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Banc (envoyer au)

Congédier, renvoyer. (V. Envoyer au blanc.)

Blanc (envoyer au)

Envoyer promener, — dans le jargon des voyous ; par altération pour « envoyer au banc », c’est-à-dire envoyer s’asseoir. Adressée à une femme, l’expression prend le sens de « envoyer raccrocher », et fait partie du vocabulaire des souteneurs. L’étymologie est la même que dans mangeur de blanc.

Chier (envoyer)

Envoyer au diable.

Dinguer (envoyer)

Envoyer promener.

Duce (envoyer le)

Signe. Le complice d’un escroc au jeu de cartes en voie le duce à son compère, pour lui dire la carte qu’il doit jouer.

Envoyer

Je l’ai envoyé paître, promener, au diable. Pour dire que l’on a congédié durement un importun, un fâcheux.

Envoyer

v. a. et n. Injurier, se moquer, critiquer, — dans l’argot du peuple. C’est bien envoyé ! Se dit d’une repartie piquante ou d’une impertinence réussie.

Envoyer

Pour envoyer le mot, la phrase à l’acteur. C’est le rôle du souffleur. Un souffleur qui envoie bien est précieux.

Envoyer

Dire, répondre, lancer la réplique. C’est rien envoyé ! c’est bien répondu.

Envoyer

Voir appuyer.

Envoyer à l’as, à dame

Abattre, jeter quelqu’un à terre.

Envoyer à l’ours

Envoyer promener. — Mot à mot : envoyer voir l’ours du Jardin des Plantes, où se rendent d’ordinaire beaucoup de flâneurs.

Envoyer à l’ours

v. a. Prier impoliment quelqu’un de se taire ou de s’en aller. Même argot [des faubouriens].

Envoyer à la balançoire

v. a. Se débarrasser sans façon de quelqu’un ou de quelque chose. Argot des faubouriens.

Envoyer à la gouille

Jeter quelque chose en l’air, au hasard. Jeter une poignée de sous à des enfants (Argot du peuple).

Envoyer à la gouille

Dans un baptême, le parrain envoie à la gouille des dragées aux enfants.

Envoyer aux pelotes

Envoyer promener quelqu’un qui vous ennuie est l’envoyer aux pelotes ; on dit aussi à la gouille.

Envoyer aux pelottes

Envoyer promener quelqu’un. On dit aussi envoyer à la balançoire, ou va te baigner (Argot du peuple). V. Dinguer.

Envoyer des postillons

Crachotter sans le vouloir au nez d’un interlocuteur.

Envoyer dormir

Renverser à plat d’un coup de poing.

Envoyer faire lan laire

v. a. Se débarrasser de quelqu’un, — dans l’argot des bourgeois, qui n’osent pas employer un plus gros mot. Ils disent aussi Envoyer promener.

Envoyer paître

v. a. Prier brusquement quelqu’un de s’en aller ou de se taire.

Envoyer quatre hommes et un caporal à la viande

(?)

Envoyer son enfant à la blanchisseuse

Au moment où l’homme va jouir, lui retirer prestement son engin du trou où il se délecte, et le forcer à répandre son sperme dans les draps.

Envoyer une lettre chargée au pape

Allusion au papier employé qui est en effet chargé d’un singulier cachet (Argot du peuple). V. Déballer.

Flûter (envoyer)

Envoyer promener.

Ah ! elle envoyait joliment flûter le monde.

(E. Zola.)

Gouille (envoyer à la)

Envoyer promener.

Large (envoyer quelqu’un au)

L’envoyer promener.

Hier, je comptais presque sur lui… Ah ! bien ouiche ! il m’a envoyé au large.

(Vie Parisienne, 1882.)

Loustaud (envoyer à)

Envoyer coucher, envoyer au diable ; mot à mot : envoyer à la maison. Loustaud vient du provençal l’oustal qui veut dire la maison. La véritable orthographe devrait être l’oustaud. On envoie à l’oustaud, comme on enverrait « à cette niche ! »

Mouches (envoyer des coups de pied aux)

Mener une conduite déréglée, — dans le jargon des coulisses. C’est ce que le peuple appelle : Jeter son bonnet par-dessus les moulins.

Ours (envoyer à l’)

Renvoyer, envoyer au diable. Autrefois, lorsque quelqu’un importunait, on lui disait d’aller voir l’ours Martin, on l’envoyait très loin.

Pisser (envoyer)

Congédier brutalement un ennuyeux. On dit aussi Envoyer chier.

Pisser ou chier (envoyer)

Renvoyer au loin. — Ce terme injurieux ; remonte à une haute antiquité. — Au mot Pissare, Du Cange cite une lettre de rémission de 1465, où, entre autres injures et grandes parolles reprochées au délinquant, on rapporte qu’il envoya pisser son adversaire. V. Foirer.

Renvoyer

On l’a renvoyé de Caïphe à Pilate. Se dit lorsque deux personnes s’entendent pour balloter quelqu’un qui sollicite auprès d’elles une grace, une faveur.
On l’a renvoyé chez son grand père. Se dit d’un importun qu’on a congédié brusquement.


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