AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Abuser d’une femme

En jouir charnellement, soit de gré, soit de force, — mais le plus souvent de gré, les femmes se plaisant à être ainsi abusées.

Vous êtes un infâme, vous avez lâchement abusé de moi pendant mon sommeil… — Vous m’en voulez donc ?… — Oui, parce qu’il fallait attendre que je fusse réveillée.

Baron Wodel.

Abuseur

Trompeur, séducteur, corrupteur, celui qui cherche à faire des dupes en amour, et ce qu’on nomme plus élégamment un Lovelace. Ce terme, quoiqu’usité dans le langage familier, doit être sévèrement rejeté de la bonne conversation.

Album

Chapeau à haute forme, — dans le jargon des charbonniers.

Ambulante

Fille publique. Allusion aux marches et contremarches auxquelles ces demoiselles se livrent, avant de se livrer au public. Le mot remonte au siècle dernier.

Une belle soirée qu’elles étaient assises au pied d’un arbre, et interrogeaient les passants, s’ils voulaient s’amuser (c’est le terme technique avec lequel ces ambulantes expriment sous une image honnête l’acte de leur métier le plus malhonnête).

(Anecdotes sur la comtesse Du Barri, 1776.)

Ambulante

Fille qui va de cafés en cafés, tantôt à Montmartre tantôt à Grenelle. C’est généralement une fille rangée qui n’a pas de souteneur. Elle passe dans son quartier pour une laborieuse ouvrière qui va travailler au loin. Elle ne ramène jamais chez elle (Argot du peuple). N.

Ambulante

Voleuse qui va de maison en maison offrir de menus objets de vente.

Anguille de buisson

Couleuvre. Plus délicate, au dire des amateurs, que l’anguille de rivière, de même que le chat est plus aimable à l’estomac que le lapin domestique.

Anguille de buisson

Serpent.

Appeler burque

Vomir. — Celui qui fait des efforts pour vomir prononce exactement burque.

Ardent (buisson)

La touffe soyeuse de poils qui ombrage la partie du bas du ventre de la femme. Le très galant duc de Bourgogne créa l’ordre de la toison d’or en l’honneur du buisson ardent de la belle Marie de Crumbrugge.

La baronne de Santa-Grue,
Sous les baisers de son amant
— Qui ne s’oublie en tel moment ? —
Émit une note incongrue.

L’amoureux en reste bredouille
Et tout aussitôt s’interrompt ;
Puis s’incline, courbe le front
Et dévotement s’agenouille.

Mais elle, payant de toupet,
Lui dit, comme s’il se trompait :
— Qu’est-ce, m’amour ? — Vive l’Église !

Je crois, tel miracle m’aidant ;
J’entends sortir, nouveau Moïse,
Une voix du buisson ardent.

Attendre l’omnibus

Lorsqu’un voleur fait le guet à une heure indue et dans quelque endroit isolé, il répond aux agents qui l’ont surpris et lui demandent ce qu’il fait là, qu’il attend l’omnibus. Tout le monde sent la justesse et l’ironie de cette expression. Rien ne rappelle, en effet, l’attitude du voleur qui se tient aux écoutes, pendant que ses complices font leur main, comme celle du bourgeois ou de la bourgeoise qui attend l’omnibus.

Le président. — Vous êtes accusés d’avoir assassiné un invalide qui rentrait à l’hôtel.
Boulard. — De quoi ?… C’est pas vrai… Ah !
Le président. — Que faisiez-vous sur l’esplanade des invalides à une heure du matin ?
Boulard. — De quoi ?… J’attendais l’omnibus… Ah !

(Alph. Karr, Les Guêpes.)

Et en attendant l’omnibus, cet honnête coquin tuait l’invalide… pour lui voler son nez d’argent ! Il paya ce nez de sa tête.

Les voleurs ainsi surpris s’excusaient autrefois en disant qu’ils cherchaient leur chien. On les appelait chercheurs de barbet.

(Oudin, Curiositez françoises.)

