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Avoir deux œufs sur le plat

On emploie cette expression pour une femme qui a des seins à l’état de soupçon. Ce à quoi elle répond : J’en ai assez pour un honnête homme (Argot du peuple). N.

Bille de bœuf

Saucisson, — dans le jargon des voleurs.

Bœuf

Monstrueux. — Mot à mot : aussi énorme qu’un bœuf.

Regarde donc la débutante. Quel trac bœuf ! Elle va se trouver mal.

Ces Petites Dames.

Bœuf

s. m. Second ouvrier, celui à qui l’on fait faire la besogne la plus pénible. Argot des cordonniers.

Bœuf

adj. Énorme, extraordinaire, — dans l’argot des faubouriens. Avoir un aplomb bœuf. Avoir beaucoup d’aplomb.

Bœuf

s. m. Colère, mécontentement ; synonyme de chèvre. V. ce mot. Ajoutons cependant que le bœuf est un degré de mécontentement plus accentué que la chèvre. Le bœuf est une chèvre à sa plus haute puissance. Gober, avoir son bœuf, être très contrarié, se mettre en colère.

Bœuf

s. m. Composition de quatre ou cinq lignes qu’un compagnon fait gratuitement pour son camarade momentanément absent. S’emploie presque exclusivement dans les journaux. On disait autrefois tocage.

Bœuf

Énorme, colossal. — Un succès bœuf, un aplomb bœuf ; n’est guère employé qu’avec ces deux mots.

Bœuf

Roi d’un jeu de cartes.

Bœuf

Second ouvrier cordonnier. — Ouvrier tailleur qui fait les grosses pièces. — Petit bœuf, ouvrier qui commence une pièce, qui l’ébauche.

Bœuf

Mauvaise humeur, emportement, colère. Dans le jargon des typographes, ce mot est synonyme de chèvre. — Prendre un bœuf, gober son bœuf, avoir son bœuf, se mettre en colère, être en colère.

Bœuf

Joli, agréable. C’est rien bœuf ! dit le peuple.

Bœuf

Mauvaise humeur. Prendre un bœuf, se mettre en colère.

Bœuf (avoir un mâle)

Être fort en colère. Superlatif de bouffer son bœuf (Argot d’imprimerie).

Bœuf (être le)

Payer pour les autres, avoir tous les désagréments d’une affaire, supporter, seul, les conséquences d’une entreprise qui a mal tourné.

Bœuf (faire un)

Remplacer momentanément à la besogne un compagnon qui est allé relever un factionnaire, par exemple, — dans le jargon des typographes.

Bœuffer

Ramer, — dans le jargon des canotiers de la Seine. C’est-à-dire se fatiguer autant qu’un bœuf.

Bœufier

s. m. Facile à mettre en colère, qui gobe facilement son bœuf.

Casser son œuf

Faire une fausse couche.

Casser un œuf

Employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.

Je ne vous ferai point de mal, je veux casser un œuf, qui est près de durcir dans votre ventre.

(Moyen de parvenir)

Côte-de-bœuf

s. f. Sabre d’infanterie, — dans l’argot du peuple.

Être le bœuf

v. a. Être victime de quelque mauvaise farce, de quelque mauvais coup, — dans l’argot du peuple, qui a voulu faire allusion au dieu Apis que l’on abat tous les jours dans les échaudoirs sans qu’il proteste, même par un coup de corne.

Frire des œufs

Préparer un méchant tour. (L. Larchey)

Frire des œufs à quelqu’un

Lui préparer une mauvaise affaire ; s’apprêter à lui jouer un méchant tour. J’ai souvent entendu : Prends garde, Jean, on te frit des œufs.

Gober sa chèvre, son bœuf

Être en colère.

Gober son bœuf

v. a. Être furieux, d’une chose ou contre quelqu’un, — dans l’argot des ouvriers.

Gober son bœuf

Être furieux d’une chose ou contre quelqu’un. (A. Delvau)

Gras-bœuf

La soupe et le bœuf, l’ordinaire de l’École Polytechnique, — dans le jargon des élèves de cette école.

Jaune d’œuf (avec un)

Phrase suffixe que le peuple emploie ironiquement avec le verbe Aimer ou Adorer. Ainsi Je t’adore avec un jaune d’œuf signifie : « Je ne l’aime pas du tout », et fait une sorte de calembour, par allusion à l’emploi connu du jaune d’œuf.

Manger du bœuf

v. a. Être pauvre, — dans l’argot des ouvriers, qui savent combien l’ordinaire finit par être fade et misérable.

Mettre tous ses œufs dans le même panier

Confier toute sa fortune à un seul banquier ; aventurer tout ce qu’on a dans une entreprise. Argot des bourgeois.

Mouchoir à bœufs

Champ.

Aujourd’hui la belle est une maison à quatre étages, une ferme en Beauce, un mouchoir à bœufs, un moulin !

(Madame de Girardin, Correspondance parisienne.)

