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À la fourche

On dit adverbialement et proverbialement : à la fourche, pour dire négligemment et grossièrement. Cela est fait à la fourche, Panser des chevaux à la fourche. (Dict. de l’académie.) Mais, comme le fait observer judicieusement l’auteur des Remarques morales, philosophiques et grammaticales sur ledit dictionnaire, l’expression prétendue proverbiale à la fourche ne devrait point se trouver là ; car elle ne peut être grammaticalement expliquée avec la bienséance convenable à un dictionnaire d’Académie. On se souvient d’une jeune demoiselle qui dit à Huet, évêque d’Avranches, en présence de père et mère : Monseigneur paroit tout Jean fourche. L’Académie française, dont ce docte prélat fit lui-même partie durant un demi-siècle, ne fut guère moins naïve que cette enfant.
C’est à la foutre qu’il faudrait dire et comme s’expriment les gens qui ne se piquent pas de purisme et de délicatesse dans leur langage.

Acalifourchonner (s’)

v. réfl. Se mettre à califourchon sur n’importe quoi, dans l’argot du peuple, qui parle comme Cyrano de Bergerac écrivait.

Affourchée sur ses ancres

Fille publique qui renâcle sur le turbin pour faire tortorer son souteneur. Cette expression ancienne est fréquemment employée, car l’image est frappante. Affourchée, immobile comme le vaisseau amarré dans le port. Sur ses ancres, sur ses jambes. La fille ne trimarde pas (Argot des souteneurs).

Affourcher sur ses ancres (s’)

v. réfl. Prendre du repos ; se retirer du service. Argot des marins.

Affourcher sur ses ancres (s’)

Se retirer du service ou se reposer, dans l’argot des marins.

Avaler le goujon, sa cuiller, sa fourchette, sa langue, sa gaffe

Mourir.

Baguette du fourrier

Le galon d’or qu’il porte au haut du bras. Est-ce pour cela que lorsqu’il n’est que brigadier, on le traite volontiers de tambour ?

Boulanger qui met les âmes au four (le)

Le diable qui fait cuire les gens en enfer (Argot des voleurs).

Brig-four

Brigadier-fourrier, par apocope, — dans l’argot des soldats de cavalerie.

Brig-four

Apocope de brigadier-fourrier.

Califourchon

Être à califourchon. Être assis sur quelque chose jambe çà et là, comme lorsqu’on monte un cheval en croupe.

Carrefour des écrasés

Carrefour formé par le boulevard Montmartre, la rue Montmartre et la rue du Faubourg-Montmartre. C’est un des endroits de Paris les plus dangereux pour les piétons, à cause de la quantité de voitures qui s’y croisent et de la pente du boulevard Montmartre qui ne permet pas aux cochers d’arrêter leurs chevaux à temps. Le nombre des personne écrasées, chaque année, en cet endroit, lui a valu la lugubre dénomination de « Carrefour des écrasés. »

Chauffer le four

v. a. Se griser. Avoir chauffé le four. Être en état d’ivresse.

Chauffer le four

Boire beaucoup. — Ce n’est pas pour lui que le four chauffe, le profit, l’agrément ne sera pas pour lui.

Chaufournier

Garçon chargé de verser le café.

Cirer en fourrier (se)

Frotter ses souliers entre les planches de son lit et sa paillasse, afin de leur donner une apparence de propreté, — dans l’argot du régiment. (Bernadille, Le Français.)

Coup de fourchette

s. m. Déjeuner. Argot des bourgeois. Donner un coup de fourchette. Manger.

Coup de fourchette

s. m. Vol à l’aide de deux doigts seulement.

Coup de fourchette

s. m. Coup donné dans les deux yeux avec les deux doigts qui suivent le pouce de la main droite. Argot des faubouriens.

Coup de fourchette

Coup de doigts dans les yeux. Ce coup très dangereux est particulier aux voyous. Il consiste à porter dans les yeux de l’adversaire le médius et l’index de l’une ou de l’autre main écartés en forme de V.

Coups de fourchettes

Vol à l’aide de deux doigts.

Courant d’air dans l’œil (se fourrer un)

S’illusionner, se tromper grossièrement. C’est une forme nouvelle de : Se fourrer le doigt dans l’œil.

Défourager

S’en aller, quitter un endroit pour un autre.
— Je défourage de la Centrousse pour renquiller à Pantin (Argot des voleurs).

Défourailler

Tomber.

Défourailler

Courir.

Défourailler

Sortir de. prison. — Du vieux mot defors : dehors. V. Babillard.

Défourailler

v. n. Courir, — dans l’argot des voyous.

Défourailler

Courir. — Tomber. — Sortir de prison.

