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À l’aveuglette

A tâtons, sans y voir le moins du monde.

Accorder ses faveurs

Se dit d’une femme qui ouvre son cœur, ses bras et ses cuisses à un homme pour qu’il use et abuse de cette ouverture.

Ne sera-ce qu’une déclaration de sentiment ? Faudrait-il lui accorder les faveurs ?

La Popelinière.

Affaire avec quoi l’homme pisse (l’)

La pine, — un mot que n’osent pas avoir à la bouche les femmes qui ont le plus au cul la chose qu’il représente.

N’en as-tu pas vu quelqu’un qui pissât, et cette affaire avec quoi il pisse ?

Mililot.

Aller à la chasse avec un fusil de toile

v. n. Mendier, porter la besace. Argot du peuple.

Aller à la chasse avec un fusil de toile

Mendier comme font les loqueteux avec une besace au dos.

Aller avec un homme

Se prostituer à un homme, — dans le jargon des filles et de leurs souteneurs.

C’est-y grossier ces nouvelles couches sociales ! dit une fille en s’écartant, comment peut-il y avoir des femmes qui aillent avec ça ?

(F. d’Urville, Les Ordures de Paris.)

Allez donc vous laver !

Interj. de l’argot des voyous, pour signifier : Allez-vous-en donc ! vous me gênez ! On dit aussi Allez donc vous asseoir !

Arracher son pavé

Faire l’acte vénérien, — à cause de l’effort que cela exige sans doute.

Oui, c’est ainsi toutes les fois que j’arrache mon pavé avec une demoiselle.

Lemercier de Neuville.

Arracher un pavé

Se livrer au travail d’Onan, — dans le jargon des voyous.

Arracher un pavé

V. Rouscailler.

Arracher un pavé

J’avais un vieil ami de 70 ans qui me disait : Mon cher Rossignol, quand je pouvais, je n’avais pas le temps ; maintenant que j’ai le temps, je ne peux plus.

Arracher un pavé

Monter sur l’autel de Vénus, acte qui pour certaines gens est aussi dur que d’arracher un pavé de la rue.

Deux minutes après, elle roulait dans ma voiture. Ah ! qu’il est doux parfois d’arracher un pavé…

(Pompon, Gil Blas.)

Depuis le commencement de la langue on a usé de nombreuses périphrases dont voici les plus décentes : Accorder sa flûte, administrer une douche, aforer le tonnel, aller à la charge, aller aux armes, apaiser sa braise, avoir contentement ; faire bataille, bonne chère, dia hur haut, du bon compagnon, fête, la belle joie, la bonne chose, la chose pourquoi, la chosette, la culbute, la grenouille, la pauvreté, l’amoureux tripot, le déduit, le devoir, le heurte-bélin, le petit verminage, le saut de Michelet, ses besognettes, ses choux gras, une aubade de nuit, une grosse dépense, une libation à l’amour, une politesse, une sottise, un tronçon de bon ouvrage, un tronçon de chère-lie, virade ; fournir la carrière, franchir le saut, frétin frétailler, goûter les ébats ; jouer au reversis, aux cailles, aux quilles, des basses marches ; laisser aller le chat au fromage ; mettre à mal, en œuvre ; se mettre à la juchée, négocier, officier ; passer le pas, les détroits ; payer la bienvenue, son écot ; planter le cresson, le mai ; prendre pâture, passe-temps, provende, soulaz, une poignée ; régaler, rompre une lance, roussiner, sabouler, savonner, soutenir un entretien, tenir en chartre, thermométriser, travailler à la vigne, vendanger, etc… etc.

Ave

Il ne sait ni pater ni ave. Pour il est d’une grossière ignorance.

Ave

Imbécile.

Avec (l’)

La nature de la femme, avec laquelle (cum, con) l’homme jouit quand il a répudié la veuve Poignet.

Allons, cher ange, montre-moi ton avec, je te montrerai le mien et nous les marierons ensemble.