Toute invention nouvelle est la source de quantité d’expressions qui passent bientôt du sens propre dans le sens figuré, et donnent lieu à une foule de métaphores. C’est par là que les langues s’enrichissent, que les idées s’étendent et deviennent plus claires, parce qu’on a plus de mots pour les exprimer. C’est au goût à faire le choix de ces mots et à les appliquer.

(Ch. Nisard.)

Barbue

Plume (Vidocq). — Allusion aux barbes de plume. V. Arguemine.

Barbue

s. f. Plume à écrire, — dans l’argot des voleurs.

Barbue

Plume.

Barbue

Plume. Allusion à la barbe des anciennes plumes d’oie (Argot des voleurs).

Bas de buffet

s. m. Homme ou chose de peu d’importance. Argot du peuple. Vieux bas de buffet. Vieille femme, vieille coquette ridicule qui a encore des prétentions à l’attention galante des hommes.

Bas de buffet

Injure à l’adresse des vieilles femmes prétentieuses qui se maquillent outrageusement. Pour accentuer on dit : vieux bas de buffet (Argot du peuple).

Bas de buffet (vieux)

Vieillard ridicule, vieille femme à prétentions.

Beni-coco (être de la tribu des)

Être un imbécile, un niais.

Berbuante

Une bague.

Bidonner à la cambuse

v. n. Boire au cabaret, — dans l’argot des marins.

Bombuche

Bossu.

Bordel ambulant

Fiacre, dont les stores baissés permettent aux amoureux, qui l’ont pris à l’heure pour aller plus doucement, de faire leurs petites affaires de cul.

Bouleau, Bûche

Batterie, — dans le jargon des voyous. Y va y avoir du bouleau, on va se battre. Dans certains bals de barrière, il n’y a pas de bonnes soirées sans bouleau, au moins à la sortie ; cela fait partie du programme.

Bouleau, Bûche

(V. Delvau : Bûcherie).

Brobuante

s. f. Bague, — dans le même argot [des voleurs].

Bu

adj. Ivre, — dans l’argot du peuple.

Bu

Ivre. Vol au bu, vol sur un ivrogne.

Bu (être)

Être dans un état absolu d’ivresse. — L’ancienne langue française avait le mot boite dans le même sens.

Crois-tu que je suis boite !

(Hauteroche, Crispin musicien.)

Bûche

Reprendre la bûche. Locution employée par les ouvriers, les artisans dont le métier consiste à tourner une manivelle ; une mécanique, et qui signifie se remettre à l’ouvrage, reprendre ses travaux après quelque interruption.
C’est une bûche. Pour dire un sot, un ignorant, un stupide.
Il ne remue non plus qu’une bûche. Se dit d’un homme pesant, sans activité, d’un apathique.

Bûche

s. f. Bois à graver, — dans l’argot des graveurs.

Bûche

s. f. Pièce à faire, — dans l’argot des tailleurs.

Bûche

s. f. Imbécile, — dans l’argot du peuple.

Bûche

Les figures et les dix d’un jeu de cartes, — dans le jargon des joueurs de baccarat. — Tirer une bûche, tirer une figure ou un dix, carte qui assomme celui qui la reçoit.

Il n’y a plus que des bûches au talon.

(Figaro du 5 mars 1880.)

Bûche

Bois à graver, — dans le jargon des graveurs sur bois.

Bûche

Grande pièce de drap : paletot, redingote ou habit fait par l’appiéceur. — Coller sa bûche au grêle, livrer une pièce au patron.

Bûche

Imbécile. Borné, bête, grossier comme une bûche.
Bûche : une figure, dame, roi ou valet, qui ne compte pas au jeu de baccara. (Argot des voleurs).

Bûche

Tomber. Celui qui tombe ramasse une bûche. Si on ne réussit pas dans une affaire, on ramasse une bûche.

Bûche

Tomber, échec.

Bûche plombante

L’allumette (Vidocq) — Mot à mot : brin de bois sentant mauvais. On connaît l’odeur du soufre. V. Plomber.

Bûche plombante

s. f. Allumette chimique, dans l’argot des voleurs.

Bucher

Travailler.
— Je suis dans mon dur, je buche ferme. (Argot du peuple).

