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Accouplée

Tribade.

Accouplées

Expression qui désigne dans un monde spécial les habituées du Rat Mort, de la Souris ou du Hanneton, deux femmes qui s’aiment avec une ardente passion et en conséquence détestent les hommes (Argot des filles). V. Gougnottes. N.

Accouplement (l’)

L’acte copulatif, qui accouple souvent un jeune homme avec une vieille femme, un vieillard avec une jeune fille, un libertin avec une presque pucelle, une bête avec un homme d’esprit.

À tout prix je voulus la renvoyer chez elle ;
Mais elle résista, — ce fut mon châtiment,
Et jusqu’au rayon bleu de l’aurore nouvelle,
J’ai dû subir l’horreur de notre accouplement.

Henri Murger.

Accoupler (s’)

Faire l’œuvre de chair, qui consiste dans une conjonction de deux créatures de sexes différents.

Il en est de certaine hommes comme des animaux ; ils n’aiment pas, ils s’accouplent aux femmes, qui pour eux ne sont que des femelles.

Baron Wodel.

Aller se faire couper les cheveux

Aller au bordel. — L’expression date de l’établissement des bains de mer de Trouville, fréquentés par la meilleure société parisienne. Trouville est pour ainsi dire un faubourg du Havre, mais un faubourg sans bordels. Les messieurs sans dames qui ont des besoins de cœur s’échappent, vont au Havre et reviennent l’oreille basse, la queue entre les jambes, comme honteux de leurs mauvais coups. D’où venez-vous ? leur demandent les dames. — J’ai été me faire couper les cheveux, répond chaque coupable. — Les dames trouvaient — trouvillaient, dirait Commerson — qu’ils allaient bien souvent se faire arranger — la chevelure.

Aplomb (coup d’)

Coup vigoureux, tombant verticalement sur le but.

Sus c’coup là, je m’aligne.
L’gonse allume mon bâton,
J’allonge sur sa tigne
Cinq à six coups d’aplomb.

Aubert, chanson, 1813.

Ah ! fallait voir comme il touchait d’aplomb.

Les Mauvaises Rencontres, chanson.

Arrosoir (coup d’)

Verre de vin, tournée sur le comptoir du marchand de vin, opération qui arrose l’estomac.

Avoir pas inventé le fil à couper le beurre (n’)

Être simple d’esprit, et même niais. On dit aussi N’avoir pas inventé la poudre.

Avoir un coup de marteau

Ne pas jouir de la plénitude de ses facultés.

Avoir un coup de soleil

Avoir une pointe de vin (d’Hautel, 1808). — Le vin et le soleil ont également la vertu d’empourprer Le visage.

Boire un coup

Gamahucher une femme après l’avoir baisée, pour se préparer au second coup. La femme ne s’étant pas lavée, on est obligé d’ingurgiter le résultat de la première émission. Ce qui est rentrer dans son bien… avec intérêts. Voici à ce sujet une anecdote qui explique la chose :

M. Z., couché avec une actrice de la Comédie-Française, Mademoiselle X, avait déjà, courant la poste, fait une course… féconde. La fantaisie lui vint de gamahucher. Il invita donc la dame à passer au lavabo. Celle-ci, craignant le froid, ou ne tenant au sacrifice que pour plaire au sacrificateur, ne daigna pas se déranger, et, parodiant un vieux proverbe, elle s’écria en riant : « Ah ! bah !… quand le coup est tiré, il faut le boire ! »

Bout coupé

Cigare d’un sou coupé aux deux bouts.

Bout coupé

Juif.

Bout coupé

Juif (Argot du peuple). V. Baptisé au sécateur.

Bout coupé

Israélite.

Bout-Coupé

Juif.

Bouteille (coup de)

Ivresse. Mot à mot : coup que le contenu de la bouteille produit sur la tête.

Il avait un coup de bouteille comme à l’ordinaire.

(E. Zola.)

Écraser une bouteille, vider une bouteille.

Ça te la coupe

Cela te contrarie, te déroute (d’Hautel, 1808).

Cachemire (coup de)

Coup de serviette, — dans le jargon des habitués de café. On réclame ordinairement un coup de cachemire pour approprier le marbre de la table, avant de se livrer aux émotions du domino.