A. François.

Aveindre

v. a. Aller prendre un objet placé sur un meuble quelconque, mais un peu élevé, — dans l’argot du peuple qui a parfois l’honneur de parler comme Montaigne.
Je sais bien que Montaigne se souciait peu d’écrire correctement ; en tout cas, il avait raison, et le peuple aussi, d’employer ce verbe — que ne peut pas du tout remplacer atteindre, — car il vient bel et bien d’advenire.

Aveindre

Attraper, atteindre ; du latin advenire. Argot populaire.

Avène

s. f. Avoine, — dans l’argot des faubouriens, qui s’obstinent à parler plus correctement le français que les gens du bel air : Avène ne vient-il pas d’avena.

Avène

Avoine ; du latin avena.

Aventures (avoir eu des)

Avoir eu des amants si l’on est femme, ou des maîtresses si l’on est homme.

Cette femme avait eu déjà bien des aventures.

Champfleury.

Il vint, et les tendres ébats
Agitant draps et couvertures,
Le psautier descendant plus bas,
Se trouve au fort de l’aventure.

Piron.

Aventurière

Gil-Blas femelle, fille ou femme qui a eu une foultritude d’aventures amoureuses — ou plutôt galantes.

Avergot

Œuf.

Avergot

Un œuf.

Avergot

s. m. Œuf, — dans l’argot des voleurs.

Avergot

Œuf.

Avergot

Œuf ; argot des voleurs.

Avergots

Œufs.

Avergots

Œufs. Il morfile les avergots, il gobe les œufs.

Avergots

Œufs.

Avergots

Œufs.

Avertineux

adj. m. Homme difficile à vivre, d’un caractère ombrageux à l’excès, — dans l’argot du peuple, qui ne se doute pas qu’avertineux vient d’avertin, et qu’avertin vient d’avertere (a indiquant éloignement et vertere, tourner), « mal qui détourne l’esprit ».

Avertineux

Soupçonneux, irritable ; argot du peuple.

Avespérir

Faire nuit ; du latin vesper.

Avesprir

v. n. Faire nuit, — dans le même argot [du peuple], où l’on retrouve une multitude de vieilles formules pittoresques et étymologiques. Avesprir ! Vous voyez aussitôt se lever à l’horizon l’Étoile de Vénus, — Vesper est venu !

Aveugle

Changer son cheval borgne contre un aveugle. Échanger une chose défectueuse contre une autre plus défectueuse encore ; faire un sot marché.
Il crie comme un aveugle qui a perdu son bâton. Se dit d’un criard, d’un homme violent et emporté qui jette feu et flamme pour la moindre chose. Il seroit, sans doute, mieux de dire : Il est embarrassé comme un aveugle qui, etc., mais l’usage a sanctifié la première locution.
Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. Signifie que parmi les gens ignares et incapables, ceux qui le sont moins, passent pour des génies ; ou que ceux qui ont quelques défauts physiques, ne laissent pas de briller dans les lieux où se trouvent des personnes qui en ont de plus remarquables.
Pour faire un bon ménage, il faut que l’homme soit sourd et la femme aveugle. C’est-à-dire qu’il faut que la femme ferme les yeux sur les défauts de son mari : et le mari les oreilles aux criailleries de sa femme.
Un aveugle y mordroit. Pour dire qu’une chose est facile à apercevoir.

Avoir des mots avec quelqu’un

v. a. Se fâcher avec lui. Avoir des mots avec la Justice. Être traduit en police correctionnelle.

Avoir eu quelque chose avec une femme

Avoir couché avec elle, une ou plusieurs fois ; avoir été son amant.

Tu me feras peut-être accroire que tu n’as rien eu avec Henriette ?

Gavarny.

Avoir quelque chose avec une femme ou avec un homme

Être son amant ou sa maîtresse ; ou s’être donné rendez-vous pour coucher ensemble.

Avoir un pet de travers

Se dit d’un personnage grincheux que l’on ne sait jamais par quel bout prendre et qui gémit sans cesse, du matin au soir et du soir au matin (Argot du peuple). N.

Baver

v. n. Parler, — dans l’argot des faubouriens.

Baver

Bavarder, bredouiller, s’embrouiller dans ses discours. Le mot date de 1754.

