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Andosse

(anon., 1827) : Échine, dos.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Échine, dos.

(Bras-de-Fer, 1829) : Dos.

(Halbert, 1849) : Échine du dos.

(France, 1907) : Le dos ; argot des voleurs.

Andosses

(Clémens, 1840) : Epaules.

As de carreau dans le dos (avoir l’)

(Rigaud, 1881) : Être bossu, — dans l’argot du régiment.

Avoir les pieds dans l’dos

(Rossignol, 1901) : Être recherché par la police.

Bête à deux dos (faire la)

(Delvau, 1864) : Faire l’acte vénérien, pendant lequel les deux fouteurs, cellés ensemble par le ventre, ont l’air de n’avoir que des dos. — L’expression a de l’usage. Coquillart s’en est servi, Rabelais après lui, et, après Rabelais, Shakespeare — dans la première scène d’Othello :

Your daughter and the Moor are now making the beast with two backs…

On s’en sert toujours avec avantage dans la conservation.

(France, 1907) : Faire l’amour ; accomplir l’acte qui perpétue l’espèce humaine. L’expression est de vieille date.

Il est difficile à un auteur dramatique de s’échapper des sujets reconnus d’utilité théâtrale et de pratiquer une conception supérieure au mensonge sempiternel de l’amour et aux variations écœurantes de la bête à deux dos. En vain, nous réclamons, pour l’art dramatique avili, un champ plus vaste et plus haut d’expérience : il semble condamné au bagne de la pornographie macabre, sinistre ou farceuse, aux truculences de la pièce rosse, poncif du Théâtre-Libre, ou aux éjaculations idiotes du Vaudeville.

(Henri Bauer, Les grands Guignols.)

… Les rideaux
Sont tirés. L’homme, sur la femme à la renverse,
Lui bave entre les dents, lui met le ventre en perce,
Leurs corps, de par la loi, font la bête à deux dos.

(Jean Richepin, Les Blasphèmes.)

Boulendos

(Delvau, 1867) : s. m. Bossu, — dans l’argot des voyous. Ils disent aussi Bosco, Bossemar.

(Virmaître, 1894) : Bossu. On dit aussi : boscando. Dans le peuple par allusion à la gibbosité on dit également :

— Il a volé un pain.
— Il a un orgue de Barbarie dans le dos.
— Il a un durillon dans le dos.

Les troupiers disent d’un bossu :

— Il a le sac au dos (Argot du peuple).

(Rossignol, 1901) : Bossu.

(France, 1907) : Bossu.

Cale en dos

(Rossignol, 1901) : Bossu.

Il a une cale dans l’dos.

Cinq centimados, Cinq centimadorès

(Rigaud, 1881) : Cigare de cinq centimes.

Un cinq centimados ! c’est bien la peine de le suivre une demi-heure !… Filou, va… et ça fait le gentilhomme !

(Denoue et Damoureite, Croquis parisiens.)

Cinq-centimados

(Delvau, 1867) : s. m. Cigare d’un sou, — dans l’argot des faubouriens, qui ont voulu parodier à leur façon les trabucos, les cazadores, etc.

Crapulados

(Delvau, 1867) : s. m. Cigare de cinq centimes. — dans le même argot [des faubouriens].

Dans le dos, le lac, le seau, le sciau

(Hayard, 1907) : Être dupé.

Dauphin ou Dos fin

(Delvau, 1867) : s. m. Souteneur de filles ; homme-poisson ad usum Delphinæ, ou toute autre sainte de même farine ou de même charbon.

Dos

(d’Hautel, 1808) : Il a bon dos. Se dit d’un homme absent, sur lequel on rejette toutes les fautes ; et quelquefois d’un homme opulent qui peut supporter les frais d’une forte entreprise.
Être dos à dos. Vivre en mauvaise intelligence ; ne remporter ni l’un ni l’autre l’avantage dans un procès.
N’avoir pas une chemise à mettre sur son dos. Être réduit à une extrême indigence.
On mettra cela sur son dos. C’est-à-dire, sur son compte ; on lui fera payer les charges de cette affaire.
Faire le gros dos. Faire le fat ; se donner de l’importance ; faire le riche, le financier, lorsqu’on n’a pas le sou.
On dit d’un homme difficile à manier, et que l’on n’offense jamais impunément, qu’Il ne se laisse pas manger la laine sur le dos.
On dit dans un sens contraire, d’un homme mou et lâche, qui souffre tout sans mot dire, qu’Il se laisse manger la laine sur le dos.
Iļs ont toujours le dos au feu et le ventre à la table.
Se dit des gens qui font un dieu de leur ventre ; qui ne respirent que pour manger.
On dit d’un homme ennuyeux et importun, qu’on le porte sur son dos.