Défourailler

Courir. Sortir de prison. Tomber.

Defourayer

Retirer, Sortir.

Defourrailler

Sortir d’un endroit, d’une prison.

Déjeuner à la fourchette

Se battre en duel. C’est le matin qu’on se rend, en effet, généralement sur le terrain ; mais comme dans le métier militaire on se bat parfois pour des motifs futiles et qu’avec les précautions prises, le duel n’a, la plupart du temps, aucun résultat fâcheux, il n’est pas rare que l’incident soit suivi d’un véritable déjeuner à la fourchette.

Doigt dans l’œil (se fourrer le)

S’abuser, ne pas bien voir les choses. Le nom de la cause est donné à l’effet.

Il s’est un peu fourré le doigt dans l’œil, le brave garçon.

De Goncourt.

Se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude : Se faire de grandes illusions.

Doigt dans l’œil (se fourrer le)

Se tromper. — Se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude, se tromper grossièrement, s’abuser au dernier point. — Faire partie de la société du doigt dans l’œil, s’illusionner sur son propre compte.

Doigt dans l’œil (se fourrer le)

Prendre ses désirs pour la réalité, croire que s’est arrivé. S’imaginer être aimé pour soi-même. Se figurer avoir du talent (Argot du peuple).

Échauffourée

Entreprise malheureuse.
Le peuple de Paris a coutume de supprimer l’a de la deuxième syllabe de ce mot, et de dire, en parlant de quelqu’un qui s’est attiré une mauvaise affaire, il a fait une belle échaffourée.

Emprunter un pain sur la fournée

Baiser une fille avant de l’avoir épousée.

Bien souvent, ils empruntent un pain sur la fournée.

(Les Caquets de l’accouchée.)

Emprunter un pain sur la fournée

v. a. Avoir un enfant d’une femme avant de l’avoir épousée, — dans l’argot du peuple, à qui ses boulangères font volontiers crédit.

Emprunter un pain sur la fournée

Prendre un acompte sur le mariage. Expression très usitée au XVIIIe siècle.

Qui peut-être, comme l’on dit, avez emprunté quelques pains sur la fournée.

(Pièces comiques.)

Enfant de la fourchette

s. m. Académicien, — dans l’argot des voyous.

Enfourailler

Arrêter. — Mot à mot : fourrer dedans.

Va-t’en dire à ma largue que je suis enfouraillé.

Vidocq.

Enfourailler

Arrêter, — dans le jargon des voleurs.

Enfourner

À mal enfourner on fait les pains cornus. Voyez Cornu.

Enfourner

Introduire son membre dans le vagin d’une femme, — véritable four à la chaleur duquel il ne tarde pas à se fondre.

Il résolut d’aller dans la maison pour enfourner la femme.

D’Ouville.

Et prends garde après
Comme on les enfourne.

Collé.

Épouser la fourcandière

Jeter un objet volé quand on est poursuivi, — dans l’ancien argot.

Épouser la fourcandière

Jeter un objet volé quand on est poursuivi.

Faire le bon fourrier

v. n. C’est, dans un repas, servir ou découper de façon à ne pas s’oublier soi-même. Faire le mauvais fourrier. Servir ou découper de façon à contenter tout le monde excepté soi-même.

Faire le bon fourrier

Faire les portions égales, dans un repas.

Fougue, fourgat

Recéleur.

Four

Ce n’est pas pour vous que le four chauffe. Se dit à quelqu’un que l’on veut désabuser de ses espérances.
Envoyer quelqu’un sur le four. Pour l’envoyer promener, l’envoyer paître.
Vous viendrez cuire à notre four. Espèce de menace que l’on fait à quelqu’un qui a refusé un service qu’on lui demandoit. Voy. Bouche.

Four

Employé dans un sens obscène pour désigner la nature de la femme.

Avec sa pâte qui fut levée aussitôt que le four fut chaud.

(Moyen de parvenir.)

S’il vous plaist nous prester vos fours,
Nous sommes à vostre service.
Il est défendu par nos loix
De travailler dans un four large.

(La Fleur des chansons amoureuses.)

Four

s. m. L’amphithéâtre, — dans l’argot des coulisses.

Four

s. m. « Fausse poche dans laquelle les enquilleuses cachent les produits de leurs vols. » Argot des voleurs.

