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À tout casser

Extrêmement, — dans l’argot du peuple.

Arcasien

Malin, — dans l’ancien argot.

Arcasien

Malin.

Arcasien

Voleur au trésor caché.

Arcasien ou Arcasineur

s. m. Voleur qui se sert de l’arcat pour escroquer de l’argent aux personnes timides autant que simples. On dit aussi Arcase.

Arcasien, sineur

Celui qui monte un arcat.

Arcasineur

Mystificateur doublé d’un filou. Se dit aujourd’hui de celui qui exerce la mendicité à domicile.

Arcasineur

Mendiant à domicile.

Arcasineur

Voleur au trésor caché. Le voleur se nomme arcasien parce qu’il procède au moyen d’une lettre (arcat) écrite d’une prison quelconque à l’individu qu’il s’agit d’escroquer. L’arcat indique généralement un trésor caché à l’étranger. Des naïfs mordent toujours dans l’espoir d’un gros gain (Argot des voleurs).

Avoir le casque

v. a. Avoir un caprice pour un homme, — dans l’argot des filles.

Avoir son casque

Voir casquette.

Avoir un pot de chambre cassé dans l’estomac

V. Trouilloter de la hurlette.

Baguette est cassée (la)

Cette expression a remplacé le Zut au berger. (V. Delvau.)

Barbaudier de castu

Gardien d’un hôpital.

Barbaudier de castu

Gardien d’hôpital.

Bécasse

s. f. Femme ridicule, — dans le même argot [des petites dames].

Bécasse

Femme sotte.

Carcasse

s. f. Le corps humain, — dans l’argot du peuple. Avoir une mauvaise carcasse. Avoir une mauvaise santé.

Carcasse

Corps humain. Ne savoir que faire de sa carcasse, être désœuvré.

Carcasse (etats de)

Reins, — dans le jargon des voleurs. Prends garde que je te fasse une descente à coups de salaire dans les environs des États.

Carcasser

Tousser.
— Carcasse-donc ton dernier poumon tu ne nous emmerderas plus la nuit (Argot du peuple).

Carcassier

s. m. Habile dramaturge, — dans l’argot des coulisses. On dit aussi Charpentier.

Cas

Le membre viril aussi bien que la nature de la femme.

Un capucin, malade de luxure,
Montroit son cas, de virus infecté…

Piron.

Je croyois que Marthe dût être
Bien parfaite en tout ce qu’elle a ;
Mais, à ce que je puis connoître,
Je me trompe bien à cela,
Car, bien parfaite, elle n’est pas
Toujours en besogne à son cas.

Berthelot.

Qui a froid aux pieds, la roupie au nez, et le cas mol, s’il demande à le faire, est un fol.

(Moyen de parvenir.)

Mon cas, fier de mainte conquête.
En Espagnol portoit la tete.

Regnier.

Il avoit sa femme couchée près de lui, et qui lui tenoit son cas à pleine main.

Brantôme.

Les tétons mignons de la belle,
Et son petit cas, qui tant vaut.

Marot.

Le cas d’une fille est fait de chair de ciron, il démange toujours ; et celui des femmes est de terre de marais, on y enfonce jusqu’au ventre.

Brantôme

La servante avait la réputation d’avoir le plus grand cas qui fût dans le pays.

D’Ouville.

Cas

s. m. La lie du corps humain, les fèces humaines, dont la chute (casus) est plus ou moins bruyante. Faire son cas, Alvum deponere. Montrer son cas. Se découvrir de manière à blesser la décence.

Casaquin

Corps (d’Hautel 1808).

Je te tombe sur la bosse, je te tanne le casaquin.

Paillet.

Casaquin

s. m. Le corps humain, — dans l’argot du peuple. Sauter ou tomber sur le casaquin à quelqu’un. Battre quelqu’un, le rouer de coups. Avoir quelque chose dans le casaquin. Être inquiet, tourmenté par un projet ou par la maladie.