(Rossignol, 1901) : Souteneur. On dit aussi donner du dos ou du rein, cela regarde les chattes.

Dos (scier le)

(Larchey, 1865) : Importuner. V. Scier.

Moi, ça me scie le dos.

Rétif, 1782.

(Rigaud, 1881) : Ennuyer. — En avoir plein le dos, manière d’exprimer son mécontentement, lorsque quelqu’un ou quelque chose vous ennuie énormément.

Dos d’azur

(Delvau, 1867) : s. m. Souteneur de filles. (V. Dauphin.) On dit aussi Dos vert.

Dos vert

(La Rue, 1894) : Souteneur.

(Virmaître, 1894) : Maquereau. Ce poisson, en effet, est mélangé de plusieurs couleurs sur le dos. L’allusion est transparente. (Argot du peuple).

Dos vert ou dos d’azur

(Delvau, 1864) : Maquereau, souteneur de filles, parce que le scombre dont on a emprunté le nom pour flétrir ces sortes de gens a le dos d’un beau bleu métallique, changeant en vert irisé, et rayé de noir.

Écoute-moi, dos vert de ces putains sans nombre,
Ombre du grand Thomas qui de Priape est l’ombre.

Dumoulin

Je ne suis pas un miché, je suis un dos d’azur.

Lemercier de Neuville.

Dos vert, Dos d’azur

(Rigaud, 1881) : Souteneur de filles. Allusion aux écailles vertes d’un poisson sous le nom duquel les souteneurs sont généralement désignés.

C’est aussi un dos vert de la plus belle espèce.

(Vast-Ricouard, Le Tripot.)

Dos, dos vert

(Hayard, 1907) : Souteneur.

Dossière

(Delvau, 1867) : s. f. Fille publique, — dans l’argot des voleurs, qui n’ont certainement pas voulu dire, comme le prétend un étymologiste, « femme sur laquelle tout le monde peut s’asseoir ». Quelle étymologie alors ? Ah ! voilà ! Difficile dictu. Une dossière, c’est une femme qui joue souvent le rôle de supin.

(Rigaud, 1881) : Poche assujétie dans toute la longueur du dos d’un paletot et particulière aux voleurs à la détourne qui s’en servent comme d’une besace.

Tous ces objets (un coupon de soie, un portefeuille, une tabatière en argent, une douzaine de mouchoirs) étaient dissimulés dans une poche pratiquée dans le dos du pardessus.

(Petit Journal du 30 juin 1880.)

(Rigaud, 1881) : Prostituée qui gagne sa vie à genoux. Fellatrix.

(Virmaître, 1894) : Chaise (Argot du peuple). N.

Dossière de satte

(Larchey, 1865) : Chaise de bois. — Dossière : Prostituée de dernier ordre. — Mot à mot : femme sur laquelle tout le monde peut s’asseoir. V. Calège.

(Delvau, 1867) : s. f. Chaise, fauteuil, — dans le même argot [des voleurs].

(Rigaud, 1881) : Chaise.

(La Rue, 1894) : Chaise.

Dossières

(Clémens, 1840) : Filles qui font le commerce honteux.

En avoir plein l’dos

(Rossignol, 1901) : (R.) son pied, ou plein son sac, c’est être fatigué, rassasié d’une chose et ne plus en vouloir.

En avoir plein le dos

(Larchey, 1865) : Être assommé d’ennui.

Tu sais que j’ai de la maison plein le dos ?

Désaugiers.

(Delvau, 1867) : Être excessivement ennuyé de quelque chose ou par quelqu’un. — Argot du peuple.

Encaldossé

(Virmaître, 1894) : Superlatif d’endossé (Argot des voleurs). V. Passif.

Endos

(Delvau, 1867) : s. m. L’échine du dos, — dans l’argot des voyous.

(Rossignol, 1901) : Épaules.

Endosse

(Rigaud, 1881) : Épaule. — Raboter l’endosse, porter, des coups dans le dos.

Endossé

(Rossignol, 1901) : Celui qui se considère être un billet à ordre, se fait mettre la signature de l’endosseur dans l’dos. Synonyme d’empalé. Voir Chatte.

Endosses

(Delvau, 1867) : s. f. Épaules, — dans l’argot des voleurs.

(La Rue, 1894) : Jupons. Épaules.

Endosses (les)

(M.D., 1844) : Les épaules.

Endosseur

(Delvau, 1864) : Homme qui, ne craignant pas d’épouser une femme enceinte, se fait volontiers le gérant responsable, l’endosseur des œuvres d’autrui.

