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Aller l’amble

Faire l’acte vénérien, soit parce que dans cette besogne l’homme imite l’allure des chevaux qui vont l’amble, autre le trot et le pas, entre fort et doucement, soit parce que pour aller l’amble amoureux il faut être deux — ambo.

Amicablement

adv. Avec plaisir, affectueusement, de bonne amitié, — dans l’argot du peuple, dont les bourgeois auraient tort de rire. Je ne conseille à personne de cesser de prononcer amicalement ; mais je trouve qu’en prononçant amicablement, les ouvriers serrent de plus près l’étymologie, qui est amicabilis, amicable. Amicabilem operam dare, dit Plaute, qui me rend un service d’ami en venant ainsi à la rescousse.

Attelage (double)

Quatorze de rois au jeu de piquet.

Avoir du sable dans les yeux

Avoir envie de dormir. On dit aussi : Le marchand de sable a passé.

Avoir une table d’hôte dans l’estomac

Manger goulûment et insatiablement.

Bailler au tableau

« Terme de coulisses qui s’applique à un acteur, qui voit au tableau la mise en répétition d’une pièce dans laquelle il n’a qu’un bout de rôle. »

(A. Bouchard, La Langue théâtrale, 1878.)

Banque blèche (faire)

Ne pas toucher de banque (paye), — dans le jargon des typographes.

Bas-bleu

s. m. Femme de lettres, — dans l’argot des hommes de lettres, qui ont emprunté ce mot (blue stocking) à nos voisins d’outre-Manche.
Alphonse Esquiros (Revue des Deux Mondes, avril 1860) donne comme origine à cette expression le club littéraire de lady Montague, où venait assidûment un certain M. Stillingfleet, remarquable par ses bas bleus. D’un autre côté, M. Barbey d’Aurevilly (Nain jaune du 6 février 1886) en attribue la paternité à Addison. Or, le club de lady Montague ne date que de 1780, et Addison était mort en 1719. Auquel entendre ?

Bas-bleuisme

s. m. Maladie littéraire spéciale aux femmes qui ont aimé et qui veulent le faire savoir à tout le monde. Le mot a été créé récemment par M. Barbey d’Aurevilly.

Blé

Argent monnayé (Argot des voleurs), V. Aubert.

Blé

Argent.

Blé battu

s. m. Argent, — dans l’argot des paysans de la banlieue de Paris, pour qui blé en grange représente en effet de l’argent. Avoir du blé en poche. Avoir de l’argent dans sa bourse. N’avoir pas de blé. N’avoir pas le sou.

Bleau

Prix. Acheter une chose bon bleau c’est l’acheter bon marché.

Bléchard

Laid. Devenir bléchard, dépérir.

Bléchard

Laid, disgrâcié de la nature. Dans les faubourgs ou dit d’une femme dans ce cas :
— Elle est rien blèche (Argot du peuple).

Bléchard

Être ou objet laid.

Blécharde

C’est le superlatif de bléchard. Pour bien accentuer on ajoute qu’elle a une gueule à faire tourner la soupe au lait (Argot du peuple).

Blèche

Laid, désagréable. — Faire blèche, amener un coup nul. (L. Larchey.)

Blèche

Vilain. Une chose ou personne vilaine est blèche.

Blèche

Laid, mal tourné, disgracieux.

Blèche (faire)

v. Amener un coup nul au jeu des cadratins. Par extension, faire banque blèche, c’est ne pas toucher de banque. V. Banque.

Blencar

De l’argent.

Blencarder

Blanchir.

Bler

Aller.

Blesche

Apprenti voleur. Médiocre, vilain, mauvais.

Bleu

Conscrit. — Allusion à la blouse bleue de la plupart des recrues.

Celui des bleus qui est le plus jobard.

La Barre.

Bleu

Gros vin dont les gouttes laissent des taches bleues sur la table.

La franchise, arrosée par les libations d’un petit bleu, les avait poussés l’un l’autre à se faire leur biographie.

Murger.

Bleu

s. m. Bonapartiste, — dans l’argot du peuple, rendant ainsi à ses adversaires qui l’appellent rouge, la monnaie de leur couleur. Les chouans appelaient Bleus les soldats de la République, qui les appelaient Blancs.

Bleu

s. m. Conscrit, — dans l’argot des troupiers ; cavalier nouvellement arrivé, — dans l’argot des élèves de Saumur.

Bleu

s. m. Manteau, — dans l’argot des voyous, qui ont voulu consacrer à leur façon la mémoire de Champion.

Bleu

s. m. Vin de barrière, — dans l’argot du peuple, qui a remarqué que ce Bourgogne apocryphe tachait de bleu les nappes des cabarets. On dit aussi Petit bleu.

Bleu

s. m. Marque d’un coup de poing sur la chair. Faire des bleus. Donner des coups.

Bleu

adj. Surprenant, excessif, invraisemblable. C’est bleu. C’est incroyable. En être bleu. Être stupéfait d’une chose, n’en pas revenir, se congestionner en apprenant une nouvelle. Être bleu. Être étonnamment mauvais, — dans l’argot des coulisses.
On disait autrefois : C’est vert ! Les couleurs changent, non les mœurs.

