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Aller que d’une fesse (n’)

Se dit — dans le même argot [du peuple] — de quelqu’un qui n’est pas très bien portant, ou de quelque affaire qui ne marche pas à souhait de celui qui l’a entreprise.
C’est l’ancienne expression, plus noble : N’aller que d’une aile.

Allumage (professeur d’)

Grec qui apprend à ses élèves le moyen à employer pour allumer les joueurs naïfs. Il y avait anciennement au boulevard du Temple, un café où se rencontraient les grecs, il était connu sous le nom de café d’allumage (Argot des grecs). V. Suiffart.

Battre les fesses (s’en)

S’en moquer. C’est le précurseur de s’en battre la paupière.

Le roi dit : Je m’en bats les fesses.

(Searron, Virgile travesti, L. 7.)

On disait aussi : S’en brimbaler tes fesses.

Ça ne va que d’une fesse

Chose qui va mal. Besogne accomplie avec répugnance. Être très malade (Argot du peuple). N.

Cabaret des six-fesses

Auberge tenue par trois femmes (Argot du peuple). N.

Confesser

Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.

Ci gist le cordelier Midieux,
Dont nos dames fondent en larmes,
Parce qu’il les confessait mieux
Qu’augustins, jacobins et carmes.

Cl. Marot.

On vient pour voir le père Urbain.
Il confesse encor sa dévote.

(Épigrammes.)

Confesser

Dépouiller, voler l’argent et les habits.

Faire mouiller la fesse (se)

Se faire baiser, — parce que dans l’averse de sperme qui tombe tout à coup sur elle, la femme n’a pas le temps d’ouvrir son parapluie et de préserver son ventre et ses fesses de l’inondation.

Par un député ce mac
A fait repasser sa nièce,
Qui s’est fait mouiller la fesse
Pour un bureau de tabac.

Dumoulin.

Fesse

s. f. Femme, moitié, — dans l’argot des faubouriens.

Fesse

Femme, — dans le jargon des voyous.

Fesse

Argot des voyous. Prostituée.

Fesse

Femme.

Fesse-Mathieu

s. m. Avare, usurier, — dans l’argot du penpie.

Fessée

s. f. Correction paternelle ou maternelle comme celle dont Jean-Jacques Rousseau avait conservé un si agréable souvenir.

Fesser

v. a. et n. Fouetter avec des verges ou avec la main les parties charnues que l’homme a le plus sensibles et sur lesquelles il ne manque jamais de tomber quand il glisse. Le verbe est vieux. On trouve dans les Chansons de Gautier Garguille :

Fessez, fesses, ce dist la mère,
La peau du cul revient toujours.

Signifie aussi, par analogie au peu de durée de cette correction maternelle : Faire promptement une chose. Fesser la messe. La dire promptement.

Fesser la messe

Prêtre qui expédie à la vapeur une messe d’enterrement de dernière classe.
— Le ratichon a fessé sa messe en cinq secs (Argot du peuple).

Fesser le Champagne

v. n. Boire des bouteilles de vin de Champagne, — dans l’argot des viveurs. Du temps de Rabelais on disait Fouetter un verre.

Fesses

s. f. pl. Grosses joues, — dans l’argot des faubouriens.

Fesses (les)

Les deux hémisphères qui jouent un si grand rôle dans la comédie à deux personnages intitulée : La Fouterie. Ce sont les tétons du derrière, comme les tétons sont les fesses du devant.

Et puis me tournant par derrière, il contemplait tantôt mes épaules, tantôt mes deux fesses.

Mililot.

Langues de chatte et langues de serpent,
Dans un monceau de tétons et de fesses,
Vont se croiser, et derrière, et devant.

Joachim Duflot.

Fesses (s’en battre les)

S’en moquer. — V. Miché.

Va, je m’en bats les fesses, et n’en fais pas le fin.

Parodie de Zaïre, dix-huitième siècle.

Fleure fesses

Mouchard, espion.

Fleure-fesses

Homme qui moucharde ses compagnons d’atelier et est sans cesse derrière le patron (Argot du peuple). V. Lèche-cul.

Jean-fesse

Avare, malhonnête homme. — Le frère jumeau de Jean foutre.

Jeanfesse

s. f. Malhonnête homme, bon à fouetter, — dans l’argot des bourgeois.

Jeanfesse, foutre

Coquin, misérable.

Ça, c’est un jeanfesse.

Ricard.

Grande colère du père Duchesne contre les jeanfoutres de chasseurs qui ont voulu faire une contre-révolution.

1793, Hébert.

Marqué à la fesse

adj. et s. Homme méticuleux, maniaque, ennuyeux, — dans l’argot des typographes.

Marqué à la fesse

Homme maniaque, méticuleux, ennuyeux. (A. Delvau)

Messe (fesser la)

Dire la messe au galop, — dans le jargon des vieilles dévotes.

Mettre dans les fesses (se le faire)

Se faire enfiler.

L’ dimanche, au sortir de la messe,
Elles dis’t toutes, mais en vain :
Nicolas, mets-moi dans la fesse
C’ qu’est dans ton pantalon d’ nankin.

Darcier.

Serrer les fesses

Avoir grand’ peur et faire tout son possible pour ne pas en fournir des preuves matérielles.

Tortiller des fesses

Scander sa démarche, se déhancher en marchant. — Il n’y a pas à tortiller des fesses, il ne faut pas faire tant de façons, il faut prendre un parti ; on ajoute, pour donner plus de force à l’expression : il faut chier dur.

Tortiller du cul ou des fesses

Se trémousser sons l’homme. — Hésiter, faire des manières. — On dit aussi : tortiller de la crinoline, c’est-à-dire : se déhancher, soit en dansant, soit en marchant pour allumer les galants.

Quand on va boire à l’Écu
N’ faut pas tant tortiller du cu.

Vadé.

Quand tout sommeille aux alentours,
Hortense, se tortillant d’aise,
Dit qu’elle veut que je la baise
Toujours, toujours.

A. Privat d’Anglemont.

Au miché je sais battre un ban ;
Je sais tortiller de l’échine.

(Chanson anonyme moderne.)

Tour de fesse

L’acte vénérien.

Francine, trop chaude du cu,
Pour mieux couvrir ses tours de fesse,
Voulait épouser un cocu.

Théophile.

Tricoter des fesses

Les remuer vivement dans l’acte vénérien, pour mieux, jouir ou pour mieux faire jouir l’homme.


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