A l’égard de mademoiselle Raucoux, dont, Madame, voua avez bien voulu ma proposer le mariage, au défaut de mademoiselle Dubois, c’est encore un effet bien neuf, qui doit nécessairement entrer dans le commerce et dont je ne me soucie pas d’être le premier tireur, ni même l’endosseur. Quand il aura circulé, nous verrons à qui il restera.

(Lettre de l’acteur D’Auberval à la comtesse Dubarry, 30 avril 1773.)

Étendre sur le dos (s’)

(Delvau, 1864) : Se mettre en posture pour recevoir l’assaut de l’homme.

Elle s’étend de nouveau sur le dos et il se met en devoir de la baiser.

Lemercier de Neuville.

Fraternellados, Inséparables

(Rigaud, 1881) : Cigares à trois sous les deux. La régie les appelle des esquichados parce qu’ils sont aplatis.

Infectados

(Rigaud, 1881) : Cigare d’un sou.

Manger la laine sur le dos de quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. a. Le tromper, et même le voler, sans qu’il proteste ou s’en aperçoive. Même argot [du peuple].

Marie-sac-au-dos

(Virmaître, 1894) : Femme toujours prête. Allusion aux troupiers qui, quand le quartier est consigné en vue d’un événement quelconque, campent dans la cour de la caserne sac au dos, prêts à partir (Argot des troupiers). V. Rempardeuses. N.

Mettre sur le dos (se)

(Delvau, 1864) : Se placer pour être baisée, afin da faire avec un homme la bête à deux dos.

Sur le dos nonchalamment
Tout recevez votre amant ;
Pas le moindre mouvement,
Autant, ma foi,
Sentir ta femme auprès de soi.

Béranger.

Mort-dans-le-dos

(Delvau, 1864) : Homme froid, mou, indolent, insensible et sans énergie : — incapable de bander, — dans l’argot du peuple, qui n’aime pas les lymphatiques. — Synonyme de Pisse-froid.

Passer la main sur le dos de quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. a. Le flatter, lui dire des choses qu’on sait devoir lui être agréables. Argot du peuple. On dit aussi Passer la main sur le ventre.

Pieds dans le dos (avoir les)

(La Rue, 1894) : Être suivi par les gendarmes.

Sac au dos

(Rossignol, 1901) : Bossu.

Sans dos

(Delvau, 1867) : s. m. Tabouret, — dans l’argot des faubouriens.

Sans-dos

(Larchey, 1865) : Tabouret. — Sans gêne : Indiscret.

Malvina trouva d’abord que ce monsieur était un sans-gêne.

L. Reybaud.

Sans-loches : Sourd. — Sans-le-sou : Pauvre.

Farnèse fit un mouvement de rien, elle avait senti le sans-le-sou.

Jaime.

Scier, scier le dos

(Larchey, 1865) : Tourmenter.

Pourquoi boire ? — Pour s’étourdir, pour oublier ce qui vous scie.

E. Sue.

Laisse-moi, Cadet, tu me scies.

Rousseliana, 1805.

(Rigaud, 1881) : Ennuyer. — Fatiguer par des vexations, des bavardages.

Soutados

(Delvau, 1867) : s. m. Pièce de cinq centimes.

Tapis, tapis d’endosse

(Rigaud, 1881) : Châle, dans le jargon des voleurs ; mot à mot : tapis pour le dos.

Tomber sur le dos

(Delvau, 1864) : Se faire baiser.

Tiens ! v’là Victoire qui roule sa bosse.
— Pauvre fille ! si gentille, si sage… car enfin elle ne sort jamais.
— Parbleu ! elle sera tombée dans l’escalier ; c’est là qu’elle aura attrapé ça.

(Souvenirs de carnaval.)

Mais aussi qui ne tombe pas
Au premier mot qu’on lui dise.

Bussy-Rabutin.

Ce sont filets et pièges pour donner le saut et faire tomber à la renverse les femmes et les filles.

Noel Du Fail.

Tomber sur le dos et se casser le nez

(Delvau, 1867) : Se dit d’un homme à qui rien ne réussit.

Tomber sur le dos et se faire une bosse au ventre

(Delvau, 1867) : Se dit d’une jeune fille qui, comme Ève, a mordu dans la fatale pomme, et, comme elle, en a eu une indigestion de neuf mois.

(Rigaud, 1881) : Faire une chute amoureuse qui entraîne une grossesse.

(Virmaître, 1894) : Cela paraît être un fait extraordinaire ; pourtant rien n’est plus commun. C’est la secousse qui est cause de ce phénomène qui dure neuf mois (Argot du peuple).

Voyoutados

(La Rue, 1894) : Cigare d’un sou. On dit aussi crapulos, infectados.


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