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Aboule

Viens.

Aboulée

Accouchée. Aboulement : accouchement.

Aboulement

Accouchement.

Abouler

Compter.

Abouler

Venir de suite.

Abouler

Venir.

Abouler

Venir.

Abouler

Entrer — Vient du vieux mot bouler : rouler V. Roquefort.

Maintenant, Poupardin et sa fille peuvent abouler quand bon leur semblera.

Labiche.

Notre langue a conservé éboulement. Abouler : Donner, faire bouler à quelqu’un :

Mais quant aux biscuits, aboulez.

Balzac.

Abouler de maquiller : Venir de faire. V. Momir. Aboulage : Abondance.

Abouler

v. a. Donner, remettre à quelqu’un. Argot des voyous.
Signifie encore Venir, Arriver sans délai, précipitamment, comme une boule.

Abouler

Donner, compter. Abouler de la braise, donner de l’argent.

Écoppé, ma vieille ! aboule tes cinq ronds.

(Al. Arnaud, les Zouaves, acte 1,1856.)

Aller, venir, abouler à la taule, abouler icigo, aller à la maison, venir ici. M. Ch. Nisard fait sortir abouler d’affouler, accoucher avant terme ; M. Fr. Michel le tire avec plus de raison d’advolare, bouler à, d’où ébouler dans la langue régulière.

Abouler

Donner, remettre. Venir.

Abouler

Se dit dans le peuple d’un récalcitrant qui ne veut pas payer ; abouler la monnaie.

— Aboulez donc, mon vieux, faut y passer.

On dit aussi à quelqu’un qui attend : Un peu de patience, il va abouler (Argot du peuple).

Abouler

Donner.

Veux-tu abouler ton pèze pour raquer la chopotte.

Abouler

Donner, à regret.

Abouler

Donner, apporter : « mais, ainsi que dit Charles Nisard, l’idée de sommation ou de violence en est inséparable. »

Pègres et barbots, aboulez des pépettes…
Aboulez tous des ronds ou des liquettes,
Des vieux grimpans, brichetons, ou arlequins.

(Le Cri du Peuple, Fév. 1886)

Le patois et l’argot, auxquels il est commun, l’entendent ainsi. Que le patois l’ait pris de l’argot ou l’argot du patois, il est sûr qu’on n’en fait pas moins d’usage dans l’un que dans l’autre, que la plupart de nos provinces se le sont approprié, et qu’il fleurit même parmi le peuple de Paris.

(Curiosité de l’étymologie française.)

Signifie aussi venir, dans l’argot des voleurs.

Et si tézig tient à sa boule,
Fonce ta largue, et qu’elle aboule
Sans limace nous cambrouser.

(Richepin, La Chanson des Gueux.)

Il signifie également accoucher. — Voir Affouler

Abouler de braise

Payer une fille, lui donner le salaire du plaisir qu’elle va vous donner — avec la vérole ou la chaude-pisse.

Ça me semble tout drôle d’avoir à abouler d’la braise au lieu d’en recevoir.

Lemercier de Neuville.

— Ange ! murmurai-je, plein d’aise
Comme un amoureux innocent.
— Il faut abouler de la braise,
Me dit-elle en me repoussant.

A. Delvau.

Abouler le pagne

Porter à manger à un prisonnier.

Aboulez

Venez.

Boule

Pour dire tête. Perdre la boule. Signifie perdre la tête, la tramontane, devenir fou.
Tenir pied à boule. Être assidu, attache à besogne, ou marquer de la tenacité dans une affaire.
Rond comme une boule. Se dit d’un homme surchargé d’embonpoint, gros, bouffi et replet.

Boule

Foire.

Boule

Tête. — Allusion de forme.

Polissonne de boule ! en fais-tu des caprices ?

Les Amours de Mayeux, chanson, 1833.

Perdre la boule : Perdre la tête.

Mais Javotte a perdu la boule.

E. de Pradel, 1822.

Boule

s. f. Foire, — dans le même argot [des voleurs].

Boule

s. f. Tête, — dans l’argot du peuple. Bonne boule. Physionomie grotesque. Perdre la boule. Ne plus savoir ce que l’on fait.

Boule

Chien boule-dogue, boule-terrier.

Boule

Foire, — dans le jargon des voleurs.

Boule

Tête, visage. — Boule de siam, visage grotesque. — Boule de singe, personne laide.

Boule

Foire. Tête.

Boule (une)

Une foire.

Boule à pot-au-feu

Voir bocal.

Boule de c…

Argot militaire. Idiot.

Boule de loto

Gros yeux presque à fleur de tête (Argot du peuple).

Boule de neige

s. f. Nègre, — par une antiphrase empruntée à nos voisins d’outre-Manche, qui disent de tout oncle Tom : Snow-ball, — quand ils n’en disent pas : lily-white (blanc de lis).

Boule de neige

Nègre, moricaud, — dans le jargon du peuple. Il est rare qu’un voyou en belle humeur ne salue pas un nègre du sacramentel :

Ohé ! boule de neige !

Boule de neige

Nègre.

Boule de Siam

s. f. Tête ridicule, figure grotesque, ayant quelque ressemblance avec le disque percé de deux trous qui sert au jeu de quilles.

Boule de son

Un pain entier.

Boule de son

Pain bis.

Boule de son

Figure couverte de rousseurs. — Celles-ci sont appelées communément taches de son. L’image est juste. — Boule de son : Pain de munition. — Il contenait autrefois beaucoup trop de son. — Boulendos : Bossu (Vidocq). — Allusion à l’effet de la bosse sous l’habit : on paraît avoir une boule dans le dos.

Boule de son

s. f. Pain, — dans l’argot des prisons.

Boule de son

s. f. Figure marquée de taches de rousseur, — dans l’argot des faubouriens.

Boule de son

Pain de munition.

Boule de son

Pain de munition.

Boule de son

Pain. Ainsi nommé à cause de sa forme ronde et de sa couleur, car autrement il n’entre pas de son dans la confection du pain de munition, pas plus que dans celui qui se fabrique à la boulangerie centrale de Saint-Lazare pour les prisons de la Seine (Argot des voleurs).

Boule de son

Pain mêlé de farine, de seigle, de forme ronde, distribue tous les jours aux prisonniers ; on désigne de même le pain des militaires qui, avant 1855, avaient du pain noir mêlé de son.

Boule de son

Pain de soldat, ou de prisonnier.

Boule de suif

Homme ou femme gras à lard (Argot des voleurs).

Boule rouge

s. f. Fille ou femme galante qui habitait le quartier de la Boule-Rouge, dans le faubourg Montmartre.
Comme les mots ne manqueront jamais aux hommes pour désigner les femmes, — du moins une certaine classe de femmes, — ce nom, qui succédait à celui de lorette et qui date de la même époque, a été lui-même remplacé par une foule d’autres, tels que : filles de marbre, pré-catelanières, casinettes, musardines, etc., selon les localités.

Boule-de-son

Pain des prisonniers.

Boule-Miche

Boulevard Saint-Michel, — dans le jargon des étudiants.

Boule-vue

Faire une chose à la boule-vue. C’est-à-dire, inconsidérément, à tout hasard, à l’hurluberlu.

Bouleau

Un balai de bouleau. Et non bouilleau, comme on a coutume de le dire.

Bouleau

Travail. Ce mot a pris naissance chez les sculpteurs sur bois, parce que tout morceau de bois à travailler est un bouleau. Cette expression s’est étendue à tous les corps de métiers qui disent :
— Je cherche du bouleau (Argot du peuple). N.

Bouleau

Travail. Un ouvrier qui n’a pas de travail n’a pas de bouleau.

Bouleau, Bûche

Batterie, — dans le jargon des voyous. Y va y avoir du bouleau, on va se battre. Dans certains bals de barrière, il n’y a pas de bonnes soirées sans bouleau, au moins à la sortie ; cela fait partie du programme.

Bouleau, Bûche

(V. Delvau : Bûcherie).

Boulendos

s. m. Bossu, — dans l’argot des voyous. Ils disent aussi Bosco, Bossemar.

Boulendos

Bossu. On dit aussi : boscando. Dans le peuple par allusion à la gibbosité on dit également :

— Il a volé un pain.
— Il a un orgue de Barbarie dans le dos.
— Il a un durillon dans le dos.

Les troupiers disent d’un bossu :

— Il a le sac au dos (Argot du peuple).

Boulendos

Bossu.

Bouler

Aller (Vidocq). Même étymologie que Abouler.

Bouler

Battre (id., id). — Bouler, c’est rouler son combattant à terre.

Si tu dis mot, j’te boule.

Chanson, Avignon, 1813.

Bouler

v. n. Aller, rouler, — dans le même argot [des voyous].

Bouler

v. a. Pousser quelqu’un brusquement, le secouer brutalement. Argot du peuple. S’emploie aussi, au figuré, pour gronder, faire d’énergiques reproches.

Bouler

Tromper. — Du vieux mot boule : astuce. (L. Larchey) Envoyer bouler. (V. Boulage).

Bouler

v. a. Refuser, mal accueillir, repousser.

Bouler

Tromper. Refuser. Aller, rouler. Pousser. Secouer brutalement.

Bouler

Envoyer promener quelqu’un. Sabouler veut dire la même chose.
— Je l’ai salement saboulé ce pierrot-là (Argot du peuple).

Bouler

renvoyer, recevoir mal quelqu’un.

Boules de loto

s. f. Yeux gros et saillants, — dans l’argot du peuple, qui ne sait pas que Junon les avait ainsi, et à qui peut-être la chose est parfaitement indifférente.

Boules de loto

Yeux à fleur de tête.

Boulet

Tirer à boulet rouge sur quelqu’un. Débiter sur son compte médisances et calomnies, en parler outrageusement.

Boulet

Femme légitime.

— Tu traînes toujours ton boulet mon vieux Boireau ?
— Mon Dieu oui, elle ne veut pas crever.
— Fous-lui un lavement au verre pilé.

Boulet, allusion au forçat condamné aux travaux forcés qui en traînait un autrefois pendant la durée de sa peine (Argot du peuple). V. Paillasse.

Boulet à côtes

s. m. Melon, — dans l’argot des faubouriens. Ils disent aussi Boulet à queue.

Boulet à queue

Melon (id.) — Mot imagé.

Boulet à queue

Melon.

Boulet à queue

Melon.


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