Four

s. m. Insuccès, chute complète, — dans l’argot des coulisses et des petits journaux.
M. Littré dit à ce propos : « Rochefort, dans ses Souvenirs d’un Vaudevilliste, à l’article Théaulon, attribue l’origine de cette expression à ce que cet auteur comique avait voulu faire éclore des poulets dans des fours, à la manière des anciens Égyptiens, et que son père, s’étant chargé de surveiller l’opération, n’avait réussi qu’à avoir des œufs durs. Cette origine n’est pas exacte, puisque l’expression, dans le sens ancien, est antérieure à Théaulon. Il est possible qu’elle ait été remise à la mode depuis quelques années et avec un sens nouveau, qui peut avoir été déterminé par le four de Théaulon ; mais c’est ailleurs qu’il faut en chercher l’explication : les comédiens refusant de jouer et renvoyant les spectateurs (quand la recette ne couvrait pas les frais), c’est là le sens primitif, faisaient four, c’est-à-dire rendaient la salle aussi noire qu’un four. »

Four

Avant-scène des quatrièmes à l’Opéra. Elle est exclusivement réservée aux figurantes et il y fait, chaud comme dans un four.

Four

Gosier. — Chauffer le four, boire.

Four

Omnibus ; parce qu’on y enfourne les gens comme des pains.

Four

Insuccès ; chute d’une pièce de théâtre. — M. J. Duflot écrit fourre, du verbe se fourrer dedans. — Faire four, ne pas réussir, en être pour ses frais. Au théâtre une pièce fait four lorsqu’elle ne réussit pas. — Un homme fait four auprès d’une femme, lorsqu’il en est pour ses frais d’amabilité et même pour ses frais d’argent. Celui qui s’est flatté de raconter une histoire bien amusante et qui ne fait rire personne, fait four.

Four

Ne pas réussir une chose est faire four.

Je croyais trouver telle chose, j’ai fait four. — J’ai demande une avance d’argent à mon patron, j’ai fait four (il me l’a refusée.)

Four (en faire un)

Manquer une affaire (Argot du peuple).

Four (faire)

Ne pas réussir. — Se disait autrefois des comédiens qui renvoyaient les spectateurs parce qu’ils n’avaient pas assez de monde pour couvrir leurs frais. La salle, privée de l’éclairage ordinaire, ressemblait à un four.

Nous faisons four, dit Lousteau, en parlant à son compatriote la langue des coulisses.

Balzac.

Four (faire)

Manquer une affaire.

Four à bachot

« Déjà, dès cette époque, il s’était créé à Paris et même en province des établissements spéciaux que l’on connaissait alors sous îe nom pittoresque de fours à bachots ; leur spécialité, c’était de gaver en quelques mois les jeunes gens de toutes les connaissances que comportait un programme qui devait se répartir sur dix années d’études. »

(XIXe siècle, mai 1884.)

Le Four à bachot existe encore aujourd’hui sous cette appellation plaisante et vraie.

Four banal

s. m. Omnibus, — dans l’argot des voleurs.

Fouraillis

Lieu de recel.

Fourbi

Poste, emploi ; on le dit assez aussi quand on a un mauvais jeu : Quel mauvais fourbi !

Fourbi

s. m. Piège ; malice, — dans l’argot du peuple, qui ne sait pourtant pas que le fourby (le Trompé) était un des 214 jeux de Gargantua. Connaître le fourbi. Être malin. Connaître son fourbi. Être aguerri contre les malices des hommes et des choses.

Fourbi

Petite filouterie ; peccadille ; maraudage ; pour fourberie. — Connaître le fourbi, connaître une foule de petites ficelles, de trucs à l’usage des militaires peu scrupuleux, — en terme de troupiers.

Fourbi

Du vieux mot français fourby, espèce de jeu. Fourbi a deux acceptions : tantôt il veut dire : détournement, gain illicite ; tantôt : choses, travaux, matériel, etc.

Fourbi

Piège, malice. Métier. Jeu. Ficelle. Truc. Petit bénéfice plus ou moins licite.

Fourbi

Piège, malice. A. D. C’est une erreur. Cette expression très usitée vient du régiment, où le caporal chargé de l’ordinaire gratte sur la nourriture des hommes. Fourbi signifie bénéfice (Argot du peuple). N.

Fourbi

Ce que l’on possède.

J’ai mis tout mon fourbi dans une malle.

Fourbi

Voir flambeau et flanche.

Fourbir une femme

La baiser, frotter de la queue les parois de son vagin pour les dérouiller, — ce qui la rend non-seulement polie, mais très contente.

Comme s’il fallait que je lui donnasse du salaire pour avoir fourbi cette gaupe.

Ch. Sorel.

Puis vous fourbit l’agréable femelle
Qui l’occupait.

Grécourt.

Fourbis

Métier. — Jeu.

A c’fourbis-là, mon vieux garçon, — Qu’vous m’direz — on n fait pas fortune, Faut une marmite, — et n’en faut qu’une ; Y a pas d’fix’ pour un paillasson.

(La Muse à Bibi, Le Paillasson.)


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