Casaquin (travailler le)

Mot à mot : travailler sur la casaque de quelqu’un à coups de poing. — Le vêtement est pris pour la personne elle-même. — Variante : Prendre mesure d’un casaquin.

Tiens, v’là Madeleine et Marie-Jeanne qui vont s’ prendre mesure d’un casaquin.

(E. Bourget, La Reine des Halles, chans.)

Cascade

s. f. Plaisanterie ; manque de parole, — chute de promesse.

Cascade

Bouffonnerie. — Fredaine.

Cascader

Faire des folies, se livrer à des bouffonneries. Dire de grosses plaisanteries. — En style de théâtre, charger un rôle, ajouter au rôle des facéties d’un goût souvent douteux ; improviser des bouffonneries.

Cascader

Mener une vie déréglée. Cascadeur, cascadeuse, homme, femme menant une vie déréglée.

Cascades

Vicissitudes, folies.

Sur la terre j’ai fait mes cascades.

Robert Macaire, chanson, 1836.

Cascades

s. f. pl. Fantaisies bouffonnes, inégalités grotesques, improvisations fantasques, — dans l’argot des coulisses.

Cascades (faire des)

« Ce mot dépeint les fantaisies bouffonnes, les inégalités grotesques, les lazzi hors de propos, les improvisations les plus fantasques. »

J. Duflot.

Cascadeur

Farceur qui professe la cascade.

Cascadeuse

Drôlesse du quartier Breda, qui se joue de l’amour et des amoureux.

Ne t’y fie pas : c’est uns cascadeuse.

Charles Monselet.

Cascadeuse

s. f. Fille ou femme qui, — dans l’argot des faubouriens, — laisse continuellement la clé sur la porte de son cœur, où peuvent entrer indifféremment le coiffeur et l’artiste, le caprice et le protecteur.

Cascadeuse

Femme qui court les lieux où l’on s’amuse. — Farceuse qui de la cascade n’a que la chute.

Cascaret

s. m. Homme sans importance, de mine malheureuse ou d’apparence chétive. Argot du peuple.

Case

La nature de la femme, — dans laquelle se trémousse si agréablement le petit oiseau à longue queue que les savants appellent penis et les ignorants, pine.

Des autres perroquets il diffère pourtant,
Car eux fuient la cage, et lui, il l’aime tant,
Qu’il n’y est jamais mis qu’il n’en pleure de joie.

(Cabinet satyrique.)

Elle le prit de sa main blanche,
Et puis dans sa cage le mit.

Regnard.

Lisette avait dans un endroit
Une cage secrète :
Lucas l’entrouvrit, et tout droit
D’abord l’oiseau s’y jette.

Collé.

Case

s. f. Maison, logement quelconque, — dans l’argot du peuple, qui parle latin sans le savoir. Le patron de la case. Le maître de la maison, d’un établissement quelconque ; le locataire d’une boutique, d’un logement.

Case (la)

Domicile.

Caser

Abrév. de casernement. Argot des élèves de l’École Polytechnique.

Casimir

s. m. Gilet, — dans le même argot [du peuple].

Casimir

Gilet.

Casimir

Gilet. Allusion à l’étoffe (Argot des voleurs). V. Boîte à Sigue.

Casin

Jeu de la poule au billard. — Jouer le casin.

Casoar

Plumet du shako des élèves de Saint-Cyr ; par extension, toute volaille servie sur la table de l’École est saluée du nom de casoar.

Casque

Chapeau rond. — Casque à mèche : Bonnet de coton à mèche.

Il dévoilera les mensonges cotonneux de madame et apportera dans le salon le casque a mèche de monsieur.

Th. Gautier.

Casque

s. m. Chapeau, — dans l’argot des faubouriens, pour qui c’est le mâle de casquette. Casque-à-mèche. Bonnet de coton.

Casque

s. m. Effronterie, aplomb, blague du charlatan. Avoir du casque, c’est-à-dire parler avec la faconde de Mangin.

Casque

Talent oratoire du saltimbanque. — Avoir du casque, rappeler feu Mangin par les belles manières et la facilité d’élocution. — Il y a des hommes politiques qui ont du casque, presque autant que ce fameux marchand de crayons.