Cent coups (être aux)

Être bouleversé ; ne savoir plus où donner de la tête. Argot des bourgeois.

Cent coups (faire les)

Se démener pour réussir dans une affaire ; mener une vie déréglée. — Argot des bourgeois.

Chique (couper la)

Couper la parole ; synonyme de couper le sifflet.

Cible à coups de pied

s. f. Le derrière. Argot du peuple.

Contre-coup

Contre-maître. — Contre-coup de la boite, contre-maître de l’usine, de l’atelier.

Contre-coup

Contre-maître. Quand un ouvrier fait un loup (manque une pièce), c’est le contremaître qui reçoit le contre-coup du patron (Argot du peuple). N.

Contre-coup

Contre-maître.

Contrecoup

Contre-maître.

Coup

L’acte vénérien, qui est, en effet, un choc — agréable pour celle qui le reçoit comme pour celui qui le donne.

L’autre jour un amant disait
A sa maîtresse à basse voix,
Que chaque coup qu’il lui faisait
Lui coûtait deux écus ou trois.

Cl. Marot.

Tu voudrais avoir pour un coup
Dix écus ; Jeanne, c’est beaucoup.

Et. Tabourot.

Pour l’avoir fait deux coups en moins de demi-heure,
C’est assez travailler pour un homme de cour.

(Cabinet satyrique.)

Il faut toujours se faire payer avant le coup.

Tabarin

L’homme philosophal que cherche, sans le trouver, la femme, est celui qui ferait réellement les cent coups.

J. Le Vallois.

Coup

Manœuvre faite dans le but de tromper. On dit : il m’a fait le coup, il m’a trompé ; c’est le coup du suicide, c’est un faux suicide annoncé pour attendrir la dupe. (L. Larchey)

Coup

Vol. Manœuvre dans le but de tromper. Ne pas en f…iche un coup, ne pas travailler.

Coup

Procédé secret et particulier (Argot des voleurs).

Coup (bon)

Dans le vocabulaire de la galanterie, c’est le plus bel éloge qu’un homme puisse faire d’une femme pour la manière dont elle tient les cartes au jeu de l’amour. — Par contre, mauvais coup sert à désigner la femme qui n’entend rien à ce jeu, ou que ce jeu laisse froide.

Coup (montage de)

Mensonge préparé de longue main. — Monter le coup, en imposer, conter un mensonge. — Se monter le coup, s’illusionner. — Monter un coup, combiner un vol. — Monteur de coups, celui qui ment, par habitude, dans un but intéressé.

Coup (monter le)

Voyez Bourichon.

Coup (valoir le)

Mériter attention. Valoir la peine.

Coup à monter

Grosse entreprise.

Un coup à monter, ce qui, dans l’argot des marchands, veut dire une fortune à voler.

Balzac.

Coup à monter

Piège à tendre. Tromper quelqu’un (Argot des voleurs).

Coup d’acré

Extrême-onction, — dans le jargon des voleurs. Mot à mot : coup de Sacrement.

Coup d’arrosoir

s. m. Verre de vin bu sur le comptoir du cabaretier. Argot des faubouriens.

Coup d’encensoir

Coup de poing sur le nez, — dans le jargon des voyous qui ont servi la messe.

Coup de bas

Coup dangereux.

Ces fats nous donnent un rude coup de bas.

Chansons. Clermont, 1835.

Coup de chien, peigne, torchon : V. ces mots.

Coup de bas

Coup dangereux. Achever quelqu’un, le finir (Argot des voleurs).

Coup de bouteille

s. m. Rougeur du visage, coup de sang occasionné par l’ivrognerie, — dans l’argot du peuple.

Coup de bouteille

Rougeur du visage, coup de sang occasionné par l’ivrognerie. (A. Delvau)

Coup de cachet

«  Un jeune premier suivant le cœur de M. Zola… a sournoisement introduit un couteau entre les épaules de son rival… en imprimant à son arme, s’il en faut croire l’acte d’accusation, un mouvement de rotation destiné à donner au coup une force inévitablement mortelle. C’est ce que M. Huysmans appelle le coup de cachet. »

(L. Chapron.)

Coup de canif

s. m. Infidélité conjugale, — dans l’argot des bourgeois. Donner un coup de canif dans le contrat. Tromper sa femme ou son mari.

Coup de canif

Infidélité conjugale.

Coup de canif dans le contrat

Homme qui trompe sa femme ou femme qui trompe son mari. On dit aussi, quand une femme a une masse d’amants, que le contrat est criblé de coups de sabre (Argot du peuple).

Coup de canif dans le contrat (donner un)

Tromper son mari au profit d’un amant, sa femme au profit d’une maîtresse.

Et puis ces messieurs, comme ils se gênent pour donner des coups de canif dans le contrat ! La Gazette des Tribunaux est pleine de leurs noirceurs ; aussi nous sommes trop bonnes.

L. Festeau.

Coup de casserole

s. m. Dénonciation, — dans l’argot des voleurs.

Coup de casserole

Dénonciation. (L. Larchey)

Coup de châsse

Regarder. Donner un coup de châsse, est donner un coup d’œil (regarder).

Coup de chasselas

s. m. Demi-ébriété, — dans l’argot du peuple. Avoir un coup de chasselas. Être en état d’ivresse.

Coup de chasses

Coup d’œil. Système employé par certaines filles pour raccrocher les passants.
— Tu ne marches pas, as-tu vu ce coup de chasses ? (Argot du peuple).

Coup de chien

s. m. Traîtrise, procédé déloyal et inattendu, — dans le même argot [du peuple].

Coup de croupe

Coup de cul que donne la femme dans l’acte copulatif.

Elle a un coup de croupe des plus distingués.

La Popelinière.

Coup de cul

Jeu des reins dans lequel excellent les femmes, ce qui nous procure du plaisir et à elles des rentes — quand elles ne sont pas trop prodigues et qu’elles n’ont pas de maquereaux.

Pourtant, si j’en crois mes propres rivales,
Je réveillerais le plus des des morts
D’un coup de ce cul qu’ici tu ravales
Sans en éprouver le moindre remords.

Anonyme.

Ta fortun’ n’est pas faite :
Allons donc, y pens’-tu !
Encore un coup d’ cul,
Jeannette,
Encore un coup d’ cul.

E. Debraux.

Coup de deuil

Malheur.

Coup de feu

s. m. Moment de presse.

Coup de feu

s. m. Ivresse commençante. V. Barbe.

Coup de feu de société

s. m. Dernier degré de l’ivresse, — dans l’argot des typographes.

Coup de feu de société

Le pinacle de la soulographie, — dans le jargon des typographes.

Coup de figure

Repas soigné. — ; Se flanquer un coup de figure, faire un bon repas.

Coup de fion

Terminer un ouvrage (Argot du peuple). V. Fignoler.

Coup de fion

Bien essuyer et frotter un travail terminé est lui donner un coup de fion.

Coup de flan

Voler au hasard (Argot des voleurs).

Coup de fourchette

s. m. Déjeuner. Argot des bourgeois. Donner un coup de fourchette. Manger.

Coup de fourchette

s. m. Vol à l’aide de deux doigts seulement.

Coup de fourchette

s. m. Coup donné dans les deux yeux avec les deux doigts qui suivent le pouce de la main droite. Argot des faubouriens.

Coup de fourchette

Coup de doigts dans les yeux. Ce coup très dangereux est particulier aux voyous. Il consiste à porter dans les yeux de l’adversaire le médius et l’index de l’une ou de l’autre main écartés en forme de V.

Coup de fusil

Vendre à n’importe quel prix (Argot des camelots).

Coup de fusil

Acheter à très bon compte des marchandises escroquées. Voir Fusilleur.

Coup de fusil

Voler.

Coup de gaz

s. m. Coup de vin. Argot des faubouriens.

Coup de la bouffée

Genre de vol pratiqué chez les grands bijoutiers. Le voleur fume un énorme cigare, il lance au visage de la bijoutière un formidable jet de fumée ; aveuglée, elle ne voit pas les mains du voleur travailler (Argot des voleurs).


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