Bleu

« C’est le conscrit qui a reçu la clarinette de six pieds ; les plus malins (au régiment) ne le nomment plus recrue ; il devient un bleu. Le bleu est une espérance qui se réalise au bruit du canon. »

(A. Camus.)

En souvenir des habits bleus qui, sous la Révolution, remplacèrent les habits blancs des soldats. (L. Larchey)

Bleu

Manteau ; à l’époque où l’homme au petit manteau-bleu était populaire.

Bleu

Conscrit.

Bleu

Conscrit. Vin. Manteau. C’est bleu ! c’est surprenant.

Bleu

Jeune soldat. Se dit de tous les hommes qui arrivent au régiment. Ils sont bleu jusqu’à ce qu’ils soient passés à l’école de peloton (Argot des troupiers).

Bleu

Soldat nouvellement incorporé. À l’époque où on ne recrutait pas dans le régiment de zouaves, celui qui y était admis après un congé de sept ans était encore un bleu ; les temps sont changés.

Bleu

Jeune soldat.

Bleu (être)

Éprouver une grande surprise. — Elle est bleue celle-là ! cette nouvelle est difficile à croire. — Faire des bleus, pincer de manière à laisser la signature des doigts sur la chair. — Passer au bleu, avoir perdu un objet, se consoler d’une perte. — En faire voir des bleues, causer des contrariétés. — Colère bleue, violente colère.

Bleu (gros)

Gros vin du midi, vin dont on se sert pour les coupages.

Bleu (j’en suis)

Être étonné, ne rien comprendre, en rester ébahi (Argot du peuple).

Bleu (n’y voir que du)

Être volé sans s’en apercevoir (Argot du peuple).

Bleu (n’y voir que du)

Ne pas s’apercevoir d’une chose que l’on vous fait.

Je lui ai ratissé son morlingue, il n’y a vu que du bleu. — J’ai fait passer au bistro deux bocks au bleu.

Bleu (passer au bleu)

Faire disparaître un objet quelconque. Le samedi de paye quand l’ouvrier care un peu de galtouze, la ménagère dit :
— Mon vieux tu m’as fait passer cent sous au bleu (Argot du peuple).

Bleu (passer au)

Faire disparaître.

Bleu, Petit bleu

Mauvais vin qui tâche la nappe en bleu. — Mettre le piton dans le bleu, boire du vin au litre. — Voué au bleu, ami de la bouteille.

Bleue (la)

L’absinthe.

Bleuet

Billet de banque.

Bleuet

Billet de banque. Allusion à la couleur bleue des précieux papiers (Argot des voleurs). V. Talbin d’altèque.

Bleuet

Billet de banque.

Blézimarder

Se couper mutuellement la réplique, empêcher le voisin de dire sa phrase, émonder le dialogue comme un jardinier émonde un arbre à grands coups de serpe, — dans le jargon des acteurs. (Figaro du 31 juillet 1876, cité par Littré.) C’est sans doute une altération toute moderne de blesinarder, qui voulait dire flâner, musarder.

Ce verbe, dit M. Duflot, vient de Blésinard, un des types de Grassot, personnage flâneur, débraillé et sans soucis, dans la Vénus à la fraise.

Bois blec

Toupie d’un sou, — dans le jargon des enfants. Mot à mot : toupie en bois blec ; blec pour blanc.

Boucherait le trou du cul avec un grain de sable (on lui)

Se dit en parlant de quelqu’un que la peur paralyse, parce que, alors, selon l’expression vulgaire, il serre les fesses.

Câble

Mari, — dans le jargon des voyous ; par allusion au câble du ballon captif de la cour des Tuileries, une des curiosités de l’Exposition de 1878. Aujourd’hui une gloire crevée comme tant d’autres.

Calandriner le sable

v. a. Traîner sa misère, — dans l’argot des voyous.

Calandriner, caler le sable

Traîner la misère, — dans le jargon des souteneurs.

Calendriner sur le sable

Être dans une misère noire (Argot des voleurs).

Cap (doubler le)

Faire un détour pour éviter un créancier. (V. Delvau : Rue barrée.)

Carie, Blé

Argent monnayé.

Carouble

Fausse clef. La carouble s’est esquintée dans la serrante, la clef s’est cassée dans la serrure.

Carouble

Fausse clé.

Carouble

Fausse clé.

Carouble

Fausse clef.

Carouble

fausse clé (Vidocq). V. Esquintement.

Carouble

s. f. Fausse clé, — dans l’argot des voleurs.

Carouble

Fausse clé, — dans l’ancien argot.

Carouble

Soir, nuit, — dans le jargon des voleurs. — Être vu à la carouble, être arrêté le soir.

Carouble

Fausse clé. Soir, nuit. Vu à la carouble, arrêté le soir.

Carouble

Clé employée par les carroubleurs (Argot des voleurs).

Carouble

Fausse clé.

Caroubler

Ouvrir une porte avec de fausses clés.

Caroubles

Fausses clés.

Caroubleur

Voleur avec fausses clefs.


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