Casque (avoir le)

C’est ce que les filles traduisent par avoir un caprice pour un homme. Mot à mot : être solidement coiffé de quelqu’un, avoir quelque chose comme un béguin d’acier.

Casque (avoir le)

Éprouver une douleur névralgique à la calotte de la tête, le lendemain d’un excès bachique. — Avoir son casque de pompier, avoir la tête très lourde par suite d’ivresse, comme si l’on portait un casque.

Casque (avoir le)

Avoir la tête lourde par suite d’ivresse. Signifie aussi avoir un caprice.

Casque (avoir le)

Être malin, savoir profiter des occasions, les saisir aux cheveux, même lorsqu’elles sont chauves. Avoir son casque : avoir bu a en être saturé.
— Il a son casque, il en a plein la peau (Argot du peuple).

Casque (avoir son)

v. a. Être complètement gris, — ce qui amène naturellement une violente migraine, celle que les médecins appellent g aléa, parce qu’elle vous coiffe comme avec un casque.

Casque-à-mèche

Apprenti commis dans un magasin de bonneterie.

Casque-à-mèche

Bonnet de nuit. Expression usitée dans le langage familier ordinaire, mais qui a évidemment pour lieu d’origine la caserne.

Casquer

Croire un mensonge.

Casquer

Donner de l’argent à use femme galante quand on est miche, à un maquereau quand on est femme galante. Casquer, c’est tendre son casque ; tendre son casque, c’est tendre la main : la fille d’amour tend la main, et l’homme qui bande y met le salaire exigé pour avoir le droit d’y mettre sa queue.

En ai-je t’y reçu de l’argent des menesses !… Oui, elles ont casqué, et dru !…

Lemercier de Neuville.

Casquer

Donner dans un piége. — Mot à mot : tomber tête baissée dans un casque, c’est à dire dans une enveloppe assez épaisse pour ne rien apercevoir. — De là aussi casquer dans le sens de : donner de l’argent sans voir qu’il est escroqué. V. Cavé.

Casquer

v. n. Payer, — dans l’argot des filles et des voleurs, qui, comme Bélisaire, vous tendent leur casque, avec prière — armée — de déposer votre offrande dedans.
Signifie aussi : donner aveuglément dans un piège, — de l’italien cascare, tomber, dit M. Francisque Michel.
Ce verbe a enfin une troisième signification, qui participe plus de la seconde que de la première, — celle qui est contenue dans cette phrase fréquemment employée par le peuple : J’ai casqué pour le roublard (je l’ai pris pour un malin).

Casquer

v. intr. Payer plus souvent qu’à son tour : faire casquer un plâtre. Par extension, taquiner.

Casquer

Donner de l’argent de mauvaise grâce. — Allusion au casque de Bélisaire dans lequel les âmes sensibles de l’époque déposaient leurs aumônes. — Celui à qui l’on tire une carotte « casque ».

C’est pas tout ça ! Casques-tu, oui ou non ?

(Vast-Ricouard, Le Tripot.)

Casquer

Abouler, payer pour les autres.

Casquer

Payer. Donner dans un piège. Ne pas casquer, refuser.

Casquer

Payer (Argot des filles). V. Billancher.

Casquer

Payer, croire.

C’est une banne pâte, nous allons le faire casquer d’une tournée. — Il casque ; il croit ce que je lui ai dit.

Casquer

Payer.

Casquette

Chapeau de femme. V. Chouette.

Casquette

s. f. Chapeau de femme, — dans l’argot des faubouriens.

Casquette

Ivre. Être casquette.

Un peu casquette,
Plus d’un buveur
Dehors rejette
La divine liqueur.

(L. Festeau, Un jour de fête à la barrière.)

Casquette (être)

v. n. Être sur la pente d’une forte ivresse, avoir son casque.

Casqueur

Argot des coulisses. Le public payant, par opposition aux billets de faveur et au service de presse.


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