Bucher

Frapper fort, allusion au bûcheron. Bucher (se) : Se battre avec acharnement. Bucher le bouleau : attaquer avec énergie une pièce de bois (Argot des sculpteurs). N.

Bûcher

Travailler. — Du vieux mot buscher : fendre du bois. V. Roquefort.

Bûcher

Battre (id.).

I’ vient pour me bûcher. Moi, je l’fais trébucher.

Chansons, Avignon, 1813.

Il y a lieu de se bûcher… J’aimerais mieux les voies de douceur.

L. Reybaud.

Bûcher

v. n. Travailler avec énergie, avec assiduité. Argot du peuple.

Bûcher

v. a. Frapper, battre, — dans le même argot [du peuple]. Se bûcher. Échanger des coups.

Bûcher

Travailler avec ardeur. — Se bûcher, se battre.

Bûcher

Travailler beaucoup. Un ouvrier qui a fait une bonne journée en travaillant avec ardeur a bûché ferme.

Bûcher (se)

Pour dire se battre, soit à coup de bâton, soit à coup de poing ; on dit en style populaire de deux personnes qui se querellent vivement, qu’elles finiront par se bûcher.

Bûcherie

Combat.

Bûcherie

s. f. Rixe populaire, souvent sanglante, quoique à coups de pied et de poing seulement.

Bûcherie

Batterie, scène de pugilat.

Bûches flambantes

Allumettes chimiques. — Bûches plombantes, anciennes allumettes qu’on trempait dans une composition chimique pour obtenir du feu.

Bûcheur

s. m. Piocheur.

Bûcheur

Travailleur assidu, celui qui se donne autant de mal qu un homme qui fend des bûches.

Buffet

Ventre. — Buffet garni, ventre plein. — Avoir le buffet vide, être à jeun.

Buffet

Orgue. — Rémouleur de buffet, joueur d’orgue.

Buffle

Un vrai buffle. Homme dépourvu d’intelligence, de sens et d’esprit.
Se laisser mener par le nez comme un buffle. C’est ce laisser tromper par foiblesse et simplicité.

Buif

(?) Cordonnier.

Buisson

Battre les buissons. Aller à la découverte, rôder, espionner, fureter, chercher avec soin.

Buisson (le)

Les poils qui ornent le mont de Vénus et qui défendent souvent l’entrée du vagin, quand ils sont mal peignés et mal lavés.

C’est là-d’ssus qu’la vieille femm’ se r’jette :
Son buisson est large et touffu ;
N’eût-on plus d’cheveux sur la teste,
Il faut avoir du poil au cul

Auguste Lefranc.

Buissonnière

Faire l’école buissonnière. C’est aller jouer, aller polissonner, se divertir au lieu de se rendre à la classe comme le font les écoliers paresseux, et qui n’aiment point l’étude.

Bul

Chiffon bleu, — dans le jargon des chiffonniers et des marchands de chiffons.

Bull

Argent.

Bull-parck

Jardin Bullier, — dans le jargon des étudiants à qui l’anglais est moins étranger que le Code.

Bull-Park

Le jardin Bullier, — dans l’argot des étudiants.

Buquer

Voler dans une boutique en demandant de la monnaie (Vidocq).

Buquer

v. n. Voler dans les boutiques sous prétexte d’y demander de la monnaie.

Buquer

Voler en changeant de l’argent.

Buquer

Frapper ; pour bûcher.

Vous avez dit dans votre interrogatoire devant M. le juge d’instruction : j’ai buqué avec mon marteau.

(Gazette des Tribunaux du 10 août 1877.)

Buquer

Voleurs qui dévalisent dans les boutiques sous le prétexte de demander de la monnaie (Argot des voleurs).

Bureau des pieds

Salle du Dépôt de la Préfecture de Police où M. Bertillon fait passer les détenus à la mensuration pour reconnaître leur identité (Argot des voleurs). N.

Bureaucrate

Commis employé dans un bureau.

Bureaucratie

Pouvoir, influence des chefs de bureaux dans une administration ; on donne aussi ce nom à la classe des commis et des employés.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique