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Bouibouis

Endroit mal famé.

Bouis

Fouet.

Bouis

s. m. Fouet, — dans l’argot des voleurs.

Bouis

Maison de tolérance, — dans l’ancien argot.

Bouis (le)

Le fouet.

Bouis-bouis

Café-concert, petit théâtre à femmes, petit restaurant, où ces dames, aux jours d’épreuves, vont prendre leur nourriture. Dans le jargon des voleurs, un bouis est une maison de tolérance, et le nom vulgaire de la maison de tolérance a également la signification de bruit, tapage ; d’où bouis-bouis, pour désigner un endroit à femmes, un endroit où régnent le vacarme et les mauvaises mœurs.

Bouis-bouis

Marionnette.

Ensecréter un bouis-bouis, consiste à lui attacher tous les fils qui doivent servir à le faire mouvoir.

(Privat d’Anglemont.)

Bouis-bouis

Endroit mal famé. Se dit d’un café comme d’un théâtre de dernier ordre (Argot du peuple).

Bouis-bouis

Établissement de bas étage. Un bal de barrière est généralement un bouis-bouis.

Bouisbouis

Marionnette. — Onomatopée imitant le cri de Polichinelle.

Bouisbouis

Petit théâtre, tripot. — Vient de Bouis : cloaque, maison de boue. V. d’Hautel.

Le bouisbouis est le café-concert qui a pour montre un espalier de femmes. Le théâtre qui en étale est un bouisbouis.

1861, Dunay.

Bouiser

Fouetter.

Bouiser

v. a. Donner le fouet ou du fouet, — selon qu’il s’agit d’un enfant ou d’un cheval.

Cambouis

Train des équipages. Celui de l’ancienne garde s’appelait le Royal Cambouis.

Donner du cambouis

Se moquer de quelqu’un, lui jouer un tour, le duper, — dans l’argot du peuple, qui emploie cette expression depuis trois cents ans : « Ah ! très orde vieille truande ! vous me baillez du cambouys ! » s’écrie le Diable dans la Farce du meunier.

Rebouis

adj. Mort, refroidi, — dans le même argot [des voleurs].

Rebouis

Cadavre, — dans le jargon des voleurs.

Rebouis

Cadavre.

Rebouiser

Regarder. Voir.

Rebouiser

v. a. Tuer, — dans le même argot [des voleurs]. A signifié autrefois, dans le langage des honnêtes gens : Déniaiser quelqu’un ; jouer un tour, faire une fourberie.

Rebouiser

v. a. Remarquer, distinguer, — dans l’argot des faubouriens. Le verbe est désormais consacré pour eux par la chanson de l’Assommoir (O lepida cantio !) où l’on dit :

Faut pas blaguer, le treppe est batte ;
Dans c’taudion i’ s’ trouv’ des rupins.
Si queuq’s gonziers train’nt la savate,
J’en ai r’bouisé qu’ont d’s escarpins.

Rebouiser

v. a. Réparer, ravauder. Argot du peuple.

Rebouiser

Tuer. — Regarder, remarquer. — Raccommoder, repriser, ressemeler. — Au XVIIIe siècle, le mot avait le sens de filouter, déniaiser quelqu’un ; c’est ainsi qu’il est expliqué dans le dictionnaire comique de Leroux.

Rebouiser

Tuer. Regarder. Remarquer. Réparer. Ravauder.

Rebouiser du corridor

Sentir affreusement mauvais de la bouche.
— Ce cochon-là pue tellement qu’il fait tourner le bouillon (Argot du peuple).

Rébouiser une ménesse

Regarder une dame.

Rebouiseur

s. m. Savetier, — dans l’argot des revendeurs.

Riboui, Rebouiseur, Ressuceur

Fripier. — Ressemeleur, raccommodeur de savates. Le riboui ou ressuceur fait, avec de vieux souliers, des chaussures qu’il a la prétention d’appeler « neuves » et auxquelles on a donné le nom de dix-huit. — Au XVIIIe siècle, (1755) donner le bouis, c’était achever, perfectionner, ce qu’on appelle aujourd’hui donner le coup de fion. Le buis, qu’on prononçait bouis, était un polissoir dont se servent encore quelques savetiers pour polir les semelles. De là le surnom de ribouis donné aux vieux souliers, aux souliers restaurés, et celui de ribouiseurs et ribouis, par abréviation, aux savetiers.

Ribouis

s. m. Savetier, — dans l’argot des faubouriens. Francisque Michel a raison : on devrait dire Rebouis, ce mot venant de l’opération par laquelle le cordonnier communique du lustre à une semelle en donnant le bouis. Le rebouis donne un second bouis, ou second lustre, aux chaussures avariées par l’usage.

Ribouis

Souliers. Au carreau du Temple, c’est une spécialité. Les ribouiseurs achètent toutes les vieilles chaussures ; ils ont des ouvriers qu’on nomme des passifleurs, ils les ribouisent si bien que souvent on les prend pour du neuf, pas les jours de pluie par exemple, car les malheureux qui les chaussent rentrent chez eux sans semelles (Argot du peuple).

Ribouis

Chaussures.

Ribouis

Souliers.


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