Baver

Railler, médire, — dans le jargon des filles.

Baver des clignots

Pleurer.

Baver des clignots

Pleurer. Le peuple plus expressif dit : chier des chasses (Argot du peuple). V. ce mot.

Bavette

Causerie, bavarderie, commérage.
Tailler des bavettes. Jaser, babiller, caqueter à qui mieux mieux, comme le font les femmes entre elles ; et notamment ces sortes de commères qui passent des jours entiers à médire du tiers et du quart et auxquelles on donne à juste titre le nom de Tailleuse de bavettes.

Baveux

Du savon.

Baveux

Qui ne sait ce qu’il dit ; qui bafouille.

Baveux

Les camelots qui vendent du savon à détacher sont des baveux.

Baveux

Savon.

Betterave

Rouge comme une betterave. Très-haut en couleur : celui dont le teint est d’un rouge pourpre.
Un nez de betterave. Un nez rubicond et enluminé ; un nez d’ivrogne.

Betterave

s. f. Nez d’ivrogne, — dans l’argot des faubouriens, par allusion à la ressemblance de forme et de couleur qu’il a avec la beta vulgaris.

Betterave

Nez gros et rouge, nez d’ivrogne.

Blave

Mouchoir.

Blave

Cravate.

Blave

La cravate (Argot des voleurs). N.

Blave

Mouchoir.

Blave à ressort

Revolver.

Boucherait le trou du cul avec un grain de sable (on lui)

Se dit en parlant de quelqu’un que la peur paralyse, parce que, alors, selon l’expression vulgaire, il serre les fesses.

Bouillon aveugle

s. m. Bouillon gras qui n’est pas assez gras, dont on ne voit pas les yeux. Même argot [du peuple].

Brave

Un brave. Sobriquet que l’on donne à un mauvais cordonnier, à un savetier.
Brave comme César. C’est-à-dire, vaillant, courageux.
Brave comme l’épée qu’il porte. Cette locution adressée à quelqu’un qui ne porte pas l’épée se prend en mauvaise part, et signifie que celui dont on parle est lâche et poltron.
Brave comme un lapin. Peureux, poltron à l’excès.
Mon brave. Terme dont se servent les gens de qualité en parlant à quelqu’un de basse extraction.

Brave

s. m. Vieux soldat, — dans l’argot du peuple.

Brave

adj. Beau, bien vêtu, — comme paré pour le combat. Brave comme un jour de Pâques. Richement habillé.

Brave et riche en peinture

« Se dit d’un fanfaron qui parle de son courage qui est suspect et de sa fortune qui est problématique. » — d’Hautel, 1808.

Brouillé avec la monnaie

s. et adj. Pauvre, ruiné, — dans l’argot du peuple. On disait autrefois Brouillé avec les espèces.

Brouillé avec le directeur de la monnaie

N’avoir pas le sou (Argot du peuple), V. Les toiles se touchent.

C’est plus fort que de jouer au bouchon avec des pains à cacheter dans six pieds de neige

Expression employée pour marquer le comble de l’étonnement. On dit aussi c’est fort de café (Argot du peuple). N.

C’est tout pavé

Ironiquement pour dire : C’est très loin d’ici, mais la route est si bonne !

Canne d’aveugle

Bougie. Allusion à la forme droite comme la canne sur laquelle s’appuie l’aveugle (Argot des voleurs).

Cave

Eau bénite de cave. Pour dire le jus de la treille ; le vin.

Cave

Église, — dans l’ancien argot.

Cave

Homme. Allusion à l’estomac de l’homme qui emmagasine une foule de choses (Argot des voleurs).

Cave

Imbécile ; celui qui joue à un jeu de hasard où il ne gagnera pas est pour le teneur un cave.

Cavé

Dupe (Vidocq). — Mot à mot : tombé dans un trou, une cave. — Même image que dans enfoncé, casqué.

Cavé

s. m. Dupe, — dans le même argot [des faubouriens].

Cavé

Dupé, mystifié, — dans le jargon des voleurs.


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