Œil de bœuf

s. m. Pièce de cinq francs.

Œil de bœuf

Pièce de cinq francs, — dans l’ancien argot.

Œuf

Tête, — dans le jargon des voyous. Et principalement tête chauve.

Œuf (casser son)

Faire une fausse couche. (L. Larchey)

Œuf (plein comme un)

Soul. — Casser son œuf : Faire une fausse couche.

Œuf sur le plat (un)

Vingt-cinq francs en un louis d’or et une pièce de cinq francs en argent. La pièce d’argent représente le blanc de l’œuf, la pièce d’or, le jaune.

Œufs sur le plat

Seins petits et mous, — dans le jargon des bourgeoises. Un beau corsage, la femme de l’adjoint. — Taisez-vous ! deux œufs sur le plat !

Œufs sur le plat

La femme qui a des petits seins a des œufs sur le plat, quelquefois même des œufs sur le plat dont on a retiré le jaune.

Paroissien de saint Pierre aux bœufs

s. m. Imbécile, — dans l’argot du peuple, qui sait que ce saint est le patron des grosses bêtes.

Pièce de bœuf

« Grand article de pathos sur les choses du moment qui ouvre les colonnes de Paris. On l’appelle aussi la pièce de résistance. Un excellent journal qui ne servirait pas tous les jours à ses abonnés la pièce de bœuf ne serait pas sûr de réussir. » — 1826, Biog. des Journalistes. — On dit aujourd’hui tartine.

Pièce de bœuf

s. f. Drame, comédie ou vaudeville où l’on a le plus de succès. Argot des coulisses. On dit aussi Rôle de bœuf.

Pièce de bœuf

s. f. « Grand article de pathos sur les choses du moment qui ouvre les colonnes de Paris. » Argot des journalistes. On dit aussi Pièce de résistance.

Plein comme un œuf

Repu. — Avoir son plein, être repu.

Plein, plein comme un œuf, comme un sac

Saoul.

Un homme plein comme un œuf, pour avoir trop mangé.

Le Duchat, 1738.

Pondre sur ses œufs

v. n. S’enrichir encore, quand on est déjà suffisamment riche.

Pondre un œuf

v. a. Déposer discrètement, le long d’un mur ou d’une haie, le stercus humain, — dans l’argot du peuple, ami de toutes les plaisanteries qui roulent sur les environs du périnée. On connaît cette anecdote : Une bonne femme était accroupie, gravement occupée à remplir le plus impérieux de tous les devoirs, car omnes cacant, etiam reges ; passe le curé, elle le reconnaît, et, confuse, veut se relever pour lui faire sa révérence ; mais le saint homme, l’en empêchant de la voix et de la main, lui dit en souriant : « Restez, ma mie, j’aime mieux voir la poule que l’œuf. »

Sang de bœuf

Saladier de vin chaud. Argot du peuple.

Assise à une table graisseuse, vis-à-vis d’un homme en accroche-cœurs, elle aspire les parfums grossiers d’un saladier de vin chaud, d’un sang de bœuf, comme cela s’appelle là-bas.

(Événement, septembre 1885.)

Sang de bœuf

Saladier de vin chaud.

Se mettre dans le bœuf

Tomber dans une situation misérable. Allusion au bouilli qui représente le rôti des indigents. on lit dans une mazarinade de 1649

Auprès de la Bastille, Monsieur d’Elbeuf, Dans sa pauvre famille, Mange du bœuf, Tandis que Guénégaud Est à gogo.

Soupe et le bœuf

La femme dit cela du mari et, naturellement, le mari de sa femme. Synonyme de pot-au-feu. Cette expression a donné naissance à un dicton qui est très ancien :
— Toujours du bouilli, jamais de rôti (Argot du peuple). N.

Soupe et le bœuf (la) ou le bouilli

L’ordinaire conjugal : — les mêmes bonjours, les mêmes bonsoirs, les mêmes coups tirés par le même homme, — avec la même femme.

qu’enfin, voyez-voue, du nectar et de l’ambroisie, c’est toujours la même chose que de l’ambroisie et du nectar. Junon, Flore, etc…, tout ça est bel et bon ; mais c’est toujours la soupe et le bouilli ; tandis qu’il y a là-bas, chez la papa Desnoyers, des brunettes, et de la piquette qui nous ravigoteront.

Émile Debraux.

Soupe-et-le-bœuf (la)

Bonheur conjugal, — c’est-à-dire ordinaire. C’est une expression de la même famille que Pot-au-feu.

Tomber dans le bœuf

v. n. Devenir pauvre, misérable, — dans l’argot des ouvriers.

Tomber dans le bœuf

Être réduit à la misère.

Tondeur d’œuf

Avare.

Tondeur d’œufs

s. m. Homme méticuleux, tracassier, insupportable par ses minuties, par sa recherche continuelle de la petite bête. Argot du peuple.

Tondeur d’œufs

Avare, tracassier.


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