat ; ils ne disent pas d’un chasseur, un chasseur, ils disent un fusil. J’ai lu, cette semaine, à propos d’une battue chez une demi-mondaine fort célèbre, cette phrase étonnante : « Invités : douze fusils des deux sexes. »

(Claretie.)

Fusil

Gosier. Estomac. Chasseur.

Fusil

Estomac.

Je n’ai pas le sou et j’ai faim, je ne peux rien me mettre dans le fusil.

Fusil

Estomac.

Fusil à deux coups

Pantalon garni de basane, se tenant raide, droit commis un canon de fusil.

Fusil à deux coups

Pantalon.

Fusil d’épaule (changer son)

Changer d’opinion politique. — Tenir un langage opposé à celui qu’on avait tenu.

Fusil de toile

Sac à argent. — Aller à la chasse avec un fusil de toile, aller à l’encaissement.

Fusil de toile

Bissac. Aller à la chasse avec un fusil de toile. Mendier.

Fusillé

Lorsque l’on a perdu au jeu tout ce que l’on possédait d’argent, on est fusillé.

Fusiller

Donner un mauvais dîner. — Usité dans l’armée.

Fusiller

v. n. Donner un mauvais dîner — dans l’argot des troupiers.

Fusiller

Dépenser. Fusiller le fade, dépenser le produit d’un vol, — dans le jargon des voleurs. Fusiller son pèse, dépenser son argent, — dans le jargon des ouvriers.

Fusiller

Faire pleuvoir de petits jets de salive en parlant. — Donner un mauvais dîner. Il a fusillé ses invités.

Fusiller

Dépenser.

Fusiller

Donner un mauvais dîner. A. D. Fusiller se dit des soldeurs qui fusillent des marchandises volées. Ils les vendent à n’importe quel prix. On les nomme des fusilleurs (Argot des camelots). N.

Fusiller le pavé

Se moucher en comprimant alternativement l’une et l’autre narine avec l’index.

Fusilleur

On appelle ainsi, dans l’argot des commerçants, les filous qui achètent argent comptant, mais à vil prix, des marchandises à des escrocs qui, eux-mêmes, les ont obtenues à crédit avec l’intention de ne jamais les payer.

Les fusilleurs ont été certainement de mauvaise foi, mais les précautions prises par eux pour masquer leurs agissements n’ont point permis de relever contre eux des faits assez précis pour établir leur entière culpabilité.

(Droit, août 1886.)

Fusilleur

Celui qui achète aux faisans. Les faisans ou faisandiers se font livrer des marchandises payables à quatre-vingt-dix jours ; arrivées en gare, ils les vendent au comptant meilleur marche que le prix d’achat, et bien au-dessous de la valeur, au fusilleur à qui il est fait une facture dont le montant est plus élevé que la somme donnée. Cela se nomme un coup de fusil ; l’acquéreur, qui est le fusilleur, n’ignore pas la provenance de la marchandise qu’il a achetée et il n’a pas à craindre d’être poursuivi pour complicité d’escroquerie. Il est regrettable que ces sortes d’affaires soient plus souvent du ressort du Tribunal de commerce que de celui de la Correctionnelle.

Gargariser le fusil (se)

Boire la goutte, — dans le jargon des soldats d’infanterie. C’est une variante du « gargariser » de Rabelais : « Bâille que je gargarise. »

Ne rien avoir dans le fusil

Avoir le ventre vide. L’allusion est facile à saisir : J’sens l’paquet d’tripes qui s’cavale. (Argot du peuple).

Oùs’qu’est mon fusil ?

Expression employée par le peuple lorsque quelqu’un vient de dire une grosse bêtise, de tenir un propos extravagant, insensé. Mot à mot : Où est mon fusil, pour que je te tue ? tu es trop bête pour vivre.

Pousser dans le cornet, l’escarcelle, le fusil (s’en)

Boire, manger. (V. Delvau : S’en pousser dans le battant.)

Reporter son fusil à la mairie

v. a. Commencer à vieillir, — dans l’argot du peuple, qui sait qu’à cinquante ans on cesse de faire partie de la garde nationale.


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